ForsideBøgerExposition Universelle In…e L'exposition, Vol. II

Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910,
Organe Officiel De L'exposition, Vol. II

Forfatter: E. Rossel

År: 1910

Sider: 500

UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel

Søgning i bogen

Den bedste måde at søge i bogen er ved at downloade PDF'en og søge i den.

Derved får du fremhævet ordene visuelt direkte på billedet af siden.

Download PDF

Digitaliseret bog

Bogens tekst er maskinlæst, så der kan være en del fejl og mangler.

Side af 526 Forrige Næste
L’EXPOSITION DE BRUXELLES 239 la claire forêt, tandis que Mlle Mathilde Van Dyck, accompagnée par Mme Franck, la har- piste-solo de la Monnaie, chantait d’une belle voix la Chanson des Fées, de Vidal. Ce fut pour tous un' spectacle inoubliable, longuement acclamé, non moins que les maîtres de céans, MM. Vaxelaire père et fils, dont la simplicité et la bonne grâce furent le meilleur charme de cette belle journée. La tombola. La Commission de la Tombola a commencé l’achat des lots secondaires destinés aux sept premières séries. Déjà un bon nombre d’acquisi- tions ont été faites dans les sections étrangères, comme l’attestent les étiquettes qu’on rencontre de tous côtés. Il y aura, pour les séries dont nous parlons, 7,000 de ces lots. Leur valeur totale sera de 1,190,000 francs. Un tirage spécial aura lieu après l’Exposition pour les répartir entre les gagnants. Les billets de la huitième série sont en vente et s’enlèvent rapidement dès à présent. La fête de la rose. Dimanche dernier, au début de l’après-midi, le quartier de Bruxelles-Kermesse, pavoisé aux couleurs belges et bavaroises, se fleurissait de roses. Au centre de la place était suspendue une énorme couronne de roses, d’où partaient vers les maisons et les mâts des guirlandes piquées de roses. La balustrade qui se trouve devant le salon de l’Esplanade du « Chien Vert » avait été enlevée et la terrasse transformée en un élégant bosquet de roses. Le salon de l’Esplanade, où était dressée la table de thé pour la Reine, était délicieusement garni de roses, et des palmiers, des plantes, des fleurs achevaient la décoration très réussie de la place d’entrée. A 3 h. 1/2, il a fallu interdire l’entrée du quartier, afin de ménager un passage à la Reine sous l’arc de triomphe. Un quart d’heure après arrivait l’auto royale. La Reine, en délicieuse toilette de satin blanc recouverte d’un manteau de gaze noire, était accompagnée de la comtesse van den Steen de Jehay et du baron de Woelmont. Elle fut reçue sous l’arc de triomphe par le duc d’Ursel, le baron Janssen, M. Maurice Lemonnier, M. F. Rotiers, président du conseil de Bruxelles- Kermesse, qui offrit à la Souveraine un bouquet de roses et d’orchidées, M. Bogaerts, adminis- trateur-delegué, et M. Eugène Keym. La foule fit à la Reine une ovation vibrante ; les musiques jouaient la Brabançonne, couverte par le bruit des vivats. Sur la terrase du « Chien-Vert », sur celle du Marché, aux fenêtres de l’étage de la maison du conseil, les dames agitaient leurs mouchoirs, et dans le lointain de la rue de la Senne, on voyait des chapeaux et des mouchoirs saluant de loin la Souveraine, qui jamais peut-être ne fut acclamée avec plus d’enthousiasme. Sur l’estrade, ayant comme fond le salon de I Esplanade, merveilleusement fleuri, la Reine Fît saluée par la baronne Janssen, et, immé- diatement, défila le plus gracieux cortège qu’on Puisse imaginer. Il était composé d’abord des musiques du quartier, puis de deux cents enfants des écoles communales de Bruxelles, fillettes garçonnets de 11 à 13 ans, délicieusement habillés de soie, de gaze, de velours, ayant tous des perruques, blondes ou brunes. Bas et chaus- sures étaient assortis aux costumes. M. Victor Reding, l’organisateur de cette fête idéalement jolie, avait composé un programme exquis. On y vit la naissance de la Rose, un groupe de néréides, la couleur des roses, les nymphes, les épines, un épisode de la guerre des deux Roses, les chevaliers de la maison LA REINE À BRUXELLES-KERMESSE. de Lancaster, et ceux de la maison d’York, Henri Tudor et Elisabeth d’York, le duc de Guise et Henri IV, des archers, l’ordre de la Rose du Brésil, etc., etc. Routes les couleurs tendres et éclatantes se fondaient harmonieusement. Chaque groupe était précédé de beaux cartels enrubannés et, sous un dais d’étoffe d’or, apparurent Elisabeth d’York et Henri Tudor précédés de seigneurs et de dames de la cour et d’un mignon cardinal. Le public les applaudit longuement. Quand tous les enfants furent massés devant la tribune royale, les choristes de la Monnaie, qui se trouvaient sur une estrade fleurie, entonnèrent le chœur des Roses de « Samson et Dalila », tandis que toutes les petites roses, les seigneurs, les dames de la cour, les bannières, les cartels s’inclinaient devant la Souveraine. Celle-ci voulut encore assister au défilé pen- dant lequel la musique joua un morceau de belle allure du baron Buffin. La Reine fit appeler M. V. Reding qu’elle félicita vivement, de même que M. Bogaerts, l’administrateur-délégué, et se fit présenter l’architecte, M. Van Ophem, qu’elle complimenta sur la réussite de son œuvre, — le « Chien- Vert » et ses- dépendances avec la ruelle — regrettant de ne pas voir M. Jules Barbier, malade, l’auteur des plans du quartier. Puis la Souveraine alla prendre le thé dans le salon de l’Esplanade, disant à tous le plaisir qu’elle avait pris au défilé de ce joli cortège et promettant à son retour de voyage d’aller visiter le quartier. Quand la Reine reparut sur l’estrade, les acclamations éclatèrent et reprirent frénétique- ment au moment où on la vit embrasser une ravissante petite mulâtresse qui était venue lui offrir une rose. Des fleurs encore furent offertes par des habi- tants du quartier à la Souveraine qui monta en auto au bas de l’estrade, et partit dans un tumulte de bravos et de cris enthousiastes. L’Exterritorialité a l’Exposition. Le Bullelin du Comité belge des Expositions à l’étranger publie une intéressante consultation juridique due à M. Aug. Braun, avocat à la Cour d’appel, sur la question suivante: « Les exposants étrangers, dans leur section, sont-ils en droit de se considérer comme étant sur leur territoire national ? » Voici la réponse de M. Aug. Braun : Vous nous avez demandé notre avis au sujet des difficultés suggérées par un exposant français à l’occasion de l’exécution, par l’huissier Charles, de certaines décisions judiciaires. L’opposition dont il s’agit est fondée sur ce fait que les exposants français, dans leur section, de- vaient être considérés comme étant sur le territoire français ; que ce principe d’exterritorialité, doublé de celui de l’immunité diplomatique, était de nature à mettre obstacle à l’exécution des décisions rendues par les tribunaux belges. Cette objection, qui reproduit une vieille thèse de droit aujourd’hui abandonnée, ne doit pas être prise en considération. Les tribunaux ont eu, à diverses reprises, à s occuper de cette question et la portée en est aujourd’hui bien définie. En 1867 déjà, le tribunal de la Seine, saisi d’une question identique par un exposant autrichien, décida que les différentes parties du palais de l’Exposition affectées aux produits étrangers n avaient jamais cessé d’être soumises aux lois françaises. « L’exterritorialité, comme le dit un ouvrage récent, n’est autre chose qu’une manière de qualifier le privilège de l’inviolabilité des envoyés étrangers, destiné à faciliter leurs missions. La notion de la continuation du sol de la .mère-patrie est erronée. » Les ambassades elles -même,s ne sont pas « terres étrangères », elles sont soumises aux lois du pays. » Le crime qui y serait commis serait réprimé par la Justice locale. On peut donc affirmer d’une manière absolue que, suivant le droit commun, les lois civiles et pénales, les arrêts gouvernemen- taux, les décisions de justice, sont applicables dans l’enceinte des expositions. » Le tribunal civil de la Seine (12 juin 1890 d’Astorg c/Levat) a décidé « que les produits étrangers ne bénéficient d’aucune exterritorialité ; qu’ils sont le gage commun des créanciers de l’exposant et peuvent être l’objet d’une saisie- exécution. » ■ Le jugement du 19 août, visé plus haut, a décidé :