Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910,
Organe Officiel De L'exposition, Vol. II
Forfatter: E. Rossel
År: 1910
Sider: 500
UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel
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L’EXPOSITION DE BRUXELLES
LE LABORATOIRE DE
MÉTALLOGRAPIIIE.
1*
b1
ou se ploiera, s’usera trop vite, ou s’ébréchera ;
mais il sera trop tard.
Grâce à la métallographie, la possibilité de
ces accidents pourra être presque sûrement
comment il se comportera sous d’énormes pres-
sions. On examinera aussi comment ce barreau
se comportera sous des chocs violents, de plus
en plus forts, et l’on inscrira comme résistance
On le redresse, puis on le ploie encore, et
ainsi de suite. On appelle le nombre de pliages,
jusqu’à la rupture, l’indice de pliage. Le chif-
fre o répond à une grande fragilité du métal,
provoquée soit par une teneur excessivement
pauvre en carbone, soit par un traitement ther-
mique fautif. De bons aciers ont jusque 4 pour
indice de pliage. Parfois, un métal est très inégal
et alors que l’indice de pliage est de 3 pour
la zone des contours, il est seulement de 1 pour
le noyau.
Ces indications nous renseignent sur la qua-
lité des aciers et les usages auxquels les diffé-
rentes qualités pourront être affectées. Mais nous
voudrions savoir quelque chose de plus, si
nous sommes métallurgiste, ou même un simple
curieux que les phénomènes naturels intéressent.
Nous venons, par exemple, d’éprouver un
acier dont l’indice de pliage a été 2. Nous
avons donc affaire à un acier fragile. Mais d’où
provient sa fragilité ? Elle peut être occasionnée
d’une part, comme nous l’avons vu, par sa
teneur pauvre en carbone. D’autre part, elle
peut avoir son origine dans des inclusions ou
liquations de phosphore. C’est dans cette alter-
native que nous aurons recours à l’observation
microscopique.
Celle-ci demande une préparation, très labo-
rieuse, des pièces d’acier que nous allons sou-
mettre à l’examen.
Un échantillon de l’acier à examiner sera pré-
levé. Séparé d’abord à la scie, en faisant atten-
tion que le frottement de l’outil n’élève pas la
Acier en carbone 0.04 %
Acier en carbone 0.09 %
Acier en carbone 0.15 "/»
Acier en carbone 0.56 %
MICROPHOTOGRAPHIES DE DIFFÉRENTS ACIERS MONTRANT LA TENEUR CROISSANTE EN CARBONE.
«r*t;
Acier en carbone 1.12%
P
h,
écartée. C’est pourquoi le métallurgiste ne se
borne plus à exposer les pièces imposantes de
sa fabrication, qui n’en représentent plus que
l’élément pittoresque, pourrait-on dire, mais il
ajoute à son exposition des photographies, prises
avec le concours du microscope et montrant la
structure intime que ses traitements opportuns
donnent à ces métaux.
Supposons que l’on vienne d’exécuter une cou-
lée. Une fois les lingots refroidis, il faut se
rendre compte de la valeur de cette coulée.
A-t-elle été bien faite ? Le métal obtenu corres-
pond-il à la qualité que l’on s’était proposé
d’obtenir ?
La métallographie dispose de plusieurs moyens
pour s’en assurer, notamment l’épreuve des
aciers par la compression et par la rupture
et l’examen des surfaces directement par le mi-
croscope, ce qui constitue la micrographie ; la
micrographie complétée par la photographie fixe
les observations et prend le nom de micro-
photographie microscopique.
Voici un aperçu de ces différentes méthodes :
Les premières, épreuves à la compression et
à la rupture, sont presque définies dans leurs
moyens par leur seul énoncé. Un barreau
d’acier, un cube, étant supposé, on va voir
le chiffre du poids, sous lequel il aura enfin
cédé. Une autre méthode consiste à fixer par
le milieu le barreau à éprouver entre les mâ-
choires d’un étau et à frapper au moyen d’un
marteau à main sur la tige dressée. On ploie
le barreau une première fois jusqu’à ce qu’il
se couche sur l’étau ; c’est le premier pliage.
Acier au carbone recuit. Voir^à côté
le même quand il a subi la trempe.
EFFET DE LA TREMPE.
Acier trempé à 1.000 degrés, c’est le
même que celui de la figure précé-
dente après la trempe.
Scories dans du fer.
température de la section à un degré suffisant
pour devenir une cause d’altération de l’échan-
tillon, celui-ci sera dégrossi, une de ses faces
passée à la meule, puis au papier d’émeri de
plusieurs numéros successifs, puis polie à l’alu-
Tnine, et parachevée sur une meule de drap jusqu’à
l’obtention d’une surface parfaitement spéculaire.