ForsideBøgerExposition Universelle In…e L'exposition, Vol. II

Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910,
Organe Officiel De L'exposition, Vol. II

Forfatter: E. Rossel

År: 1910

Sider: 500

UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel

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258 L’EXPOSITION DE BRUXELLES LA FAÇADE AVANT L’INCENDIE. plaine des attractions américaines, etc., etc. Il importe qu’on le sache et qu’on le répète : l’Exposition de Bruxelles n’est pai morte, elle n’a subi qu’une amputation, et son existence n’est nullement en danger. Avant quinze jours, la plus grande partie du mal sera réparé. A Bruxelles-Kermesse, il y aura un campement forain du plus pittoresque effet ; on peut compter pour cela sur l’ingé- niosité de nos artistes. Une partie de l’exposition anglaise sera reconstituée dans la salle des fêtes, et pour ce qui concerne la reconstitution de la section belge, architectes et ingénieurs sont déjà à l’œuvre. Et maintenant que voilà les choses mises au point, donnons quelques détails sur les péripéties de la catastrophe. L’incendie Jamais il n’y avait eu autant de monde à. l’Exposition que pendant la journée de diman- che. La plus forte recette avait été jusqu’à présent de 60,000 francs. Or, on avait encaissé dimanche, à 6 heures du soir, 91,375 francs ! Ajoutez à cela les abonnés et vous aurez une idée de la foule qui se pressait dimanche soir dans les jardins. Tous les cafés regorgeaient de monde. On avait peine à avancer dans les allées. Dans les rues de Bruxelles-Kermesse, à Luna Parle, partout, on s’écrasait littéralement. Et dans cette foule joyeuse qu’animaient les fanfares et les flonflons des orchestres, un cri soudain vient jeter l’alarme : Au feu ! Il était alors 8 h. 3/4. Au dessus de l’aile gauche du palais de la section belge, du côté de Bruxelles-Kermesse, une langue de feu vient d’apparaître. La flamme lèche la corniche qui s’embrase. En quelques instants, l'ircéndie s’est propagé avec une telle rapidité que tout le monde en reste stupéfait. La foule, en présence de ce spectacle terrifiant, est comme atterrée. Bientôt, toute l’aile gauche ne forme plus qu’un brasier. Un cordon de feu court en serpentant le long de la corniche de la façade monu- mentale. En moins d’un quart d’heure, c’est l’embrasement général de tout le vaste hall. Des flammèches emportées par le vent vont propager le sinistre. Pendant que d’un côté les flammes gagnent la section anglaise, une pluie de brandons s’abat sur Bruxelles-Kermesse. Sous l’action de la chaleur, les poutrelles de LA FAÇADE APRÈS L’INCENDIE. LA SECTION BELGE. — APRÈS L’iNCENDlE. fer qui forment l’ossature de la colonnade se tordent. Toute la façade s’écroule avec fracas, découvrant le brasier sur toute son étendue. En présence de ce spectacle, devant cette mer de feu, on comprenait quels efforts formidables allaient devoir être déployés par les pompiers qu’on voyait arriver de toutes parts avec des dévidoirs, des pompes à vapeur, des auto-pom- pes, des échelles Porta. Un immense nuage de fumée planait au-dessus du Solbosch. Sur le ciel se détachait une large bande lumineuse, d’un rouge pourpre d’aurore boréale. Le sinistre allait-il encore prendre des pro- portions plus vastes ? L’Exposition tout entiere allait-elle disparaître ? C’était la question que se posaient les milliers de curieux qui assistaient de loin, derrière les cordons de police qu’on avait aussitôt improvisés, à ce pénible spectacle. * * * Lorsque l'incendie éclata, il y eut dans les rues de Bruxelles-Kermesse' un moment de pa- nique folle. On se ruait en masse vers les sorties. Des femmes furent bousculées. Tout le monde