ForsideBøgerExposition Universelle In…e L'exposition, Vol. II

Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910,
Organe Officiel De L'exposition, Vol. II

Forfatter: E. Rossel

År: 1910

Sider: 500

UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel

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L’EXPOSITION DE BRUXELLES 111 Après les remerciements adressés au Roi, le Congrès a immédiatement commencé ses travaux. Un banquet a terminé la journée. Le Congrès de la Propriété industrielle. Jeudi matin a eu lieu la séance solennelle d’ou- verture du Congrès pour la protection de la propriété industrielle, au Palais des Académies. Au bureau avaient pris place : M. George de Ro, président, entouré de MM. Davignon et Hubert, représentant le gouvernement ; Beco ; Jacqmain : Ostemeth, secrétaire général ; Mail- lard, rapporteur du Congrès ; Delannoy ; de Baguer y Corsi, ministre d’Espagne ; Djuvara, ministre de Roumanie ; de nombreux délégués de T rance, d'Allemagne, d’Autriche, de Hon- grie, d’Espagne, du Japon, du Mexique et de la Suède. A tous, en ouvrant la séance, M. de Ro a adressé de chaleureux remerciements- pour la part importante qu'ils prennent au Congrès. Puis il a rappelé le but de l’Association créée pour la protection de la propriété industrielle. Celui-ci est triple ; il consiste': i° à protéger les inventeurs et à assurer ainsi le monopole de leur labeur ,• 20 à protéger les marques de fa- brique qui permettent de reconnaître la pro- venance et de protéger les produits d'origine ; 3° enfin, à protéger les dessins industriels. M. de Ro a souligné alors l’œuvre en cette matiere de l’Association internationale qui fut conçue en 1897 à l’initiative de M. Osterrieth, le secrétaire-général perpétuel. Celui-ci a dit ensuite un mot aimable pour chaque pays représenté. Puis M. l’échevin Jacq- mam a salué les membres du Congrès au nonn de la Ville de Bruxelles. On a entendu les discours de différents délé- gués : de M. Haer, président du Patenthum alle- mand ; Richter Beck, pour l’Autriche ; Hegber, pour le Danemark ; le docteur Ballac, pour la Hongrie ,• Björklund, directeur-général prési- dent de l’Office des brevets, pour la Suède ; Harmand, pour la France et Snyder, pour la Hollande. Fous eurent des paroles charmantes pour la Belgique, tous ont fait ressortir l’impor- tance des discussions qui allaient avoir lieu et l interet qui s’en dégage pour l’industrie et le commerce. En réalité, ce Congrès est une sorte de prépa- ration de la grande Conférence internationale de Washington en 1911. L’après-midi, les congressistes se sont réunis en sections. Le soir, les congressistes se sont retrouvés en un banquet, que présidait M. G. de Ro, et auquel assistaient les personnalités remarquées à la séance du matin, et notamment les mi- nistres, des notabi ités du Corps diplomatique, M. Chapsal, commissaire-général du gouverne- ment français a l’Exposition ; Albert, commis- saire-général du gouvernement allemand. M. de Ro a bu au Roi et à la Reine, dont il a souligné la popularité et l'inépuisable cha- rité. (Longues acclamations.) Puis il a porté la santé de tous les sou- verains étrangers. (Nouvelles acclamations.) M. Hubert a bu à la prospérité du Congrès. M. Maillard, délégué de Paris et rapporteur- général, a levé encore son verre aux directeurs des différents offices de brevets et a salué la Belgique, dont l’Exposition universelle a affirmé si grandement la puissance. Il ne nous est pas possible de reproduire ici les vœux très nombreux adoptés par le Congrès, dont les resolutions offrent un très grand intérêt pour les inventeurs et les industriels. Un banquet offert par M. Georges de Ro a terminé la seconde journée du Congrès, qui a achevé ses travaux le lendemain. Une séance spéciale a ensuite été consacrée à la crise dentellière. La création d’une associa- tion internationale pour la protection de la den- telle a été décidée. Le Congrès cotonnier. Lundi s’est ouvert, au Palais des Académies, le VIIe Congrès international cotonnier, réunis- sant plus de 700 adhérents, dont 500 étrangers. La séance était présidée par M. Jean de Hemptinne. MM. les ministres Davignon et Renkin, M. le gouverneur Beco, plusieurs dé- putés et sénateurs étaient présents. Sur la proposition de M. de Hemptinne, le Congrès a décidé d’envoyer une adresse de con- lucies foller. — La Science réconforte les Jeunes mères et protège l'enfance. doléances et de respectueux hommage à la reine Alexandra, veuve du roi Edouard VII. M. Suz, délégué suisse, a ensuite pris la pa- role pour saluer la grande figure de Léopold 11 et tous les délégués se sont levés pour s’as- socier à cette manifestation. M. de Hemptinne a ensuite défini le but et le programme des congrès cotonniers, institués pour parer aux crises dont l’industrie coton- niere a tant souffert il y a quelques années. Limiter la production industrielle et augmenter la production du coton brut, tel est le but que poursuit la Fédération cotonnière internationale. M.Davignon, ministre des affaires étrangères, a déclaré que le gouvernement belge ne néglige- rait aucun effort pour instaurer la culture du coton au Congo. M. Macara, délégué anglais, président du comité international, a pris également la parole et, montrant les mauvais effets de la spécu- lation, a préconisé l’entente internationale des industriels utilisant le coton. L’Hygiène et la Bienfaisance. Deux des classes les plus intéressantes de l’Exposition — celles comportant l’hygiène et la bienfaisance — ont été inaugurées lundi après- midi. Certes, comme l’a dit en son beau discours M. le gouverneur Beco, « rien ne s’y déploie pour ravir les yeux, pour charmer le goût, pour poétiser les âmes ni pour célébrer les richesses matérielles ». Beaucoup de cartes lumineuses, des statisti- ques tantôt alarmantes, tantôt rassurantes, des diagrammes toujours plus hauts dans leurs con- fiantes révélations, des maquettes ingénieuses, des engins de guerre contre les maladies et les infirmités n’ont généralement rien de séduisant dans leur aspect extérieur. Mais si cette exposition n’offre point ces dehors captivants, quelle n’est pas en soi la suprême importance des deux domaines de la vie sociale qui lui donnent leur nom et qui en constituent le fond I Un public nombreux de savants, d’hygiénistes, d’hommes d’œuvre était accouru pour assister à la cérémonie. Citons notamment le ministre de la justice, M. De Lantsheere ; le baron Janssen, président du comité exécutif ; M. Delvaux, gou- verneur de Liége ; le général Wahis ; MM. Putzeys, Velghe, Sauveur, Richard, Dejardin, Van Schelle, Duray, le docteur Tournay, Degive,, Vercruysse, Devaux, Vrancken, le colonel Helle- mans, de Brauwer, De Vuyst, Stousse,; le docteur Voituron, De Neren, Hachez, l’architecte Helle- mans, de nombreuses dames, dont la baronne Janssen, etc. Après M. Beco, gouverneur et président, MM. De Lantsheere, ministre de la justice, et le baron Janssen, président du comité exécutif, ont égale- ment prononcé des discours, très applaudis, et, sous la conduite de M. Beco, les autorités pré- sentes font la visite du compartiment. Il serait un peu long de les suivre dans cette excursion ; qu’il nous soit permis cependant de signaler la belle et curieuse œuvre picturale du peintre Lucien Foller, qui, en une grande toile d’harmonieuse allure, nous donne une sen- sation d’art exquise. Longue théorie de mères allaitant leurs en- fants et venant confier leurs craintes aux doc- teurs de l’Assistance maternelle, puis s’en allant radieuses et réconfortées par les conseils reçus. Œuvre d’émotion réconfortante, œuvre que l’on aime à analyser, et où l’allure antique de la légende grecque vient heureusement s’allier au sens moderne de nos préoccupations huma- nitaires. Elle retiendra l’attention de tous les philan- thropes et de toutes les mamans. La Conférence de M. Edmond Picard. La salle des conférences était comble, jeudi après-midi, et la conférence de M. Edmond Picard a obtenu un très vif succès. L’éminent conférencier avait choisi comme sujet: « La psychologie artistique de la Bel- gique. » Pour être artiste, pour traduire ses impres- sions en beauté, il faut surtout être de chez soi • l’art doit s’imprégner de la pensée, de la tra-