ForsideBøgerExposition Universelle In…e L'exposition, Vol. II

Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910,
Organe Officiel De L'exposition, Vol. II

Forfatter: E. Rossel

År: 1910

Sider: 500

UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel

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250 L’EXPOSITION DE BRUXELLES Dans tout cet ensemble, quand la ville aura peu à peu rongé par ses constructions envahis- santes les vestiges de la vie agricole et maraî- chère, nos arrière-petits-enfants seront heureux de trouver de l’air, des arbres, de l’eau, du calme et de la fraîcheur. Et peut-être alors, souhaitons-le, pourront-ils ne pas trop regretter que le long de cette belle avenue de Tervueren nous n’ayons pas cru sage d'isoler les maisons dans des jardins, au lieu de les accoler les unes aux autres dans une ligne ininterrompue de bâtiments. ROND-POINT DE L’AVENUE DE TERVUEREN. C’est tout ce réseau d’artères contournant des parcs que nous retrouvons représenté ici dans le Palais du Génie civil. L’administration des Ponts et Chaussées, à qui nous devons ces embellissements des envi- rons de Bruxelles, a eu à cœur de montrer au public international qui défilera ici cette année, les travaux . qu’elle s’est imposés en vue de l’avenir des citadins. La représentation de quelques-uns des coins les plus pittoresques de l’avenue de Tervueren a été confiée à M. Charles Wagmann, l'aqua- relliste dont le talent s’est affirmé l’année der- nière par d’émouvantes évocations des Ardennes. M. Wagmann nous montre ici dans quatre aquarelles (le rond-point de l’avenue de Ter- vueren, les étangs Mellaerts, l’avenue de Ter- vueren près du pont de Woluwe, et les Quatre- Bras) que sa palette est complexe, et que s’il peut manier avec puissance les fortes tonalités des sites ardennais, il n’en est pas moins habile à noter avec brio un aspect plus fluide et plus délicat de la nature. C’est d’une belle sponta- néité claire et vivante. Mais un grand plan du parc de Woluwe, qui accompagne les quatre aquarelles, constitue, à notre sens, un morceau magistral, où M. Wag- mann a réalisé un véritable tour de force. Reprenant ici sa manière forte, l’artiste, sur un simple plan, est parvenu à donner par la couleur une saisissante impression de relief. Ce très beau parc, qui forme un des sites remar- quables des environs de Bruxelles et que nous de- vons à l’inspiration du conservateur de l’avenue et du parc de Tervueren, M. Van Acker, qui en a fait toutes les études et en a conduit la réalisation, ce très beau parc est ici supérieurement évoqué avec son harmonieux tracé d’avenues qui suivent ses vallées, traversent ses sapinières, et contour- nent son puissant promontoire dominant toute la région. Plan et aquarelles nous montrent somme toute que M. Wagmann, qui est un fort bel artiste, a su comprendre, aimer et traduire toute cette charmante et pittoresque partie des environs de Bruxelles si justement appréciée de nos citadins. Quel dommage, vraiment, qu’une évocation d’un des beaux sites du parc de Tervueren ne soit pas venu compléter ce très remarquable ensemble. Jean-Pierre. Congrès des Chambres de Commerce françaises à l’Étranger Vendredi s’est ouvert, en la salle des fêtes de l’Exposition, le congrès des Chambres de commerce françaises à l’étranger. M. Beau, ministre de France, présidait, ayant à ses côtés MM. Chapsal, commissaire-général de la section française ; Yves Guyot et Delombre, anciens ministres ; Charles Legrand, vice-pré- sident de la Chambre de commerce de Paris ; Niepce, président de l’Union des Chambres de commerce françaises à l’étranger ; Muzet, pré- sident du Syndicat général du commerce et de l’industrie à l’étranger ; Charles Rolland, pré- sident de la Chambre de commerce française de Bruxelles ; Garrigues et Simon, de la Chambre française du commerce et de l’industrie ; Denis Bodden, etc. M. Beau a souhaité la bienvenue aux con- gressistes. M. Niepce, au nom des congressistes, a remercié le ministre de France. Il associe à ces remerciements MM. Guyot et Delombre pour l’appui qu’ils accordent au congrès. L’assemblée a désigné M. Yves Guyot pour occuper le fauteuil présidentiel. L’examen de l’ordre du jour a commencé aussitôt. Les séances du congrès ont été coupées par des visites de la section française et de la section coloniale, par une réception et un raout à l’Ecole française. Les congressistes se sont réunis samedi soir en un banquet servi au Chien-Vert. Le ministre de France, M. Beau, présidait, ayant à ses côtés MM. Delannoy, président de l’Union syndicale de Bruxelles ; Yves Guyot, Chapsal, commissaire-général de la France ; Le- grand, vice-président de la Chambre de com- merce de Paris ; Schwob, commissaire des colo- nies françaises ; Charles Rolland, président de la Chambre de commerce française de Bruxelles ; Keym, Delombre, Canon - Legrand, Gandarax, Dédet, commissaire-général-adjoint de France. Au dessert, M. Niepce remercie M. Chapsal pour l’appui qu’il a apporté aux Chambres de commerce françaises. Il associe à ses remer- ciements MM. Beau, Schwob et les directeurs- généraux de l’Exposition qui ont réservé le plus charmant accueil aux congressistes. M. Niepce boit au Roi, à la Reine et au pré- sident de la République. M. Charles Legrand porte la santé de MM. Delannoy et Canon-Legrand. M. Delannoy rappelle que c’est la France qui, la première, a adhéré à l’Exposition de Bru- xelles. Il parle ensuite des tendances du com- merce belge, tendances, dit-il, qui sont libre- échangistes. Il boit au ministre de France, M. Beau. M. Niepce boit à l’Union des Chambres de commerce. M. Yves Guyot se félicite des résultats pra- tiques du congrès. Il boit à la prospérité indus- trielle de la Belgique. La réunion, pleine d’entrain et de cordialité, a pris fin à toh. 1/2.