ForsideBøgerExposition Universelle In… De L'exposition, Vo.l 1

Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910
Organe Officiel De L'exposition, Vo.l 1

Forfatter: E. Rossel

År: 1910

Sted: Bruxelles

Sider: 452

UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel

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92 L’EXPOSITION DE BRUXELLES haute lisse, que M. Lupin affectionnait : c’est la carte des manies humaines qu’un almanach de chevaux. Certains noms ont une signification précise : une jument née un 3r décembre, un peu avant minuit, est appelée Bête-à Chagrins; c’était le cas aussi de Too Soon ; une jument noire, née pendant le boulangisme : Boule-cn-jais. Une jument nommée! Satisfaction fait une épreuve fâcheuse. Fils du Vent, 2 ans, par Flying Fox et Airs and Graces Gagnant du grand critérium d’Ostende. — A Pour la punir de lui donner si peu de satisfaction, son maître la. débaptise et lui fait la honte de l’appeler Distancée. A la suite d’identique mésaventure, Pavillon- Royal est devenu Pavillon-en-Berne, Le plus curieux fut peut-être ce- fils de famille qui s’offrit le luxe onéreux d’une écurie de courses ; une, telle prodigalité lui valut un conseil judiciaire. Le premier de ses chevaux s’appela Conseil-judi- ciaire: Voyèz l’ironie du destin : l’animal lui rapporta des'sommes superbes. * * L’élevage du cheval de trait belge, pour n’être pas aussi populaire que l’élevage du pur sang, n’en constitue pas moins une des principales ressources du pays. y M. Leyder — • dans une étude publiée par les Annales de Gembloux — montre le cheval belge implanté depuis la fin du XIXe siècle comme moteur dominant des charrois pesants dans toutes les villes et dans tous lés centres industriels de l’Allemagne, et comme reproducteur dans la plupart des écuries du vaste triangle territorial Ostende, Bâle, Berlin. Le nombre des étalons belges augmente d’année en année dans une proportion telle qu’on prévoit le moment où notre cheval aura conquis la prépondérance numérique dans ces régions. Au haras westphalien de Warendorf, l’effectif des étalons belges est aujourd’hui de quatre-vingt- quatre sujets. De toutes parts se sont créées des associations pour l’achat de reproducteurs belges, et pour la propagande!èn faveur de l’élevage de notre race chevaline, et cela dans le Schleswig, le Holstein, la Prusse Orientale, contrées réputées elles-mêmes pour leurs races de chevaux. Le haras officiel du Schleswig-Holstein, ne possédant' comme reproducteur de trait qu’une quinzaine d’étalons danois, de nombreux éleveurs, en vue de satisfaire aux demandes émanant des industriels de Hambourg et de Brême, ont fondé unesociété ayant pour but l’élevage du cheval belge. De même, en janvier dernier, des membres de la Société d’Agriculture de Lubeck ont fondé une association identique; à Königsberg, en décem- bre 1907, l’Association d’éleveurs de chevaux pesants en Prusse Orientale a désigné le cheval belge coînme type à élever et à répandre. Le Danemark est devenu également un client de nos écuries. C’est chez les Danois que Brillant, le champion de 1890, finit ses jours et, l’an dernier, un syndicat ac- quit deux étalons de premier ordre. D’autre part, la faveur dont notre cheval de trait jouit en A,ip, triche - Hopgrji^ s’accroît, serp^le- . t-il, d’année en année; le chiffre total des achats faits par le gou-,.„ vernementcroate est environ de cent étalons et de soixante ju- ments. En ce qui con- cerne l’Italie, on sait quel triom- M. Edmond Blanc.. phe remporta le lot de chevaux que nous y exposâmes en 1906; à la suite de ce succes, le Clydesdale, dont la reproduction était officiellement encouragée, fut remplacé, sur avis du Conseil Hippique italien, par l’étalon belge dans les haras, et divers sujets furent achetés dans les écuries mêmes de l’Exposition, tant pour compte du gouvernement que par des gi oupes d eleveurs lombards. Quelque temps après la fermeture de 1 Exposition, l’ingénieur Morelli qui. dans les Annales de Gembloux, avait adressé un pressant appel à nos fermiers en vue du Con- cours de Milan, vint acheter en Belgique un lot de reproducteurs et, en 1907, nous avons exporté en Italie une tren- taine de pouli- ches et une di- zaine d'étalons. Un stud-book, ayant à sa sou- che les sujets importés de Bel- gique, a été éta- bli par l’Asso- ciation des Ele- veurs de Brescia. La Russie, la Suède, la Fran- ce, le grand- duché de Luxem- Indigène du Fosteau, fils de Brin-d’Or, champion 1906-07-08 bourg, les Pays- Bas furent de tout temps et restent parmi nos donc que la progression est énorme et constante; clients assidus. L’exportation de nos chevaux aux Etats-Unis d’Amérique, qui avait subi un moment de crise, a de nouveau repris, son efflorescence de jadis et nous .y avons expédié, en 1907, 400 étalons et i5o juments, tous munis de pedigrees au- thentiques, les libérant des Onéreux droits d’entrée. Enfin, nous avons conquis l’an dernier, outre le Brésil et la République Argentine, un nouveau client : le Japon. Nous lui avons, en effet, envoyé en 1907, pour compte de son gouvernement, un petit lot de reproducteurs de choix; nul doute que, si nos chevaux s’acclimatent aisément, comme partout ailleurs, dans l’Empire du Soleil Le- vant, nous ne soyons assurés là d’un fructueux débouché. Au surplus, voici, d’après les statistiques offi- cielles, l’ensemble de nos exportations pendant l’année 1907 ; nous parlons, bien entendu, du com- merce spécial : Allemagne ........................>7,997 Autriche-Hongrie .....................26 Canada ................................8 Etats-Unis ..........................5yi France ............................1,285 Grand-duché de Luxembourg . 2,322 Grande-Bretagne . . . . 38i Japon ...........................• 3 Pays-Bas...................j. . 1,293 République Argentine .> , . 10 Suisse. ....... 322 Autres pays ..........................28 Soit 24,246 ch. d’une valeur totale de 31,398,570 francs, ou 1,295 francs par tête. Quant aux poulains, leur valeur était de 1,535,485 francs, leur nombre de 2,30g, soit une moyenne de 665 francs par tête. Il ne s’agit pas uniquement ici, on le conçoit, de sujets d’élite; c’est l’ensemble de la production moyenne qui a quitté le pays; des 26,655 sujets exportés, i,i5o étaient pourvus de pedigrees, délivrés par l’administration du Stud-book; en 1906, d'après un renseignement que nous fournit M. Poelmans, de la Société du Cheval de Trait, le nombre des pedigrees délivrés s’élevait à 951, igo5 à 832, en 1904 à 683, en igo3 à 666, en 1902 à 436, en igoi à 262, en 1900 à 174. On voit mais, ce qui est tout à fait rassurant sur l’avenir de la race et sur la perpétuité de son type, c’est que, dans la masse énorme de ces chevaux, les caractères saillants de notre cheval éclatent à tous les yeux. "l