Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910,
Organe Officiel De L'exposition, Vol. II
Forfatter: E. Rossel
År: 1910
Sider: 500
UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel
Søgning i bogen
Den bedste måde at søge i bogen er ved at downloade PDF'en og søge i den.
Derved får du fremhævet ordene visuelt direkte på billedet af siden.
Digitaliseret bog
Bogens tekst er maskinlæst, så der kan være en del fejl og mangler.
122
L’EXPOSITION DE BRUXELLES
L'IMPRIMERIE
physique, de chimie et d’électricité industrielles,
de couture, etc. Actuellement, 900 jeunes gens
suivent des cours d’instruction postscolaire, tant
à l’institut technique qu’au dehors.
Un gymnase, admirablement installé, est ou-
vert non seulement aux enfants, mais aussi aux
hommes. Trois salles et trois vestiaires .sont
aménagés pour les hommes, les garçons et les
filles ; chaque section a ses lavabos. Aux murs
qu'elles ont droit à un minimum de salaire et
qu’elles ne doivent pas produire au delà d’un
certain maximum. L’ouvrière qui se marie perd
son emploi, car elle se doit tout entière à son
foyer.
D autre part, les procédés les plus récents
sont appliqués dans l’usine pour protéger la
santé de l’ouvrier. Les mauvaises odeurs en sont
totalement absentes. Dans les spécialités ordi-
corps d’ambulanciers est recruté parmi le per-
sonnel ; chacun de ses membres porte une mé-
daille et touche une gratification hebdomadaire
de I fr. 25.
Les ouvrières changent leur blouse tous les
lundis. Celles d’entre elles qui n’habitent pas le
village ont à leur disposition des salles de bains;
dont elles peuvent user, le soir, de 4 1/2 à 5 1/2 h.
- le temps est pris sur les heures de travail.
LES COTTAGES EN 1910.
LE CLUB.
du gymnase sont pendues des reproductions des
chefs-d’œuvre du nu antique.
Les garçons sont, en outre, de to à 18 ans,
embrigadés dans une sorte de bataillon scolaire,
qui a sa musique propre ; et l’on dit que ces
futurs « territorials » manœuvrent à la perfection.
*
* *
On comprend aisément que si le village et
ses institutions sociales sont aussi admirablement
organisés, les usines sont, elles, un modèle du
genre.
Elles sont pourvues des
machines les plus perfec-
tionnées ; tout y est prévu,
combiné pour économiser
le temps et les forces hu-
maines et motrices. Mais
ce n’est pas là le côté qui
nous doit retenir.
Toutes sortes de garan-
ties ont été prises pour
que les résultats physiques,
sociaux et moraux obte-
nus en dehors de l’usine
ne soient pas compromis
à l’intérieur.
Les enfants ne peuvent
être admis dans les ateliers
avant l’âge de 14 ans ; ils
sont soumis à un examen
médical et, une fois ac-
ceptés, ont des heures de
travail plus courtes. Les
jeunes filles sont payées
aux pièces, avec ces deux
corollaires essentiels
nairement les plus malsaines, telles que la fabri-
cation du savon en poudre, les poussières no-
cives sont enlevées par des aspirateurs placés
au-dessus des appareils qui les produisent ;
avant d’être rejeté au dehors, l’air aspiré est
filtré et débarrassé de toutes les impuretés qui
le chargent.
Dans chaque usine on a accommodé des ves-
tiaires, des salles de repos pour les femmes, des
salles de pansement (section des hommes, sec-
tion des femmes) : ces infirmeries sont reliées
téléphoniquement à l’ambulance centrale. Un
TYPES DE COTTAGES.
On compte environ soixante corps de métiers
aux usines de Port-Sunlight. 3,400 employés et
ouvriers des deux sexes y sont occupés ; alors
que 15,000 personnes dépendent de la maison
« Lever Brothers limited », dans ses filiales de
Mannheim, de Boston, de Bruxelles, de Sydney,
etc., etc.
Les heures de travail sont :
Pour les hommes, de 7 h. 50 à 12 h. et de
i h. à 5 h. 30 ; le samedi, de 7 h. 5oà12 h. 30 ;
Pour les femmes, de 8 h. à 12 h. et de 1 h.
à 5 h., — à 5 h. 30 le vendredi ; — de 8 h. à
12 h. 30 le samedi ;
Ce qui donne un total
de 48 heures de travail
pour les hommes, de 45
heures pour les femmes,
réparties sur cinq jours et
demi, car les usines sont
fermées le samedi après-
midi et le dimanche.
Quant aux salaires, ils
sont ceux qui ont été fixés
pour chaque corporation
d’après le tarif arrêté en-
tre les « Trade-Unions »
(syndicats ouvriers) et les
chefs d’industrie.
*
* *
M. Lever ne s’est pas
contenté d’améliorer les
conditions matérielles, in-
tellectuelles et morales de
la vie de ses ouvriers et
de leurs familles, en leur