ForsideBøgerExposition Universelle In…e L'exposition, Vol. II

Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910,
Organe Officiel De L'exposition, Vol. II

Forfatter: E. Rossel

År: 1910

Sider: 500

UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel

Søgning i bogen

Den bedste måde at søge i bogen er ved at downloade PDF'en og søge i den.

Derved får du fremhævet ordene visuelt direkte på billedet af siden.

Download PDF

Digitaliseret bog

Bogens tekst er maskinlæst, så der kan være en del fejl og mangler.

Side af 526 Forrige Næste
242 L’EXPOSITION DE BRUXELLES LE LABORATOIRE DE MÉTALLOGRAPIIIE. 1* b1 ou se ploiera, s’usera trop vite, ou s’ébréchera ; mais il sera trop tard. Grâce à la métallographie, la possibilité de ces accidents pourra être presque sûrement comment il se comportera sous d’énormes pres- sions. On examinera aussi comment ce barreau se comportera sous des chocs violents, de plus en plus forts, et l’on inscrira comme résistance On le redresse, puis on le ploie encore, et ainsi de suite. On appelle le nombre de pliages, jusqu’à la rupture, l’indice de pliage. Le chif- fre o répond à une grande fragilité du métal, provoquée soit par une teneur excessivement pauvre en carbone, soit par un traitement ther- mique fautif. De bons aciers ont jusque 4 pour indice de pliage. Parfois, un métal est très inégal et alors que l’indice de pliage est de 3 pour la zone des contours, il est seulement de 1 pour le noyau. Ces indications nous renseignent sur la qua- lité des aciers et les usages auxquels les diffé- rentes qualités pourront être affectées. Mais nous voudrions savoir quelque chose de plus, si nous sommes métallurgiste, ou même un simple curieux que les phénomènes naturels intéressent. Nous venons, par exemple, d’éprouver un acier dont l’indice de pliage a été 2. Nous avons donc affaire à un acier fragile. Mais d’où provient sa fragilité ? Elle peut être occasionnée d’une part, comme nous l’avons vu, par sa teneur pauvre en carbone. D’autre part, elle peut avoir son origine dans des inclusions ou liquations de phosphore. C’est dans cette alter- native que nous aurons recours à l’observation microscopique. Celle-ci demande une préparation, très labo- rieuse, des pièces d’acier que nous allons sou- mettre à l’examen. Un échantillon de l’acier à examiner sera pré- levé. Séparé d’abord à la scie, en faisant atten- tion que le frottement de l’outil n’élève pas la Acier en carbone 0.04 % Acier en carbone 0.09 % Acier en carbone 0.15 "/» Acier en carbone 0.56 % MICROPHOTOGRAPHIES DE DIFFÉRENTS ACIERS MONTRANT LA TENEUR CROISSANTE EN CARBONE. «r*t; Acier en carbone 1.12% P h, écartée. C’est pourquoi le métallurgiste ne se borne plus à exposer les pièces imposantes de sa fabrication, qui n’en représentent plus que l’élément pittoresque, pourrait-on dire, mais il ajoute à son exposition des photographies, prises avec le concours du microscope et montrant la structure intime que ses traitements opportuns donnent à ces métaux. Supposons que l’on vienne d’exécuter une cou- lée. Une fois les lingots refroidis, il faut se rendre compte de la valeur de cette coulée. A-t-elle été bien faite ? Le métal obtenu corres- pond-il à la qualité que l’on s’était proposé d’obtenir ? La métallographie dispose de plusieurs moyens pour s’en assurer, notamment l’épreuve des aciers par la compression et par la rupture et l’examen des surfaces directement par le mi- croscope, ce qui constitue la micrographie ; la micrographie complétée par la photographie fixe les observations et prend le nom de micro- photographie microscopique. Voici un aperçu de ces différentes méthodes : Les premières, épreuves à la compression et à la rupture, sont presque définies dans leurs moyens par leur seul énoncé. Un barreau d’acier, un cube, étant supposé, on va voir le chiffre du poids, sous lequel il aura enfin cédé. Une autre méthode consiste à fixer par le milieu le barreau à éprouver entre les mâ- choires d’un étau et à frapper au moyen d’un marteau à main sur la tige dressée. On ploie le barreau une première fois jusqu’à ce qu’il se couche sur l’étau ; c’est le premier pliage. Acier au carbone recuit. Voir^à côté le même quand il a subi la trempe. EFFET DE LA TREMPE. Acier trempé à 1.000 degrés, c’est le même que celui de la figure précé- dente après la trempe. Scories dans du fer. température de la section à un degré suffisant pour devenir une cause d’altération de l’échan- tillon, celui-ci sera dégrossi, une de ses faces passée à la meule, puis au papier d’émeri de plusieurs numéros successifs, puis polie à l’alu- Tnine, et parachevée sur une meule de drap jusqu’à l’obtention d’une surface parfaitement spéculaire.