ForsideBøgerExposition Universelle In…e L'exposition, Vol. II

Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910,
Organe Officiel De L'exposition, Vol. II

Forfatter: E. Rossel

År: 1910

Sider: 500

UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel

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L’EXPOSITION DE BRUXELLES 117 COLLECTIVITÉ DE BRADFORD. — LES TRANSFORMATIONS DE LA LAINE. LE TISSAGE. LA TEINTURE. de livres sterling alors que cependant les impor- tations de marchandises dépassent les exporta- tions d’une centaine de millions de livres. Où donc apparaît-il que l’or anglais soit draîné au dehors ? L’erreur vient aussi de ce qu’on n’approfondit pas assez la formule de M. Yves Guyot : « C’est pour soi uniquement pour soi, que l’on achète.» Cependant le peuple anglais montre, par sa résistance même à adopter les doctrines de M. Chamberlain, qu’il n’a pas encore tout à fait oublié ce qu’il doit au libre-échange : sa pré- pondérance dans le commerce universel et le bien être des ouvriers anglais qui ont en Europe les plus hauts salaires et la vie la moins coû- teuse. Le Standard montrait récemment, par des chiffres, le développement général du commerce de l’empire britannique sous le règne du roi Edouard VII. Des plus-values considérables étaient constatées. Le commerce total de l’em- pire avec les pays étrangers était de 876 millions de livres sterling en 1901, première année de règne ; en 1908 il s’élevait à 1,121 millions de livres. Le chiffre des importations est passé de 522 millions à 605 millions de livres ; celui des exportations de 333 millions à 516 millions de livres. Pendant la même période, le com- merce total entre les diverses parties de l’empire britannique s’est élevé de 297 à 377 millions de livres. On estime à près de 300 millions (de tonnes la quantité de marchandises débarquées ou embarquées annuellement dans les ports bri- tanniques. Les chemins de fer de l’empire présentent ensemble un développement de 90,000 milles, et, alors que la France, par exemple, ne voit l’ensemble des recettes de ses voies ferrées par- venir qu’à 1,700 millions de francs environ, l’Angleterre seule réalise sur ses réseaux 3 mil- liards 50 millions de produit. L’Angleterre subit sans doute les inconvé- nients et les infirmités de la liberté, mais ellç en retire d’incomparables avantages. Si les pessi- mistes conservaient l’ombre d’un doute à cet égard, il est un argument qui devrait vaincre leurs objections : en 1871 l’impôt sur le revenu, Vincome tax, produisait 515 millions ; il a donné 1,040 millions sterling en 1909. En l’espace d’une génération, la fortune de l’Angleterre a doublé. Le revenu total du royaume est évalué aujourd’hui à un milliard de livres sterling. Au point de vue de la production, les progrès n’ont pas été moins remarquables Au chapitre des charges, les colonies se trouvent dans pne situation plus avantageuse que la métropole, qui assume la plus grande partie du fardeau de la défense de l’empire. La dette publique de la Grande-Bretagne est cependant beaucoup plus faible que celle de l’Australie, si elle est plus lourde que celle du Canada et de l’Inde, comme l’indiquent les chiffres sui- vants : DETTE. PAR TETE, liv. st. Ev. st. Grande-Bretagne . 754,121,000 17-1-5 Australie . ... 236,681,000 58.7.11 Canada .... 77,715,000 14-9-4 Inde.............245,034,000 1.1.3 Il convient de remarquer que les gouverne- ments britanniques qui se sont succédé depuis soixante ans se sont appliqués tous non seule- ment à ne pas accroître, mais même à réduire la dette publique. Elle était de 667 millions de livres en 1895; elle est aujourd’hui de 754 millions. L’augmentation n’est que de 87 mil- lions ; or, la guerre du Transvaal a obligé le gouvernement à des emprunts pour une somme de 160 millions de livres sterling environ. On voit donc que déjà ces emprunts ont été en partie amortis. En définitive, et c’est là une chose remar- quable, le coût du service de la dette publique n’a guère changé depuis 1857-1858. Il était alors de 28 millions de livres. En 1897-1898, grâce aux amortissements et à l’abaissement du taux de l’intérêt, il est ramené à 25 millions. Mais dix ans plus tard, conséquence de trois années de lutte dans l’Afrique du Sud, il est remonté à 29 1/2 millions de livres. Les dé- penses budgétaires totales étaient de 68 millions de livres en 1858 et de 80 millions en 1888; elles s’élèvent aujourd’hui à 140 millions de livres, soit une augmentation de plus du double en cinquante ans. La moyenne par habitant est maintenant de 3 livres contre 2 livres 75 sh. en 1858, augmentation bien minime si on la compare à l’augmentation de la richesse natio- nale, qui s’est accrue, dans la même période, de 250 p. c. Pendant trente ans, les dépenses de la marine sont restées à peu près stationnaires. Elles étaient de io 1/2 millions de livres en 1858; on les voit à 12 1/2 millions en 1888. Mais dès COLLECTIVITÉ DE BRADFORD. — LES TRANSFORMATIONS DE LA LAINE. LE PRODUIT MANUFACTURÉ. — GARDEN PARTY A HYDE-PARK. LE PRODUIT MANUFACTURÉ. — RÉCEPTION A MAYFAIR.