ForsideBøgerExposition Universelle In… De L'exposition, Vo.l 1

Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910
Organe Officiel De L'exposition, Vo.l 1

Forfatter: E. Rossel

År: 1910

Sted: Bruxelles

Sider: 452

UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel

Søgning i bogen

Den bedste måde at søge i bogen er ved at downloade PDF'en og søge i den.

Derved får du fremhævet ordene visuelt direkte på billedet af siden.

Download PDF

Digitaliseret bog

Bogens tekst er maskinlæst, så der kan være en del fejl og mangler.

Side af 462 Forrige Næste
86 L’EXPOSITION DE BRUXELLES LES GRANDES INDUSTRIES BELGES 'n LES ATELIERS MÉTALLURGIQUES S’il est une industrie belge qui peut tirer orgueil de sa puissance de production c’est bien celle de la construction du matériel de chemins de fer, tramways, etc. Dans le chiffre formidable que représente l’ex- portation de nos charbons, de nos aciers et des fabricats de nos ateliers 'de-Construction métallur- gique, ces derniers entrent pour les deux tiers. Cette supériorité matérielle s’explique par l’impor- tance de nos grandes usines et.par la façon dont leurs produits sont appréciés à l’étranger. L’armée* des ouvriers métallurgistes constructeurs est aussi la plus forte entre les différentes catégories de travailleurs belges. Les deux cent vingt-trois fir- mes qui constituent la fédération des constructeurs de Belgique n’occupent pas moins de cinquante- quatre mille ou- vriers; et combien y a-t-il encore d’ate- liers ne faisant pas partie de cet orga- nisme qui groupe sur- tout les grands éta- blissements! La seule évocation de quel- ques-uns de ces der- niers éveille dans l’imagination le colos- sal labeur accompli, en Belgique, dans ces ruches rougeoyantes et résonnantes dont le souvenir ne s’efface pas,* même pour l’étranger qui n’a fait qu’entrevoir l’une de nos régions indus- trielles. Au hasard de mes souvenirs, je cite quelques firmes les plus méritantes et dont la Belgique in- dustrielle s’honore : La Société Cocke- rill, à laquelle nous avons consacré une étude déjà; la Société Aux Ateliers de Nivelles — La construction de wagons — La menuiserie Les Ateliers Métal- lurgiques; la Société de Baume et Mar- pent; la Société des Ateliers Nicaise et Delcuve; la Société de Travaux Dylé et Bacalan ; la Franco- Belge; les Usines Ragheno, à Malines; la Bru- geoise; la Compagnie Centrale de Construction, à Haine-Saint-Pierre; les Ateliers Germain, à Mon- ceau-s/Sambre; les Ateliers de la Meuse, à Liége; la Société Saint-Léonard; la Société Energie, à Marcineile; les Ateliers du Thiriau, à La Croyère; les Ateliers de Boussu ; les Usines Canon-Legrand; la Société Carels, à Gand; etc., etc. Devant limiter le cadre de mes observations, je m’en suis tenu aux établissements qui construisent spécialement le matériel roulant et fixe pour les administrations ou Compagnies de chemins de fei- et de tramways. Nos constructeurs sont arrivés à un degré de per- fectionnement extrême, et l’étranger, qui est leur principal débouché, ne cache pas la haute et légi- time valeur qu’il attribue au matériel de prove- nance belge. Combien de fois, voyageant à l’étran- ger dans les contrées même les plus lointaines, cer- tains d’entre nous n’ont-ils vu, soit dans une voi- ture de tramway, soit dans un compartiment de chemin de fer, voire sur une locomotive, la pla- quette : « Ateliers de ., Belgique ». Cela aura, certes, rapproche nos compatriotes de la mère-., de 12 à 15 millions de francs. patrie et ils auront ressenti un petit frisson patries - Les Ateliers de Tubize ont livré, depuis leur tique. Cette supériorité de construction que nos nationaux pqt acquise grâce à un travail raisonné et persévérant m’a donné l’idée de monographier les « Ateliers Métallurgiques », qui se consacrent plus complètement encore que les autres firmes à cette spécialité, puisqu’ils sont les seuls en Belgique à construire (sauf les rails) tout ce qui constitue le matériel fixe et roulant de chemins de fer et de tramways, soit électriques, soit à vapeur. o^ Les « Ateliers Métallurgiques » comportent trois importantes usines bien distinctes et ayant chacune leurs spécialités. Les Ateliers de Tubize construisent des locomo- tives à vapeur de toutes forces et de tous systèmes les locomotives électriques, les chaudières, les pièces de rechange, etc., etc. Les Ateliers de Nivelles : les voitures, wagons et fourgons pour chemins de fer et tramways à traction animale, mécanique ou électrique, les voitures des wagons-lits, les caisses d’autobus, les trains de roues, centres de roues, essieux, pièces de rechange, ressorts, etc., etc. Les Ateliers de la Sambre, près de Charleroi : les ponts, charpentes, wagons, wagons-citernes et wagons spéciaux, plaques tournantes, grues, chan- gements et croisements de voies, appareils de manœuvre, signaux, tanks, boulons, rivets, pièces de forge, etc., etc. Ces trois groupes d’usines, qui forment les Ate- liers Métallurgiques, ont été fondés respectivement en 1854, i858 et iSSy. Ils occupent deux mille ouvriers environ et leur production annuelle atteint création, des locomotives qui circulent dans le monde entier. Ils comptent parmi leurs plus fidèles clients, outre l’Etat Belge et la .Société Nationale des Chemins de fer vicinaux, la plupart des gran- des Compagnies européennes ou d’outre-mer de chemins de fer et de tramways, , Les Ateliers de Nivelles ne sont pas moins « expansionistes », et depuis vingt ans ils ont exé- cuté d’importantes commandes de voi- tures ou de wagons, notamment pour les Chemins de fer Wur- tembergeois, Tram- ways Electriques de Paris, Chemins de fer Paris-Lyon-Médi- terranée, Paris-Or- léans, Chemins de fer de l’Etat Italien, la Grèce, la Hollande, la Russie, l’Espagne, le Portugal et ses colonies, la Chine, le Brésil, la République Argentine, les Iles Philippines, le Con- go, l’Egypte, le Da- homey. Comme activité et comme production, les Ateliers de la Sam- bre ne le cèdent en rien à ceux de Tubize et de Nivelles. Je me bornerai à citer ici seulement, la place me faisant défaut, la construction du Ca- sino de Nice, du’pont de Boom sur le Rup- pel, du magnifique pont jeté sur la Meuse à Heusden (Hollande), etc. De tels ouvrages d’art suffiraient à eux seuls à établir la renommée de l’usine, mais, bien qu’une telle nomenclature parle à l’esprit, évoque une initiative commerciale sans cesse en éveil, une organisation de travail formidable et un énorme- labeur requérant une ingéniosité de tout instant et une inlassable énergie, j’ai voulu, en « saint Tho- mas », toucher du doigt, contempler plutôt — c’est moins dangereux — la vie intense qui règne dans un de ces domaines où les machines-outils, créations les plus merveilleuses du génie moderne, transforment l’inerte barre de fer ou d’acier en ces mécaniques compliquées qui sont presque de l’horlogerie. A ce propos, la visite des Ateliers de Tubize s’indiquait tout particulièrement. Voici la forge où le métal sortant du four est saisi et martelé par de rudes et habiles ouvriers spécialistes, qui lui donnent la forme de l’un ou de