Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910,
Organe Officiel De L'exposition, Vol. II
Forfatter: E. Rossel
År: 1910
Sider: 500
UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel
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L’EXPOSITION DE BRUXELLES
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{Cliché des usines Delattre de h'errière-la-Grande.)
L’ACIER EN FUSION EST AMENÉ AU DESSUS DES LINGOTIÈRES, PAR UN PONT ROULANT,
DANS UNE POCHE D’UNE CONTENANCE DE 30,000 KILOGRAMMES.
LA METALLOGRAPHIE
Les expositions de métallurgie jadis et aujourd’hui. —
Les moyens empiriques. Innovation. Essais à la
compression, à la rupture, au pliage. Un polissage
difficile. — Le microscope. La métallographie en
préhistoire. — Autres méthodes : thermique, élec-
trique.
Du fer, c’est du fer ; de l’acier, c’est de
l’acier ; et il y en a de bon et de mauvais.
Ces catégories et ces appréciations résument,
à peu de choses près, l’idée que se fait le vul-
Igaire, de la ïnétallurgie du plus utile des métaux.
En réalité, la question est beaucoup plus com-
plexe, et il y a fer et fer, acier et acier, encore
bien plus qu’il n’y a fagot et fagot ! C’est une
des caractéristiques de l’industrie moderne, en
toutes les branches, de présenter des variétés
innombrables du même produit et d’avoir ac-
cueilli, dans son intérêt, les méthodes scienti-
fiques, presque toutes récentes, qui ont permis
de déterminer les différences entre les produits,
de les ranger graduellement et d’établir les pro-
cédés de fabrication dans des conditions d’iden-
tité qui assurent la qualité constante des résul-
tats.
Parmi les personnes qui ont suivi les expo-
sitions de ces dernières années, quelques-unes
auront pu remarquer une innovation importante
introduite dans les sections de la métallurgie.
Les expositions de métallurgie du fer ont toujours,
été imposantes, certes ! Toujours elles ont attiré
l’attention par la difficulté des pièces exécutées,
soit qu’il s’agisse d’un arbre de couche d’une
vingtaine de mètres de longueur, fait d’une seule
pièce, soit qu’il s’agisse d’importantes machines
aux mouvements et aux souffles de Titans.
Mais, outre le bon agencement des pièces
d’une machine, la grâce relative et l’excellence
de leur jeu les unes sur les autres, outre la
nécessité qu’elle réponde exactement à son em-
ploi, ensemble de qualités dont on peut juger
par la vue, une autre condition à remplir par
une machine, pour être vraiment bonne, c’est
d’être solide et cette solidité demande, pour
être garantie, que l’ensemble soit d’un métal
parfait.
Quel garant aurons-nous de cette perfection ?
Souvenons-nous de la réponse de la marchande
d’œufs à qui l’on fait le reproche, à l’occasion,
POCHE A BASCULE.
de vous avoir, au lieu d’œufs, vendu presque
des poulets : « Je ne suis pas dans l’œuf pour
voir derrière la coquille, dit-elle I » Il en est
de même pour une machine. Voit-on la struc-
ture du métal ? Et la vit-on, on y distinguerait
peu de choses ! Alors, il reste la garantie du
fondeur ? Garantie faite des soins apportés de
coutume dans son usine à la fonte des fers, à
la trempe des aciers. Au point de vue honnêteté,
voilà qui est parfait. Mais au point de vue
certitude, voilà qui est beaucoup moins satis-
faisant. Il faut si peu de différence dans le
traitement thermique d’un métal pour que la
fonte exécutée dans des conditions données ne
soit pas la même, comme résultats, qu’une autre
fonte exécutée dans des conditions que l’on croit
cependant identiques. Dans une usine, les ou-
vriers jugent de l’état de fusion du fer et du
moment opportun de faire la coulée, d’après le
degré d’incandescence du métal, sa coloration
à la vue. Cette appréciation peut évidemment
varier. La durée d’incandescence peut également
avoir été autre, sans que l’on s’en aperçût.
Croit-on que ces traitements différents vont con-
férer au métal des deux coulées les mêmes
qualités ?
. Toutes ces matières sont moins brutes que
l’on ne pense ; elles obéissent à des lois in-
flexibles et se montrent d’une sensibilité très
fine. Un acier peut n’avoir pas été assez cuit ;
un autre aura été trop cuit.
Va-t-on s’apercevoir de ces nuances ? Oui, à
l’usage, le jour où cet acier rompra, ou brisera,