ForsideBøgerExposition Universelle In…e L'exposition, Vol. II

Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910,
Organe Officiel De L'exposition, Vol. II

Forfatter: E. Rossel

År: 1910

Sider: 500

UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel

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264 L’EXPOSITION DE BRUXELLES Une visite aux Ateliers de Constructions Electriques de Charleroi Leur participation à l’Exposition universelle de Bruxelles Je viens de visiter l’usine des Ateliers de Constructions Electriques de Charleroi et j’essaie de caractériser le genre de sa fabrication. C’est de l’industrie de précision en grand. Et quelle Machine d’extraction électrique, système ILGNER, des Charbonnages de Bascoup. Puissance : 2100 HP. multiplicité, que d’incessantes modifications dans les opérations, combien minutieuses, qu’accom- plissent les ouvriers et les machines-outils ! Les Ateliers de Constructions Electriques de Charleroi donnent un démenti éclatant à la lé- gende propagée à l’étranger par nos concurrents et qui représente notre industrie comme n’étant capable que de produire les mastodontes de la mécanique : locomotives, machines de charbon- nages, moteurs d’usines, etc. Non, dut-il en déplaire infiniment à ces détracteurs, les Ateliers de Constructions Electriques de Charleroi riva- lisent avec n’importe quelle firme étrangère dans cette fabrication scientifique et délicate, née de l’application de l’électricité aux industries les plus variées. Qu’on sache que la fée Electricité n’accomplit tous ses prodiges que grâce à l'ingéniosité et à l’habileté des hommes. Aussi le spectacle offert par les Ateliers de Constructions Electriques de Charleroi, où l’on voit l’intelligence et la ma- tière provoquer les phénomènes industriels que la magie de l’électricité a permis, aussi, dis-je, ce spectacle, où la réalité semble s’allier au surnaturel, est-il profondément attachant et émo- tionnant I Le personnel, qui exécute sous les ordres techniques d’une pléiade d’ingénieurs les mille travaux que comporte une construction élec- trique, est (composé d’élérpents d’élite. La plupart de ces quinze cents ouvriers sont diplômés de l’Ecole industrielle supérieure de Charleroi — cette institution qui est une véritable université, pratique. Sans doute, n’apprendrons-nous pas non plus, sans une pointe de fierté que presque toutes les innombrables machines-outils — ces merveilles de la mécanique moderne — au la- beur dans l’immense ruche d’activité des ateliers de Charleroi sont de fabrication belge. La vaillante firme qui s’est donné pour mission de défendre contre tous les protectionnismes étran- gers notre industrie électrique, fait œuvre du nationalisme le plus louable en donnant, à mé- rites égaux, la préférence aux machines-outils belges, dédaignées sans raison par tant de nos industriels, recourant aux marques américaines, Groupe électro-moteur.- Pompe centrifuge A. C. E. C. Rateau, d’une puissance de 475 HP. capable de refouler par heure, 200 mètres cubes d’eau, à une hauteur de 385 mètres. anglaises et allemandes. Voilà qui est récon- fortant, n’est-il pas vrai ? Aussi regrettera -t-on que l’exemple des Ateliers de Constructions Electriques de Charleroi ne soit pas davantage suivi. « Bien faire et ne pas laisser dire » semble être la devise de cette société à laquelle M. le baron Edouard Empain, président du conseil d’admi- nistration, a donné l’impulsion et aussi une ligne de conduite conforme aux intérêts généraux du pays. Et il convient d’autant plus de louer cet éminent homme d’affaires d’avoir su exécuter ce programme que la société Electricité et Hydrau- lique, à laquelle succéda l’organisme social actuel, avait connu, on s’en souvient, toutes les vicissitudes qu’éprouvent trop souvent à leurs débuts les industries nouvelles. Je crois ne pas exagérer, au surplus, en disant que le jour où M. le baron Empain a décidé d’adopter, en quelque sorte, l’entreprise de Charleroi, il a assuré désormais l’existence de l’industrie élec- trique belge. * * * Parcourons maintenant, si vous le voulez bien, amis lecteurs, l’énorme domaine où s’appliquent au travail, dans une bruissante forêt de méca- niques, des légions d’ouvriers. Dans ce hall, de nombreuses machines décou- pent à l’emporte-pièce les dentelures des min- ces tôles de fer , doux qui, assemblées, forment les noyaux intérieurs des dynamos. Une encolleuse de papeterie a au préalable assuré l’isolement de ces tôles, en couvrant d’une feuille de papier un de leurs côtés. Mais, bientôt, les opérations deviennent si compliquées qu’on ne pourrait songer à les décrire dans une relation du genre de celle-ci.