ForsideBøgerExposition Universelle In… De L'exposition, Vo.l 1

Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910
Organe Officiel De L'exposition, Vo.l 1

Forfatter: E. Rossel

År: 1910

Sted: Bruxelles

Sider: 452

UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel

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Side af 462 Forrige Næste
L’EXPOSITION DE BRUXELLES tives. Un imposant réseau court dans toutes les directions, à travers le Solbosch. L’Administration des chemins de fer a réalisé un gros effort. Le raccordement seul coûte 5o,ooo francs. Quant à la gare d’Etterbeek, de telles dispositions y ont été prises déjà qu’elle pourra servir pendant la durée de la World’s Fair, et sans autres travaux, de lieu de débarquement à tous les visiteurs de la ligne du Luxembourg. L’Exposition aura aussi sa gare, ses bureaux de gare, son chef de gare. Cette station est déjà édi- fiée. Il n’y manque plus que les portes. Si vous examinez la vue panora- mique de l’état des travaux, que nous publions, vous découvrez vers la gauche, non loin d’une rame de wagons, un petit bâtiment sans étage. C’est elle. Tout autour, s’étendent des voies où viendront aboutir les trains apportant les marchandises. Çycoin sera l’envers de l’Exposition. U sera d’ailleurs par- faitement dissimulé par la galerie des machines qui le précédera immédia- tement. Cette galerie est destinée à faire sen- sation. On vient de monter les pre- mières fermes. Mais avant d’en arriver là, que de peines! Les fondations sont gigantesques. On les a même exagérées. On a voulu parer à toutes les éven- tualités, éviter tous les mécomptes. Dans les gouffres creusés comme il est dit ci-dessus, on a coulé du béton qui, en séchant, a emprisonné à jamais des pièces de fer sur lesquelles on boulonnera sans difficulté les montants. Chaque ferme repose ainsi sur un massif d’une douzaine de mètres cubes, résistant comme la pierre. Ces massifs se comptent par centaines. On le voit, le travail achevé dès à 'présent M. LÉON JANSSEN Directeur à la Société Générale Directeur général des Tramways Bruxellois Membre du Comité Exécutif est considérable. Il indique aussi combien de soin et d’attention apportent les organisateurs à la préparation de l’Exposition de 1910. Tout est étudié scrupuleusement, soupesé, fouillé. Tout est réglé avec une méthode serrée et une science que nous nous plaisons à signaler. En dehors des plans compliqués et détaillés où tout doit être indiqué, depuis le premier boulon jusqu’à la dernière vitre, les dirigeants de l’affaire ont dû aussi s’occuper de la location des terrains nécessaires à l’installation générale. Que de pour- parlers avec les propriétaires! Que ' de discus- sions !... Tout a été mené à la meilleure fin. Les fondations des halls de l’Industrie (section étrangère, établie à côté de la galerie des machines) Établissement des massifs de maçonnerie viennent d’être entamées. Ce lot important des halls comportant, avec la galerie des machines, une surface à couvrir de 5o,ooo mètres carrés, sans l’extension prévue de 20,000 mètres, se décom- pose ainsi : 3,600 mètres de maçonnerie ; 3,700 tonnes de métal; 9,000 mètres cubes de bois; 3o,ooo mètres carrés de verre; 5o,ooo mètres carrés de zinc. L’immense chantier sur lequel on travaille en ce moment a 8 kilomètres de périmètre et est entièrement clôturé. Déjà les jardins se dessinent. Déjà apparaît l’hémi- cycle pittoresque où s’étendra une pièce d’eau et des corbeilles gazonnées, et qui sera formé par le palais de l’Industrie, le pavillon des Pays-Bas, des colo- nies hollandaises, de l’Allemagne, précédés tous de vastes promenoirs d’où l’on dominera le plus coquet des jardins, d’où l’on verra le parc abon- damment boisé dont la lisière sera animée par une brasserie allemande. A droite de l’avenue du Solbosch, sur la partie bruxelloise de l’Exposition, il ne sera pas fait de terrassements considérables. Le terrain étant peu accidenté, le nivellement se fera au moyen de chevalets sur lesquels sera déposé un plancher. On n’emploie le remblai qu’aux endroits où seront jetées des voies ferrées. La ligne de la façade et des bâtiments qui les borderont, environ 39,000 mètres carrés, est tracée. Des jalons indiquent la superficie de la terrasse d’entrée qui sera monumentale. Il a été décidé que derrière la façade s’ouvrira une longue galerie-promenoir où des restaurants pourront établir des tables autour desquelles on dînera en ayant sous Les yeux le tableau charmant des profondeurs du bois de la Cambre. L’emplacement réservé à la' gare des tramways est d’ores et déjà approprié. Bientôt commenceront les travaux de l’avenue Louise prolongée. pli Enregistrons encore, à propos de cette avenue, que le mur de soutènement que l’on avait projeté de dresser à la Cambre, projet contre lequel nous avions protesté, ne sera pas construit. Des pa- liers que nous avions réclamés conduiront des délicieux jardins de la Cambre à l’avenue Louise prolongée. En igio Bruxelles sera donc la ville fleurie par excellence. Dès la Montagne-de-la-Cour, les visiteurs seront agréablement surpris. Dans l’im- possibilité de mener à bonne fin en deux ans un projet ralliant l’opinion générale, on a décidé de remettre à plus tard l’exécution du Mont des Arts. En attendant, on va dégager les Musées et trans- former en squares les terrains laissés libres par les démolitions. Ces squares s’étageront de la Cantersteen jusqu’à la place Royale en terrasses ornées de statues, agrémentées de jets d’eau. De la place Royale, en un quart d’heure on atteindra le rond point fleuri de l’avenue Louise etl’entrée de la nouvelle avenue qui, ainsi que nous venons de lè dire, traversera une oasis de bosquets et de fleurs. Et de ce décor féerique on pénétrera dans l’Exposition, où d’autres merveilles florales atten- dront nos hôtes. En effet, derrière les halls principaux et au delà de l’ave- nue du Solbosch, il y aura un jardin symétrique, que bordera une galerie- promenoir. Il sera prolongé, à la hau- teur de la place du Solbosch, par un jardin anglais comprenant une im- mense pelouse. Plus loin encore, au fond, là-bas vers la chaus- sée de Boendael, à côté des halls de l’industrie, s’épanouiront d’autres jardins, encadrant les em- placements pour les concours d’horticulture, de culture maraîchère, de pomologie, aviculture, et autres choses de ce genre. Cela fera un pendant sérieux aux attractions amusantes des jardins voisins. M. VICTOR DE LOCHT Avocat à la Cour de cassation Conseiller communal de Bruxelles Membre du Comité Exécutif Déjà, les jardiniers se sont mis à l’œuvre; des arbustes ont été plantés partout. On le voit, l’utile et l’agréable marchent de pair dans les préoccupations des organisateurs.