Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910,
Organe Officiel De L'exposition, Vol. II
Forfatter: E. Rossel
År: 1910
Sider: 500
UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel
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L’EXPOSITION DE BRUXELLES
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M. Chapsal a décidé qu’à la, fermeture des
halls, à 6 heures, les tuyaux seraient étendus
sur le sol, de façon à être prêts à la moindre
alerte.
La canalisation électrique a été enfin l’objet
de l’attention de M. Chapsal, qui a recommandé
à tout le personnel de la section française de
redoubler de vigilance.
Les galeries de la France ont été rouvertes au
public, dimanche, à 10 heures.
La tombola.
Le gros lot de 200,000 francs de la tombola
de l’Exposition de Bruxelles, sorti au dernier
tirage, n’est toujours pas réclamé. Pour mieux
dire, il est trop réclamé, car il y a cinq ou
six personnes qui se le disputent... platonique-
ment. Ce sont, d’abord, deux ouvrières dentel-
lières qui prétendent que leur numéro — le
bon — a été brûlé ; puis, il y a la famille d’un
monsieur récemment décédé et dont le billet
— encore le bon — a été inhumé avec lui ;
enfin le comité a reçu un télégramme d’un
monsieur qui est au Portugal et qui déclare
avoir perdu le seul et unique numéro gagnant.
Les autres gros lots ont été gagnés : celui de
25,000 francs par Mme Verhellen, qui tient
un café à Saint-Gilles ; celui de 1 5,000 francs
par un imprimeur d’Ixelles, qui désire que son
nom ne soit pas publié ; celui de 10,000 francs
a été réclamé par la Banque du commerce
d’Anvers pour le compte d’un tiers.
Les six lots de 5,000 francs ont été gagnés
respectivement par M. Neutjens, sculpteur à
Malines, qui représente un groupe de trente-
deux personnes ayant réuni leurs billets et leurs
chances ; M. Gerkinet, sergent au 14e régiment
de ligne, à Liége ; M1Ie Ledure, couturière à
Courtrai ; Mlle Pélagie Gérard, à Auvelais ; M.
Mansy, ouvrier houilleur à Houdeng-Aimeries.
Moralité : Achetez les billets de la tombola
- les gagnants de préférence — ne les égarez
pas et ne commettez pas la distraction de vous
faire enterrer avec.
Le cortège des drapeaux.
Le cortège des drapeaux, qui devait parcourir,
le mardi 16 août, les jardins de l’Exposition,
a dû être ajourné. Il aura lieu le dimanche
Il septembre, à 3 heures de l’après-midi.
Les sociétés qui n’avaient pu se faire inscrire
pour la première date peuvent envoyer leur
adhésion jusqu’au Ier septembre à M. le pré-
sident du comité organisateur du cortège des
drapeaux à l’Exposition de Bruxelles.
Le congrès de l’éducation familiale.
Trois mille congressistes, trente-six nationa-
lités adhérentes, trois cents rapports publiés en
neuf volumes compacts : le congrès d’éducation
familiale sera l’un des plus importants parmi
les cent et dix congrès qui se seront réunis
a Bruxelles cette année. Il s’est ouvert, lundi
matin, dans l’une des salles du palais des fêtes,
a l’Exposition. Ce fut une ouverture fleurie : la
table du bureau était transformée en parterre,
et les orchidées les plus rares, dons d’une maison
d horticulture de Gand, s’épanouissaient au cor-
sage des dames. Grande affluence dans la salle.
Au bureau, le ministre de la justice, M. De
Lantsheere, Mme Goyau-Félix Faure, Mme Ker-
gomard, déléguée officielle du gouvernement
français, MM. Béco, gouverneur du Brabant,
et Delvaux-De Feuffe, gouverneur de la pro-
vince de Liége, De Vuyst, vice-président et che-
ville ouvrière du congrès, etc.
C’est M. De Lantsheere qui a prononcé le
discours d’ouverture. Il a salué les congressistes
étrangers au nom du gouvernement belge et
remercié tous ceux qui se sont consacrés au
succès du congrès. Puis il a parlé de l’augmen-
tation de la criminalité chez les enfants mineurs,
entre 16 et 21 ans, et de la nécessité, pour y
I.ES VOITURETTES.
porter remède, de développer l’éducation dans
la famille. Ce fut aussi l’objet principal du dis-
cours de Mme Kergomard, qui parla ensuite.
Cette petite femme sèche et ardente a une âme
radicale de Jacobine : elle veut que la loi res-
treigne la vente de l’alcool et protège le travail
de la femme à domicile ; elle veut aussi que
les parents soient tous deux égaux dans le
mariage ; elle veut l’idéal, enfin ! On l’a fort
applaudie, mais j’ai bien peur que ces applau-
dissements ne demeurent déplorablement plato-
niques... Après elle, MM. Mosch, délégué au-
trichien, Monroe, délégué des Etats-Unis, et
Ulveling, délégué du grand-duché du Luxem-
bourg, affirmèrent l’intérêt que leurs gouverne-
ments respectifs prennent au succès du congrès.
Immédiatement après la séance d’ouverture,
les sections se sont réunies et ont commencé
leurs travaux.
L’illumination des jardins.
Le succès de l’illumination des jardins, di-
manche soir, a été tel que le comité a décidé
d’illuminer dorénavant tous les soirs notre belle
Exposition.
Ces illuminations se feront de 8 h. 1/2 à
10 h. 1/2 jusqu’au Ier septembre, et de 8 à 10
heures à partir de cette date.
Réception des délégués
des Chambres de commerce italiennes.
Lundi après-midi a eu lieu, dans l’élégant
pavillon de la section italienne, la réception,
organisée par la Chambre de commerce ita-
lienne de Bruxelles, des délégués des Chambres
de commerce italiennes, arrivés au nombre de
deux cents environ.
I ous les Italiens de Bruxelles — • au premier
rang desquels se trouvait le comte Bonin Lon-
gare •— avaient tenu à assister à cette réception
ainsi que le baron Janssen, président du comité
exécutif, le duc d’Ursel, commissaire-général
du gouvernement, M. Gody, commissaire-gé-
néral-adjoint, M. Canon-Legrand, M. Penso, etc.
Le duc de Camastra, commissaire-général de
l’Italie près l’Exposition, ayant dû rentrer
dans son pays pour quelques jours, c’est M.
Uttini, commissaire-général-adjoint, qui a sou-
haité la bienvenue aux délégués des Chambres
de commerce et dit toute la joie que les Italiens
de Bruxelles éprouvent à recevoir, dans la sec-
tion miraculeusement échappée à l'incendie, leurs
compatriotes. M. Uttini propose d’unir en une
même pensée les souverains des deux pays et
convie les assistants à acclamer le roi et la reine
d’Italie, le roi et la reine des Belges. Ces paroles
sont très chaleureusement applaudies.
Le comte Cicogna, président de la Chambre
de commerce italienne de Bruxelles, prend en-
suite la parole.
Après avoir remercié le commissaire-général
de l’obligeance qu’il a eue de permettre que la
réception eut lieu dans le pavillon italien même,
le comte Cicogna a exprimé sa gratitude à M.
Penso, président du comité d’organisation, et
à M. Scarpa, secrétaire de la Chambre de com-
merce italienne.
Le baron Janssen se fait l’interprète du comité
exécutif.
« L’heure, pour nous, n’est pas, dit-il, aux
discours. Elle est aux actes, tout entière, car
nous avons des ruines à relever, des efforts indi-
viduels à seconder.
» Mais si, cédant aux instances de votre co-
mité de Belgique, je soustrais quelques moments
à la tâche qui nous absorbe, c’est parce que
j’ai à cœur de souhaiter la bienvenue, dans cette
Exposition que le feu a pour un instant mutilée,
à des amis, à des frères d’Italie, qui viennent
nous apporter, avec cette générosité propre aux
coeurs méridionaux, le réconfort de leur sym-
pathie et de leur amitié 1
» Par bonheur, le fléau destructeur n’a pu
s’acharner que sur une partie des richesses accu-
mulées à l’Exposition de Bruxelles et vous avez,
comme nous, la joie de constater que la brillante
section italienne est saine et sauve.
» Vous trouverez d’ailleurs dans les halls,
les palais, les jardins qui couvrent près de cent
hectares de superficie, des sujets nombreux d’at-
tention et d’admiration. Vous qui représentez
le négoce, l’industrie, l’activité économique de
l’Italie régénérée et prospère, vous trouverez
partout ici l’affirmation éclatante du génie et du
labeur que dépense l’humanité et qui impose la
loi du travail à toute nation qui ne veut point
(déchoir !