Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910,
Organe Officiel De L'exposition, Vol. II
Forfatter: E. Rossel
År: 1910
Sider: 500
UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel
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L’EXPOSITION DE BRUXELLES
formant des cassures et des amas irréguliers au
milieu de calcaires et de marnes, le plus souvent
dans les terrains sénomaniens, quelquefois aussi
dans les terrains sénomien, suessonien et aptien.
Les minerais de cuivre, moins nombreux, se
rencontrent en filons de pyrites cuivreuses, asso-
LES VINS.
ciées à de la blende et à de la galère, ou de
cuivre gris. Dans le département d’Oran, on a
trouvé dans la région d’Aïn-Sefra des couches de
marnes, et de grès urgo-aptiens imprégnées d’a-
zurite et de malachite ; quelques parties riches
passent à la chalcosine, mais elles sont res-
treintes. Les sulfures apparaissent d’ailleurs ra-
pidement.
Puis il y a les marbres.
Les carrières de marbre ne sont pas nom-
breuses en Algérie, mais du moins leurs produits
sont réputés et ont toujours fait l’admiration des
connaisseurs.
Les plus belles carrières de marbre de cou-
leur (onyx) se trouvent à Bou-Hanifia, à
Kléber, à Tekbalet (près du Pont de l’Isser),
à Sidi-Hamza (près de l’Oued Chouly), dans
le département d’Oran ; à Aïn-Smara, à Aïn-
M’lila, à El Madjen (près Oued Athménia) et
au Filfila (près Philippeville), dans le départe-
ment de Constantine ; enfin en Kabylie, au Bou
Zegza.
Tous ces onyx offrent une diversité de tons
des plus riches et des plus chauds, du gris
perle au rouge vif, en passant par le jaune, le
vert, le bleu, le violet, le rose ; leurs dessins sont
variés à l’infini et leur transparence, toute spé-
ciale, les place en tête des plus beaux produits.
Les magnifiques échantillons que la section
algérienne présente, sont bien de nature à justi-
fier cette réputation, déjà établie par la fourni-
ture des marbres du grand escalier de l’Opéra,
à Paris.
Les progrès de la culture ne sont pas moins
grands que ceux de l’industrie.
Aussi loin que l’on remonte dans l’histoire,
l’Algérie a toujours été réputée pour sa produc-
tion de céréales. C’est encore aujourd’hui la
principale culture des trois départements algé-
riens, qui produisent des céréales en quantités
abondantes, exportées, en majeure partie, en
France, en Angleterre et en Belgique.
Les céréales sont cultivées par les Européens
et par les indigènes. La culture européenne, tout
à fait perfectionnée et toujours au courant des
progrès agricoles, donne des produits de toute
première qualité, par suite de la sélection des
semences et de l’emploi des machines pour les
battages. Les rendements sont aussi élevés, les
résultats sont aussi beaux que ceux obtenus dans
les meilleures contrées de la France et de
l’étranger.
La culture indigène, qui fournit une grosse
part du rendement total, est plus routinière,
donne un rendement moindre et des qualités
moins belles à cause des labours peu profonds
et du battage aux pieds des bêtes ou au rouleau.
Elle tend cependant à se perfectionner et de
nombreux indigènes, suivant l’exemple des colons
français, emploient de plus en plus des semences
sélectionnées et des machines agricoles modernes.
La superficie ensemencée en 1909, en céréales
de toutes sortes, s’est élevée à 2,635,661 hec-
tares, dont le rendement a été de 22,263,424
quintaux métriques.
Pour être les derniers en date, la culture et le
commerce des primeurs n’en sont pas moins de-
venus, en fort peu de temps, une des princi-
pales branches de l’activité et de la richesse de
1’Algérie.
La plupart des terres du littoral algérien se
prêtent admirablement au développement des
cultures maraîchères et fruitières et les condi-
tions d’un climat extrêmement propice assurent
à la production de la colonie une avance fort
sensible sur celle de ses voisins.
Les producteurs ont amélioré et améliorent
constamment leurs procédés de culture pour
satisfaire aux exigences du commerce et de la
concurrence. Aussi à l’heure actuelle, les plus
belles qualités peuvent-elles être fournies par
l’Algérie dans des conditions de fraîcheur et de
bonne conservation donnant toute satisfaction au
consommateur.
En 1890 l’Algérie n’exportait encore que
21,000 quintaux de pommes de terre et 26,000
quintaux de légumes frais ; les raisins de table
ne donnaient lieu à aucun mouvement.
En 1909 l’Algérie a exporté 144,000 quin-
taux de pommes de terre, 186,000 quintaux de
légumes frais, 90,000 quintaux de raisins de
table.
Le commerce des primeurs est alimenté prin-
cipalement par les produits suivants : pommes
de terre, légumes frais (artichauts, haricots verts,
petits pois, tomates), fruits frais |(raisins de table
et agrumes, oranges, mandarines et citrons).
On peut se rendre compte au Pavillon algé-
rien que l’industrie du tabac est une des plus
prospères de l’Algérie.
Le tabac a été de tout temps cultivé en Algé-
rie ; avant les progrès de la viticulture, cette
exploitation était peut-être, sinon la plus impor-
tante, du moins la plus rémunératrice de la
colonie. La faveur dont elle jouit encore auprès
des colons des régions propices à la culture de
cette plante, tient, en grande partie, aux achats
considérables que la Régie métropolitaine effec-
tue chaque année.
En 1909 la superficie cultivée était de 12,009
hectares, produisant 124,569 quintaux de tabac.
L’exportation du tabac en feuilles fut de 39,236
quintaux et celle des tabacs manufacturés de
13,811 quintaux.
*
* *
Bref, le Pavillon algérien est un de ceux que
tous doivent visiter, d’autant plus que s’y ajoute
l’attrait de séances de projections des superbes
photographies en couleur de M. Gervais Cour-
telmont, qui évoquent les sites merveilleux et
les vestiges de la belle architecture archaïque
de ce beau pays du soleil et de lumière.
Maints de nos compatriotes qui en sont deve-
nus des villégiateurs habitués les reverront avec
plaisir rendus dans leur couleur exacte et leur
poésie enchanteresse.
Les séances de projections ont lieu tous les
après-midi. Elles sont entièrement gratuites.
La direction du compartiment, très heureu-
sement inspirée, a décidé de réserver la salle
aux familles, sociétés, amateurs photographes
qui en feront en temps utile la demande au se-
crétaire du Pavillon algérien. Et, aux mille
attraits que nous offre l’Exposition de Bruxelles,
celui-ci ajoute un caractère nouveau et instructif
et particulièrement captivant.
Dans, son ensemble, le. Pavillon algérien est
des plus intéressant, et il faut remercier et féli-
citer ceux qui, de leur initiative, sans le concours
d’aucune autorité, nous l’ont présenté si com-
plet et si réussi.
LES TAPIS.