ForsideBøgerNapoleon 1er Et Son Temps

Napoleon 1er Et Son Temps

Forfatter: Roger Peyre

År: 1888

Sider: 885

UDK: 910

Editor Firmin-Didot et Cie

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Side af 994 Forrige Næste
192 NAPOLEON Ier. n’était point å une assez grande distance de l’ennemi pourque son infanterie ne fut pas jointe au bout de quelques instants par la cavalerie turque; il resolut done de tenir ferme, fit faire halte et ordonna ä ses soldats de ne tirer qu’å. vingt pas. Cependant l’ennemi avanQait. Les soldats frangais, immobiles, la baionnette en avant, l’æil atten-tif, voyaient s’effacer la distance qui les séparait des troupes barbares. L’une s’avan-§ait sans ordre et avec de grands cris, l’autre serrée, gardant ses rangs, et comme si une main européenne avait fa§onné son indiscipline nomade. Toutes deux venaient avec la rapidité du vent, l’une sur la cavalerie, l’autre sur l’infanterie; å vingt pas de distance la fusillade éclata, rapide, serrée et pétillante comme un tonnene qui gronde; trois cents cadavres jonchérent la terre ; chevaux et cavaliers firent volte-face et allérent se reformer hors de la portce du fusil; car, si empörte qu’eüt été l’clan des deux troupes, il avait été arrété court par cette terrible décharge. Junot jeta un coup d æil sur sa troupe; pas un homme n’avait bougé, chacun était å son rang, ou rechargeait les armes; la cavalerie seule était un peu ébranlée. Ne pouvant opposer å, l’ennemi une fusillade aussi bien soutenue que celle de l’infanterie, le choc avait été pour elle plus immédiat et plus terrible. Junot courut ä elle. Le peloton, un moment disjoint, se reforme. Il était temps, l’ennemi revenait a la charge. » Cette seconde charge est accueillie comme la premiere. Une troisiéme a le memo sort. Les Tures sc retirent d’un champ de bataille ou ils laissent plus de morts qu ils n’avaient d’ennemis å combattre. Les Franjais n’ontque 2 tués et 48 blessés... Ce combat avait été marqué par des épisodes qui rappellent les prouesses des pala-dins du moyen age. Junot s’était écarté du gros de sa troupe pour gagiier une hauteur d’oü il peut meine voir l’ensemble du combat : un aga, Agou bey, le reconnaitå son costume et fond sur lui accompagné de son mamelouk. « Junot laisse pendre son sabre å la dragonne, tire un. excellent pistolet de ses fontes, leve lentement la main, vise l’aga, qui, courbé sur sa seile, précéde son mamelouk de cinq ou six pas, et, entre les deux oreilles de son cheval, lui loge une balle au milieu du front. L’aga étend les bras, se renverse en arriére, vide les argons et tombe. Quant au mamelouk qui le snit, un coup de sabre lui fend la téte. La petite armée bat des mains, elle est digne de son general et son général est digne (Telle. » (Pascal, Histoire de Varmée.) Lorsque Bonaparte reQut, le soir méme, la nouvelle de ce succes, il fut rempli d’admi-ration et décicla qu’un concours serait ouvert pour un tableau qui rappellerait ce combat extraordinaire. Il eut lieu en l’an IX. Gros, Hennequin, Meynier, Gérard y envoyérent des esquissespeintes.Grosobtintle prix, et son esquisse est une desæuvres les plus précieuses du musée de Nantes. Cependant le tableau ne fut j amais execute. Napoleon craignait alors de diviser la gloire qu’il voulait garder pour lui seul. La moitié de la toile qui devait contenir le combat de Nazareth, et oii le dessin était déj.i commencé, servit pour le celebre tableau des Pestiférés de Jaffa, oü ce n’était plus Junot mais Bonaparte qui était glorifié. Toutefois ces prodiges de valeur n’auraient pu sauver les I1 rangais. Junot rallia Kléber;mais tons les deux, aprés avoir arrété encore l’a-