Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910,
Organe Officiel De L'exposition, Vol. II
Forfatter: E. Rossel
År: 1910
Sider: 500
UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel
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L’EXPOSITION DE BRUXELLES
L’Exposition de Bruxelles, ainsi complétée,
devient réellement une chose admirable et qui
justifie à tous les points de vue l’empressement
que le public met à la visiter.
Le Banquet.
Un grand banquet a eu lieu, mardi soir, dans
les salons du « Chien-Vert », à l’occasion de
l’inauguration de la section italienne.
La terrasse du grand restaurant de Bruxelles-
Kermesse était ornée de drapeaux italiens et
LA COMTESSE DE FLANDRE
AU PAVILLON DE LA VILLE DE BRUXELLES.
belges et la musique du vieux quartier a salué
d’airs italiens l’arrivée des invités.
La table d’honneur était présidée par S. Exc.
le comte Bonin Longare. Le ministre d’Italie
avait à sa droite le duc de Camastra, jMM.
Hubert, ministre de l’industrie ; S. Exc. Yang-
Shoo, ministre de Chine ; le baron Janssen ;
MM. Chapsal, Ad. Max, Ravené, président du
comité allemand ; Nerincx, Dupret, Tarlarini,
échevin à Milan ; Verlant, le général Cuvelier ;
Borel, commissaire-général suisse ; le comte
Cicogna, le comte van der Burch et Lepreux.
A sa gauche avaient pris place MM. Davignon,
ministre des affaires étrangères ; le duc d’Ursel ;
Albert, commissaire - général de l’Allemagne ;
van Asch van Wijck, le nouveau commissaire-
général néerlandais ; don Escoriaza ; Cassel,
consul d’Italie ; le général Verstraete ; l’échevin
Grimard, Keym, Wodon et Storms, secrétaire
du commissariat général belge.
A l’heure des toasts, c’est le comte Bonin
Longare, ministre d’Italie à Bruxelles, quia pris
le premier la parole. « C’est, dit-il, un privilège
précieux pour moi que de pouvoir parler le
premier à ce banquet et de vous apporter le
témoignage de notre admiration pour cette
exposition qui reflète si bien le labeur et l’ac-
tivité de la Belgique. Je suis heureux de pou-
voir exprimer à la nation belge nos sympathies
reconnaissantes et affirmer, au moment où finit
ma mission à Bruxelles, combien nos deux
peuples sont faits pour s’entendre et s’aimer.
Nous avons des traits de ressemblance frap-
pants ; nous avons d’indiscutables affinités ;
nous avons lutté tous deux contre la domination
étrangère et nous nous vouons au culte de l’art,
à ce culte qui a fait fleurir sur votre territoire
tant de chefs-d’œuvre d’architecture. Vos cités
des Flandres ont rivalisé jadis avec nos cités
maritimes. Nous ne pouvons oublier que (nos
deux monarchies constitutionnelles sont nées des
bienfaits de l’indépendance ; elles ont des ambi-
tions pacifiques communes et sont orientées vers
le bien-être général de l’humanité. Nous avons,
je le répète, tant d’affinités que nous sommes
non seulement des amis, mais des frères.
» Nos deux peuples ont à leur tête de jeunes
souverains aux idées modernes, ayant toutes les
qualités et toutes les vertus qui font les grands
règnes. (Applaudissements.) La grâce de nos
deux reines rayonne sur nos deux nations. Je
bois à votre jeune couple royal, à l’avenir glo-
rieux de la Belgique.»
Ce toast est applaudi avec enthousiasme et
l’orchestre exécute l’hymne italien.
M. le ministre Hubert a salué la nation amie
et porté la santé du roi d’Italie.
Le duc de Camastra, commissaire-général du
gouvernement italien, a pris ensuite la parole,
et dans un discours très applaudi a célébré le
rapprochement des Belges et des Italiens et
la solidarité des nations, qui assurera le bonheur
de l’humanité.
M. le baron Janssen, en un discours coloré,
a remercié le commissaire-général de ses aima-
bles paroles. Il a fait, aux bravos de tous, le
plus vif éloge du duc de Camastra et de la
participation italienne.
La sortie des invités, se répandant dans
Bruxelles - Kermesse, a été accueillie par une
exécution de la Marche royale et de la Bra-
bançonne.
La Fête du printemps.
Une foule considérable avait envahi, dimanche
dernier, les jardins et les halls de l’Exposition.
L’intérêt de la journée s’est porté, l’après-
midi, vers la plaine des Sports, où avait lieu
une fête charmante dont 800 enfants des écoles
communales de Bruxelles ont fait tous les frais.
Ce fut la fête du printemps, toute pleine de jeu-
nesse, d’insouciance et de zèle. Les bambins,
parés de jolis costumes de papier aux teintes
claires, ont exécuté de façon délicieuse des exer-
cices d’ensemble, aux sons d’airs appropriés
joués par l’Harmonie communale.
Les fillettes ont dansé menuets et gavottes avec
une grâce exquise. Après les danses Louis XV,
élégantes et mignardes, on exécuta des rondes
populaires avec non moins de brio et de con-
viction.
Sous la direction de M. Hoyois, les enfants
chantèrent avec ensemble un chœur de Maeck,
puis, après une entraînante farandole, tous les
jeunes participants à cette fête du printemps
firent entendre, sur la grande plaine, autour de
laquelle se pressaient des milliers de specta-
teurs, une Brabançonne toute claire et toute
jeune.
Le baron Janssen, M. Lemonnier, M. Keym et
le comte van der Burch félicitèrent cordialement
et les jeunes exécutants et ceux qui s’étaient fait
les régisseurs de cette fête : Mllc Gollière, pro-
fesseur de gymnastique, le commandant Donies
et M. Vanderstraeten — sans oublier M. A.
Mabille, qui apporte à toutes les fêtes scolaires
et enfantines l’aide de son obligeante et aimable
expérience.
A 6 h. 30, la musique de Bruxelles-Kermesse
vint quérir les enfants qui, aux sons d’une
marche qui leur fit oublier la fatigue et la
chaleur, se rendirent dans le vieux quartier,
où une foule considérable leur a fait un accueil
enthousiaste.
Le Congrès maritime nationaL
Le Congrès maritime national a inauguré ses
travaux, dimanche matin, en la salle des fêtes
de l’Exposition.
Le roi Albert assistait à cette séance, et son
entrée a été le signal d’une enthousiaste mani-
festation.
Le bureau était présidé par M. Schollaert,
qui a prononcé le discours d’ouverture.
L’orateur, soulignant l’importance de l’essor
LA COMTESSE DE FLANDRE
AU PAVILLON DE LA VILLE D’ANVERS.
économique de notre pays, a dit qu’il impose
des moyens de transport nombreux et perfec-
tionnés. De là, les efforts faits en Belgique pour
y créer une marine marchande. Le Roi défunt
s’en préoccupa constamment, dit M. Schollaert,
et préconisa, notamment, au Sénat, alors qu’il
était duc de Brabant, une ligne de navigation
directe entre la Belgique et l’Extrême-Orient.
Puis M. Schollaert refait l’historique de la
fondation de l’Etat indépendant du Congo et
énumère tous les efforts tentés pour la creation
d’une marine belge et les lois votées pour at-
teindre ce but : celle de 1837 pour encourager
et favoriser la construction navale; celle de
1844 pour aider à l’exportation des produits
de nos industries et celle de 1907 accordant aux
armateurs belges des crédits pour une somme
de cinq millions.
L’orateur souligne les progrès accomplis par
la pêche maritime, objet des constantes préoc-
cupations du Roi. En 19°/ on comptait, dit-il,
420 chaloupes de pêche, contre 107 en 1840.
M. Schollaert parle ensuite de l’œuvre de VIbis,
fondée en 1906 par le roi Albert, et qui fait
l’objet d’un examen attentif de la part de
l’étranger.
M. Franck, président de la Ligue maritime
belge, dit ensuite le rôle important que l’avenir
de notre industrie réserve à notre marine. L’ora-
teur déplore que sur 125 lignes de navigation
fréquentant le port d’Anvers, 11 seulement nous
appartiennent et insiste sur ce que la prépara-
tion d’un personnel maritime constitue un travail
de longue haleine.
L’orateur propose le groupement de finan-
ciers et d’industriels pour créer une marine
marchande nationale.