ForsideBøgerExposition Universelle In…e L'exposition, Vol. II

Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910,
Organe Officiel De L'exposition, Vol. II

Forfatter: E. Rossel

År: 1910

Sider: 500

UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel

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252 L’EXPOSITION DE BRUXELLES M. Joseph Carlier ; la Gloire, de Mme Cazin ; la Colette, de M. Rupert Carabin, les Binions, de M. René Quillivie, et surtout devant le ravissant Bacchus, de M. Antonin Carlès, jolie silhouette d’éphèbe tenant haut levé, d’un geste gracieux, GUILLAUME CHARLIER. — LES AVEUGLES. la coupe débordante qui lui donne sa joyeuse divinité. Si incomplète que soit cette exposition de la statuaire de France, elle nous prouve cependant que ce pays est resté l’héritier des belles tra- ditions de la forme. Pénétrons dans la section italienne. Certes, il nous eut été agréable de pouvoir ad- mirer ici quelques œuvres du sculpteur Bistolfi, qui est ac- tuellement un des artistes les plus remarquables de l’Italie. Mais M. Bistolfi ne nous a rien envoyé; l’exposition de ses groupes, qui eut lieu à Venise il y a trois ou quatre ans, a suffi à sa gloire. Il ne vient pas en demander chez nous une confirmation tardive. Parmi les envois les plus intéressants, nous citerons deux marbres de M. Canonico, Pu- reté, un ravissant buste de jeune fille portant ce vers de Dante : Tanto onesta et gentil appar... et un Torse de jeune fille tout à; la fois gracieux et vigoureux. Nous citerons encore le Nu, de M. Trenta- costa, les jolis bronzes si fouil- lés de M. Giovanni Nicolini, le Zolfatoro et fauchés, puis encore la Mère, de M. Pellini, une curieuse statue en plâtre (Le Pain) représentant une femme assise, les jambes éten- dues et pétrissant une miche de pain ; enfin, un buste en plâtre de M. Umberto Fioravanti, une femme au front ridé, composi- tion étrange, que l’évidente exa- gération des stigmates de la vieillesse rend quelque peu troublante. Les Pays-Bas n’ont guère de traditions dans la sculpture. Il semble que l’art de la forme trouve malaisément un asile dans cette contrée de la couleur. Il semble que ce soit loin de leurs frontières que les artistes de ce pays aillent chercher leurs inspirations. Les œuvres les meil- leures de la section hollandaise ne sont-elles pas ce Perséphone disant adieu à la terre, de Mmc Tollenaar-Ermeling, une artiste habitant Paris, ou Le Penserosa, du professeur Van Hove, dont l’inspiration italienne transparaît fortement. L’Espagne ne nous offre pas d’œuvres sculpturales remarquables ; elles sont simplement- curieuses parce que cet art de miniature et de fantaisie est très lointain du nôtre et de celui qui fit jadis la gloire de ce pays. Ici, le temps des grandes œuvres de la statuaire est- passé. N’y songeons plus et remarquons rapide- ment le Vainqueur (torero près du taureau ter- rassé) de M. José Canalias ; la Récompense du travail et le Pêcheur, de M. Oslé Miguel ; VEncarnacion, de M. Ysmacl Smit ; la Danseuse, de M. Mariano Benillure ; les Deshérités, de M. Atché y Fané, et surtout cette extraordinaire Danse, d’un mouvement vraiment endiablé, de M. Antonio Atsino. Nous terminerons par les pays Scandinaves: Un Danois, M. Hansen-Jacobsen, expose un bronze macabre, La Mère et la Mort, et un plâtre patiné non moins effrayant : Monstre qui flaire des hommes chrétiens. Nous préférons Thorwaldsen. Enfin, le norwégien Gustave Vige- land, Lss Mendiants, deux types d’humanité, marchant courbés sous le poids de l’adversité, nous semble prouver que le Nord n’a pas retrouvé, depuis le grand sculpteur islandais que nous citions plus haut, les belles traditions de la forme sculpturale. Arthur de Rudder. INFORMATIONS DIVERSES Le banquet français. Mercredi a eu lieu, dans la salle des fêtes transformée en une vaste salle de banquet, ornée de drapeaux belges et français, le banquet offert par le président de la section française aux membres du jury. Plus de 1,200 convives y par- ticipaient. M. Beau, ministre de France, présidait cette nombreuse assemblée de personnalités du monde industriel et commercial de France. A sa droite, avaient pris place MM. le ministre Hubert, Chapsal, commissaire-général français ; Bellan, président du conseil municipal de Paris ; Fran- cotte, président du comité des expositions belges à l’étranger ; Dedet, commissaire-général ad- joint ; Gody, commissaire-général adjoint ; Saint- Germain, sénateur, président du comité colonial ; comte 0. Van der Burch, directeur-général ; Digneffe ; Schwob, commissaire des colonies ; capitaine Duruy, attaché militaire ; Jean Faure, trésorier de la section française ; Paul Delom- bre, ancien ministre ; Haller, membre de l’Ins- titut. A la gauche du ministre se trouvaient MM. Pinard, président de la section française ; le baron Janssen, président du comité exécutif de l’Exposition de Bruxelles ; Galli, président du conseil général de la Seine ; Lemonnier, échevin des travaux publics de Bruxelles ; Astier, dé- puté ; Maes, échevin de Bruxelles ; J. Roger Sandoz, secrétaire-général du comité français des expositions à l’étranger ; Keym, directeur- général de l’Exposition de Bruxelles ; Jeanselme, secrétaire-général de la section française ; Nou- lens, député ; E. Duray, bourgmestre d’Ixelles ; Vermorel, sénateur ; Dupret, vice-président du comité exécutif ; Saint, préfet d’Ille-et-Vilaine ; Lepreux, membre du comité exécutif de l’expo- sition de Bruxelles ; Rolland, président de la Chambre de commerce française. On notait encore la présence aux autres tables d’honneur de MM. Vaxelaire-Claes, Storms, A. Janssen, Nerincx, Dubois, Mommaert, Chenu, Denis Bodden, Crols, Dropsy, etc. On a entendu au cours du banquet servi par le Chien-Vert divers artistes: Mlle Van Dijk, une excellente cantatrice, et M. Bouilliez, de la Monnaie. Les chœurs du théâtre royal de la Monnaie prêtaient également leur concours et ont chanté de façon remarquable Fanita, une valse de Lauweryns et une autre de Strauss. A l’heure des toasts, M. Beau souligne la grande sympathie qui unit les deux peuples voisins. 11 rappelle à ce propos la chaleureuse réception qui fut réservée à nos souverains lors de leur arrivée à Paris. Il boit au Roi et à la Reine, tandis que les chœurs de la Monnaie entonnent la Braban- çonne. M. le ministre Hubert prononce ensuite le discours suivant : Lorsque le gouvernement belge eut invité toutes les nations à participer à l’Exposition de Bru- xelles, la France fut la première à faire parvenir son adhésion. Cet empressement nous ravit, mais, croyez-le bien, ne nous causa aucun étonnement. Ne savons-nous pas que votre pays a fait des expositions un de ses terrains favoris? N’est-ce pas chez vous que naquit l’idée de ces tournois pacifiques ? N’est-ce pas à Paris que cette idée prit corps pour la première fois et qu’elle reçut par la suite ses réalisations les plus grandioses ? N’est-ce pas vous, messieurs les Français, qui avez donné l’exemple des participations en collec- tivité et qui fûtes les premiers à créer un orga- nisme permanent? La vérité est qu’aucune autre nation n’a défriché le terrain des expositions avec autant d’intelli- gence, autant d’esprit de suite et autant de succès.