ForsideBøgerExposition Universelle In…e L'exposition, Vol. II

Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910,
Organe Officiel De L'exposition, Vol. II

Forfatter: E. Rossel

År: 1910

Sider: 500

UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel

Søgning i bogen

Den bedste måde at søge i bogen er ved at downloade PDF'en og søge i den.

Derved får du fremhævet ordene visuelt direkte på billedet af siden.

Download PDF

Digitaliseret bog

Bogens tekst er maskinlæst, så der kan være en del fejl og mangler.

Side af 526 Forrige Næste
L’EXPOSITION DE BRUXELLES 259 croyait que le feu s’était déclaré dans le quartier même. Et c’est compréhensible, car le premier foyer de l’inçendie se trouvait presque en face de l’entrée principale de Bruxelles-Kermesse. Au fur et à mesure que les curieux qui sor- taient de ce côté étaient rassurés, ils se mas- saient devant le bâtiment en feu. La gendar- merie, la garde militaire et la police eurent beaucoup de peine à refouler cette masse com- pacte. Mais bientôt arrivèrent des différentes casernes de la capitale de fortes escouades de soldats et grâce à ce renfort, les jardins de l’Exposition purent être évacués. Il y eut bien encore des bousculades, mais tout se passa dans un calme relatif. La mesure était nécessaire. En effet, déjà des pillards profitant de la panique à Bruxelles- Kermesse et du désarroi qui régnait du côté de l’avenue des Nations, se constituaient « sau- veteurs ». * * * A io heures, le grand hall de la section belge, les bureaux attenants du comité exécutif et la section anglaise présentaient l’aspect d’une formidable fournaise. A tout instant, on enten- dait des détonations comme des coups de canon. C’étaient des compteurs à gaz et des bonbonnes d’acide carbonique qui faisaient explosion. Mais le vent a tourné ; il souffle maintenant dans la direction de Bruxelles-Kermesse. La coquette petite ville est condamnée. Les flammes attaquent les clôtures du côté de la place du Marché et en même temps les étincelles qui tourbillonnent par-dessus les ins- tallations de Luna Parle y créent de nouveaux foyers d’incendie. En dépit des efforts des pompiers, la flamme avance, terrible et rapide. Le corps de garde s’embrase et un torrent de flammes balaie au bout de quelques minutes toute la place du Marché, où deux heures auparavant on dansait gaiement aux sons de l’orchestre rustique. Les jolies maisonnettes disparaissaient dans un oura- gan de feu. Il n’y a plus que les carcasses et ces squelettes s’abattent bientôt à leur tour. Mais dans le fond, du côté des attractions de Luna Park, on entend des rugissements épou- vantables. Dans la foule qui de l’avenue du Solbosch contemple le désastre, c’est une nou- LA SECTION ANGLAISE. — APRÈS L’INCENDIE. velle crainte. La ménagerie Bostock brûle ! Les fauves vont s’échapper. Le personnel de la ménagerie a déjà sauvé tous les animaux inoffensifs. Bœufs, zèbres, rennes, éléphants, etc., sont en lieu sûr dans des écuries des environs. Il ne reste plus que LA SECTION ANGLAISE AVANT L’incendie. les fauves. Les pauvres bêtes affolées par les lueurs de l'incendie bondissent dans leurs cages. Elles sont vouées à la mort, car des gen- darmes, massés devant la ménagerie, ont le mousqueton prêt. On ne tirera qu’à la dernière minute et si c’est d’absolue nécessité. Les flammes dévorent la clôture de bois. On entend des rugissements, des hurlements, puis c’est le silence. Les boiseries s’écroulent. Les cages apparais- sent au milieu d’un tourbillon de flammes. Tous les fauves ont péri asphyxiés. Bientôt, de la vaste arène Bostock, il ne reste plus que les ferrailles rougies et tordues des cages et les corps carbonisés et recroquevillés des fauves. Trois crocodiles enfermés dans une caisse sont étendus sur le sol, à peu près intacts. Le feu qui détruit leur prison et les a fait mourir est resté presque sans action sur leur carapace écaillée. Le scenic-railway et toutes les autres attrac- tions de Luna Park flambent également. Le feu n’épargne de Bruxelles-Kermesse qu’une rangée de maisons de la rue de la Senne et le quartier situé en contrebas du Chien-Vert. Une nouvelle saute de vent s’est produite. C’est à cette circonstance que cette partie, ainsi que le restaurant du Chien-Vert doivent d’échapper à la destruction. * * * Mais l’incendie poursuit ses ravages. Le grand restaurant Duval, situé près du palais de l’alimentation française, devient la proie des flammes et celles-ci se communiquent, vers onze heures un quart, au palais de l’alimentation fran- çaise. Au bout d’une vingtaine de minutes, de tout le bâtiment plus rien ne reste debout. Pendant que le feu ravage le pavillon de la ville de Paris, contigu au pavillon de l’ali- mentation, le pont, qui sépare la section fran- çaise du restaurant Duval, s’écroule, miné par les flammes. Des pompiers arrosent sans relâ- che les ruines du pont. L’incendie est arrêté de ce côté, mais un autre sinistre, tout aussi grave, est signalé. Quinze maisons de l’avenue du Solbosch, pour ainsi dire enclavées dans les terrains de l’Exposition, prennent feu. Et les pompiers doivent combattre ce nouveau désastre. A l’avenue des Nations, où est massée une véritable armée de pompiers, l’incendie est coupé également. Quelques petits pavillons seulement sont réduits en cendres. A 2h. 1/2, tout danger d’extension du sinistre a disparu. La part du feu est faite. Le Roi et la Reine. Les télégrammes envoyés au Roi des Belges à l’occasion de l’incendie de l’Exposition ne