ForsideBøgerExposition Universelle In…e L'exposition, Vol. II

Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910,
Organe Officiel De L'exposition, Vol. II

Forfatter: E. Rossel

År: 1910

Sider: 500

UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel

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L’EXPOSITION DE BRUXELLES 243 Cette surface parfaitement spéculaire est des plus difficile à obtenir. Un rien vient y tracer une raie désormais ineffaçable. On raconte que le savant Osmond, l’un des pères de la métal- lographie microscopiques avait recours à des polissages dans des chambres différentes pour déjouer les traîtrises des poussières volantes. Il opérait les premiers décapages dans sa cham- bre à coucher, continuait le polissage dans la salle à dîner et parachevait sur la meule de drap fin qui était placée dans le salon. Ainsi ne pouvaient se rencontrer les différentes par- ticules émanées des opérations successives. Au- jourd’hui, on répète en partie ces précautions dans les usines qui font de la métallographie microscopique, en plaçant au moins dans une chambre isolée la meule à polir. Notre échantillon une fois prêt, on procède à une observation microscopique de la face polie ; on enregistre les résultats ; puis on passe à l’attaque, par acide, de cette surface. L’acide, qui sera le plus communément l’acide picrique, ou parfois l’acide chlorhydrique, ou le chlorure de cuivre ammoniacal, ou le perchlorure de fer, a pour effet de ronger la surface et de mettre en relief certains constituants. On replace ensuite cette face de l’échantillon sous le microscope et l’on procède à l’examen. La constitution d'un acier est de suite re- connue. Sa teneur en carbone, les scories qu’il peut renfermer, le traitement thermique qu’il a subi, viennent en révéler les qualités ou les défauts Enfin, après observation microscopique du métal, veut-on enregistrer de façon définitive les résultats de l’examen ? L’appareil photo- graphique attenant au microscope est tout prêt. L’observateur enlève le prisme qui lui renvoyait l’image de l’échantillon métallique à observer et “le rayon, qui passe outre, va directement porter l’image cette fois dans la chambre noire, dont la disposition horizontale permet une mise au point des plus aisées. En tant que science pure, disons de la mé- tallographie microscopique qu’elle a permis la première de voir enfin un peu clair dans la façon dont se comportent les constituants d’un alliage métallique. Le premier métallographe fut le docteur Sorby. Les méthodes de la métallographie peuvent s’appliquer à l’étude de tous les métaux. Récemment, M. de Loë, conservateur aux musées du Cinquantenaire, a eu l’idée de faire servir la métallographie microscopique à l’exa- men des objets en métal préhistoriques, fers et bronzes, afin d’en déduire quels traitements thermiques nos ancêtres employaient pour les métaux. M. Jacobsen, professeur à l’Université de Bruxelles, s’est chargé de cet examen. Pour être complet dans la nomenclature que nous avons faite des procédés de la métallo- graphie, disons qu’elle a recours aussi à l’élec- tricité. On fait passer un courant dans le métal et la facilité plus ou moins grande avec laquelle il se transmet donne des indications sur la pro- portion des éléments constituants du métal. Il y a encore la méthode thermique : un acier porté au rouge, quand il est mis ensuite à refroidir, ne se refroidit pas d’une façon continue. Sa masse subit un premier arrêt, d’un certain laps de temps, pendant lequel il reste à 900 degrés ; puis un second arrêt vers 750 degrés, etc. La durée de ces arrêts indique la teneur de l’acier en carbone. On voit que les procédés de la métallographie sont excessivement nombreux, que toutes ces méthodes peuvent se contrôler les unes les au- tres, mais qu’il n’en est aucune qui donne des résultats aussi certains que la métallographie microscopique, la dernière venue. LA CASQUETT1ÈRE. LA LINGÈRE. LE TRAVAIL A DOMICILE Nous avons dit dans quels abominables lieux et dans quelles atroces conditions d’hygiène les parias du travail à domicile traînent leur vie taisérable. La partie graphique du pavillon qui illustre en ce moment le parc Scheyven nous révèle des détails qui mettent le comble à l’horreur. Ces détails concernent les salaires. Des tableaux donnent aussi des statistiques. C’est en Flandre que le travail à domicile est le plus répandu. A Bruxelles, le livre et le vête- ment ont des ouvriers en chambre ; à Liége, il y a les armuriers. Malines a l’ébéniste ; Lierre et Herve, les cor- donniers ; Saint-Trond et Turnhout, les den- tellières ; Maeseyck, les tresseurs de paille ; Ver- viers, les tisseurs de laine ; Binche, les tailleurs ; Leuze, les bonnetiers ; Eecloo, les coupeurs de poils. En Flandre, c’est la dentelle, le tissage du lin, la ganterie et la cordcrie qui fournissent aux habitants de taudis la besogne au foyer. Sur 47,490 dentellières, 45 pour cent travaillent à domicile. Sur 706,457 personnes dont se compose la classe ouvrière, 118,620 travaillent à domicile. Ce chiffre se décompose ainsi : 41,690 hommes, 76,930 femmes. Voici un tableau donnant l’importance com- parative du travail à domicile et du travail à l’atelier dans diverses branches industrielles : En atelier A domicile Peaux et cuirs 58,63 p.c. 41,37 p.c Textiles 51,32 » 48,68 » Vêtements 73,14 » 26,86 » Armuriers 75,60 » 24,40 » Métaux 92,80 » 7,20 » Bois 94,52 » 5,48 » Des tableaux statistiques nous apprennent effroyables ravages causés par les maladies pro- fessionnelles ; d’autres donnent la nomenclature des lois de protection du travail à domicile : Australie. — 1894-95-96: Lois de la Nou- velle-Zélande, de Victoria et de l’Australie du Sud, relatives à la création de comités chargés de fixer un minimum de salaire à payer aux ouvriers à domicile. ^ ^Etats-Unis. — 1891 : Loi votée dans l’Etat de Massachusets, par laquelle l’inspection du département d’hygiène est étendue aux locaux des ouvriers du travail à domicile ; 1892: Loi du même Etat, stipulant que les marchandises produites par le travail à domicile, porteront une étiquette spéciale : « produit du travail à domicile », avec mention de l’ouvrier, et seront détruites dans le cas où elles auraient été confectionnées dans un local contaminé par la maladie; 1 1892-1,901 : Adoption d’une législature iden-