ForsideBøgerExposition Universelle In…e L'exposition, Vol. II

Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910,
Organe Officiel De L'exposition, Vol. II

Forfatter: E. Rossel

År: 1910

Sider: 500

UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel

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288 L’EXPOSITION DE BRUXELLES » Vous appartenez aux Chambres de com- merce italiennes, à ces organismes récents et bien modernes qui se sont créés pour grouper des intérêts semblables, pour assurer la loyauté, la sincérité des affaires, et, surtout, pour dé- fendre la chose la plus chère au négociant comme au producteur — l’indépendance et la liberté du commerce ! Œuvre utile et féconde à coup sûr, puisqu’ainsi, ayant bataillé pour votre liberté propre, vous avez travaillé à la liberté tout-lcourt, à celle de tous les concitoyens, car il existe un lien étroit et un rapport né- cessaire entre ces deux choses : la liberte et les transactions commerciales! » Vous vous en assurerez en parcourant les superbes expositions dont l’ensemble constitue l’Exposition de Bruxelles ; vous y pourrez voir la richesse des peuples chez qui la liberté assure le respect du citoyen, ou, ce qui revient au même, chez qui le citoyen a su se faire respecter la liberté ! » Je ne veux pas vous entretenir plus longue- ment ; mais laissez-moi vous remercier encore, au nom du comité exécutif, de l’encouragement qu’est pour nous, en ce moment d’épreuve, votre présence à l’Exposition de Bruxelles. « Mieux que tout autrè, vous savez, vous, les enfants d'une terre séductrice, que c’est le propre des beautés les plus radieuses d etre parfois décevantes et de cacher dans leur sein je ne sais quel fatal mystère de révolte et de destruction... Il arrive que votre admirable na- ture du pays de Naples et de la Sicile fasse cruellement payer son charme souverain. 11 en fut de même de notre Exposition : Sa beauté majestueuse, qui provoque 1 admiration univer- selle, couvait une étincelle impie qui a éclate en plein triomphe. Vous venez de voir le trou béant de son oeuvre ! » Mais de même que vous restaurez vos ruines affligeantes, au milieu de la sympathie émue des peuples civilisées, de même, encourages et sou- tenus par les témoignages d'intérêt et d’amitié que l’on nous prodigue de toutes parts, nous restaurons, sans perdre une heure, les brèches de cette ville de fête, et bientôt il ne restera que le souvenir de la note de deuil qui s est melee dans la prestigieuse harmonie de l’Exposition de Bruxelles. » Dites bien, en retournant chez vous, que si l’Exposition a été blessée cruellement, elle ne fut jamais en danger de mort : comme ont pu le faire croire les craintes et l’effarement de la première heure. Un de ses membres, mutilé, n’a enlevé ni la vie, ni la gaîté à son immense et opulente structure. » Dites aussi, dites surtout, que vous n’avez point trouvé, ici, des cœurs défaillants ou pusil- lanimes, mais bien au contraire des hommes, que ne fait point chanceler une épreuve, qui d’ici quelques jours, auront reconstitué, sur un autre plan, ce qui fut détruit, — et jeté un décor de gaîté et de fleurs sur le coin où périrent tant de beautés et tant d’efforts — efforts qui se reproduisent et revivent, beautés qui vont renaître. » L’assistance a acclamé avec enthousiasme ce discours que le président du comité exécutif a prononcé avec une émotion qui s’est commu- niquée à tous. Un-délégué italien, s’exprimant avec une en- traînante éloquence dans sa langue maternelle, a remercié le baron Janssen, le comte Cicogna, M. Uttini, de leurs réconfortantes paroles et a célébré à la fois la beauté du pays qu’il vient visiter et le magnifique effort de la nation belge, en des desseins toujours nouveaux. Un lunch a terminé cette cordiale réunion. m PROVINCE M^e^AAn “7 eAerveilue fRANQUL.TL, LELEVANT quÉe kaleuk! ( Mtet/A^J La province à l’Exposition En jour de foule par MARIUS RENARD.