Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910
Organe Officiel De L'exposition, Vo.l 1
Forfatter: E. Rossel
År: 1910
Sted: Bruxelles
Sider: 452
UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel
Søgning i bogen
Den bedste måde at søge i bogen er ved at downloade PDF'en og søge i den.
Derved får du fremhævet ordene visuelt direkte på billedet af siden.
Digitaliseret bog
Bogens tekst er maskinlæst, så der kan være en del fejl og mangler.
L’EXPOSITION DE BRUXELLES
109
ç
Modèle de carte postale de l’Exposition d’après une aquarelle DE M. A. Creten
L'EXPOSITION INTERNATIONALE
ET UNIVERSELLE DE BRUXELLES
L’Exposition Universelle et Internationale de
Bruxelles 1910 a-t-elle un caractère officiel, est-
elle patronnée par le gouvernement belge?
C’est la question qui s’est posée au Parlement
néerlandais, au cours de la discussion récente du
projet déposé par le gouvernement de la reine
Wilhelmine et qui tendait à octroyer un crédit de
400,000 florins en vue de la participation des
Pays-Bas à notre Exposition.
Divers députés, combattant l’allocation du
crédit sollicité, ont prétendu qu’il s’agissait d’une
entreprise particulière, à laquelle le gouverne-
ment n’accordait aucun caractère officiel. Incon-
testablement, l’argument n’aura pas été sans effet
sur les hésitants, et toujours est-il que le crédit
fut repoussé. Cet argument, la plupart des jour-
naux du monde l’ont reproduit, il a été claironné
partout et il semble établi, pour beaucoup de gens,
— chez nous même il s’en trouve qui se demandent
ce qui en est — que l’Exposition de Bruxelles
n’est pas officielle!
Il suffirait, semble-t-il, pour établir le contraire,
de rappeler que, sur l’invitation du gouvernement
belge, les grandes puissances, comme l’Allemagne,
l’Angleterre, la France, ont d’ores et déjà décidé
d’y participer officiellement et que c’est sur la
même invitation que le gouvernement hollan-
dais a déposé son projet.
Mais le doute a été semé, et, au début de l’œuvre
entreprise, il n’est pas sans intérêt d’exposer le
mécanisme de l’organisation et de montrer que
c’est sous le patronage et avec le concours officiel
et incessant du gouvernement du Roi que se fera
l’Exposition de Bruxelles.
Certes, ce n’est pas l’Etat qui a fondé la Société,
qui a choisi le terrain, qui construira les halls et
fera tracer les jardins; ce n’est pas lui qui s’occu-
pera de la location des emplacements; mais il a
présidé à tous les actes de la vie de la Société
Bruxelles-Exposition; tout se décide avec son con-
sentement, tout se réalise sous son égide.
Lorsque le principe de la création de l’Exposi-
tion a été acquis, ses organisateurs ont sollicité le
concours de l’Etat. Il lui a été donné, et — fait
caractéristique — sa plus haute personnalité, le Roi
Léopold II, lui a accordé son Haut Patronage.
Puis aussitôt le gouvernement a créé un orga-
nisme spécial, dont l’existence sera limitée à celle
de l’Exposition elle-même : le Commissariat
général. Par le canal de ses agents diplomatiques
à l’étranger, il a fait inviter les nations à participer
officiellement à l’Exposition.
Il serait difficile d’imaginer un patronage plus
absolu, une intervention plus complète de l’Etat.
Mais son action ne se borne pas là.
Après avoir désigné le Commissaire général, qui,
en toutes circonstances, va le représenter officiel-
lement et dans tous les actes de l’existence de l’Ex-
position, le gouvernement a alloué des subsides à
la Société organisatrice. Il l’a autorisée à instituer,
sous sa surveillance, une tombola qui comportera
l’émission de billets à concurrence de dix millions
de francs en vue de l’aider à couvrir ses frais.
Il a pris dans les halls 5o,ooo mètres carrés à
destination de la Section belge et attribue de ce
chef une somme de 1,230,000 francs à la Société,
en vue de la participation belge que le gouver-
nement organisera lui-même, par l’entremise de
son Commissariat général.
Mais, voici qui dira plus nettement encore
combien est importante et complète à tous les
points de vue l’intervention officielle du gouver-
nement dans l’entreprise de 1910. Nous extrayons
de la convention, passée entre le duc d’Ursel,
commissaire général, agissant au nom de l’Etat, et
M. De Mot, président du Comité exécutif,
approuvée par le président du Conseil, M. De
Trooz, et le ministre de l’Industrie et du Travail,
M. Hubert, ratifiée par un vote des Chambres,
sanctionnée et promulguée par le Roi, le texte sui-
vantdont il est utile de faire ressortir l’importance :
Le gouvernement s’engage à accorder à la Com-
pagnie de l’Exposition de Bruxelles les avantages
suivants :
a) Octroi du patronage officiel du gouverne-
ment; institution d’un Commissariat général du