Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910,
Organe Officiel De L'exposition, Vol. II
Forfatter: E. Rossel
År: 1910
Sider: 500
UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel
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L’EXPOSITION DE BRUXELLES
» Vous appartenez aux Chambres de com-
merce italiennes, à ces organismes récents et
bien modernes qui se sont créés pour grouper
des intérêts semblables, pour assurer la loyauté,
la sincérité des affaires, et, surtout, pour dé-
fendre la chose la plus chère au négociant
comme au producteur — l’indépendance et la
liberté du commerce ! Œuvre utile et féconde
à coup sûr, puisqu’ainsi, ayant bataillé pour
votre liberté propre, vous avez travaillé à la
liberté tout-lcourt, à celle de tous les concitoyens,
car il existe un lien étroit et un rapport né-
cessaire entre ces deux choses : la liberte et les
transactions commerciales!
» Vous vous en assurerez en parcourant les
superbes expositions dont l’ensemble constitue
l’Exposition de Bruxelles ; vous y pourrez voir
la richesse des peuples chez qui la liberté assure
le respect du citoyen, ou, ce qui revient au
même, chez qui le citoyen a su se faire respecter
la liberté !
» Je ne veux pas vous entretenir plus longue-
ment ; mais laissez-moi vous remercier encore,
au nom du comité exécutif, de l’encouragement
qu’est pour nous, en ce moment d’épreuve, votre
présence à l’Exposition de Bruxelles.
« Mieux que tout autrè, vous savez, vous,
les enfants d'une terre séductrice, que c’est
le propre des beautés les plus radieuses d etre
parfois décevantes et de cacher dans leur sein
je ne sais quel fatal mystère de révolte et de
destruction... Il arrive que votre admirable na-
ture du pays de Naples et de la Sicile fasse
cruellement payer son charme souverain. 11 en
fut de même de notre Exposition : Sa beauté
majestueuse, qui provoque 1 admiration univer-
selle, couvait une étincelle impie qui a éclate
en plein triomphe. Vous venez de voir le trou
béant de son oeuvre !
» Mais de même que vous restaurez vos ruines
affligeantes, au milieu de la sympathie émue des
peuples civilisées, de même, encourages et sou-
tenus par les témoignages d'intérêt et d’amitié
que l’on nous prodigue de toutes parts, nous
restaurons, sans perdre une heure, les brèches de
cette ville de fête, et bientôt il ne restera que
le souvenir de la note de deuil qui s est melee
dans la prestigieuse harmonie de l’Exposition
de Bruxelles.
» Dites bien, en retournant chez vous, que si
l’Exposition a été blessée cruellement, elle ne
fut jamais en danger de mort : comme ont pu
le faire croire les craintes et l’effarement de la
première heure. Un de ses membres, mutilé,
n’a enlevé ni la vie, ni la gaîté à son immense
et opulente structure.
» Dites aussi, dites surtout, que vous n’avez
point trouvé, ici, des cœurs défaillants ou pusil-
lanimes, mais bien au contraire des hommes,
que ne fait point chanceler une épreuve, qui
d’ici quelques jours, auront reconstitué, sur un
autre plan, ce qui fut détruit, — et jeté un décor
de gaîté et de fleurs sur le coin où périrent
tant de beautés et tant d’efforts — efforts qui
se reproduisent et revivent, beautés qui vont
renaître. »
L’assistance a acclamé avec enthousiasme ce
discours que le président du comité exécutif
a prononcé avec une émotion qui s’est commu-
niquée à tous.
Un-délégué italien, s’exprimant avec une en-
traînante éloquence dans sa langue maternelle,
a remercié le baron Janssen, le comte Cicogna,
M. Uttini, de leurs réconfortantes paroles et a
célébré à la fois la beauté du pays qu’il vient
visiter et le magnifique effort de la nation belge,
en des desseins toujours nouveaux.
Un lunch a terminé cette cordiale réunion.
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La province à l’Exposition
En jour de foule
par MARIUS RENARD.