Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910,
Organe Officiel De L'exposition, Vol. II
Forfatter: E. Rossel
År: 1910
Sider: 500
UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel
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geable a trouvé les moyens de se défendre contre
eux et de les anéantir. Aussi peut-on dire que
« c’est sous les marteaux-pilons que la guerre
se prépare et que la paix se consolide ». Telle
fut la dernière idée exprimée par M. Gœbel ;
elle complétait heureusement son intéressante
conférence.
Les petits Princes à l’Exposition.
La garde médicale du poste i de la Croix-
Rouge à l’Exposition, composée du docteur
Depiesse et des ambulanciers et ambulancières
du sous-comité de Saint-Josse-ten-Noode, MM.
Dungelhoeff, Goossens, Mlles Creten, Van Sprang
et M. L. Beernaert, a reçu samedi matin, vers
Il heures, la visite des jeunes princes Léopold
et Charles-Théodore de Belgique, accompagnés
de leur gouvernante et de leur précepteur, le
lieutenant Matton.
Cette visite a vivement intéressé les petits
princes qui ont surtout examiné les appareils
de stérilisation et de chirurgie du poste, s’en-
quérant des moindres détails. Avant de se retirer,
ils ont signé sur le registre du poste.
La fête du Jury.
Les membres du jury avaient été invités, jeudi
soir, à une fête offerte par le ministre de l’in-
dustrie et du travail, par le commissaire-général
du gouvernement et le comité exécutif. Auditoire
exclusivement masculin, avait-on dit, faute de
place pour les dames du jury. Il y avait néan-
moins quelques dames, et il y avait même quel-
ques places libres dans la salle des fêtes.
La musique des grenadiers, des danseurs et
chanteurs espagnols, le baryton Dufrane, les
Artisans réunis figuraient au programme. Le
clou de la soirée furent les chants et les danses,
surtout la Jota, sauterie trépidante qui fut enle-
vée par deux fois avec une verve délirante par
une danseuse aux cheveux plats et au large
pantalon à faveurs roses sous la vulgaire jupe
grise et par un chanteur à culotte grenat et
chaussés d’espadrilles. Le tout avec accompa-
gnement d’une dizaine de guitares et mandolines
et de frémissantes castagnettes.
M. Dufrane a chanté avec sentiment les
plaintes de Zurga, des Pêcheurs de perles, et
avec puissance et bravoure Les Deux Grenadiers,
de Schumann. On lui a fait un très grand succès.
Les Artisans réunis ont exécuté un chœur de
Radoux, Nuit de mai, et le chœur connu de
Tilman, Les Dernières Cartouches, qui a été
1res applaudi. Après quoi, l’assistance est montée
sans trembler à l’assaut des buffets.
Le Corso fleuri.
Les cortèges succèdent aux cortèges ; celui de
lundi après-midi, dû à l’initiative privée, grou-
pait, sous la dénomination de Corso fleuri, toutes
les bonnes volontés, dont quelques-unes avaient
abouti à de petites merveilles de fraîcheur et
de bon goût. Cette fois, le soleil — un vrai
soleil d’août, ardent et chaud — avait daigné
illuminer de ses rayons cette nouvelle apothéose
de la fleur.
Il y avait des corps de musique recrutés parmi
de tout jeunes gens et précédés de tambours
lilliputiens, notamment un groupe venu d’Os-
tende ; de petits attelages fleuris ; des charrettes
de laitières endimanchées, dont les cruches de
cuivre étincelaient au soleil, et de nombreuses
Petites fleurs isolées personnifiées par d’adora-
bles fillettes. Un groupe dénommé Les petits
enfants philanthropes, et dont les participants
étaient délicieusement travestis, s’arrêtait de
temps en temps sur le parcours du cortège ; les
enfants chantaient des chœurs, exécutaient des
danses. C’était ravissant.
Le jury, réuni devant les bureaux du Comité
exécutif, distribuait force bannières, flots de
rubans, médailles, jouets, bonbons, avec le plus
d’équité possible, contentant beaucoup d’enfants,
en mécontentant quelques autres, ne pouvant
LE TOURNOI D’ESCRIME.
admettre qu’il y en eût de plus gentils parmi
les gentils.
Le cortège, après avoir traversé les jardins de
l’Exposition, est entré à Bruxelles-Kermesse, où
la garde et les musiques lui ont rendu les hon-
neurs. Il a fait le tour du quartier, très animé,
et a été fort applaudi.
Le beau fanion décoré du couple 1830, dessiné
par Amédée Lynen, et qu’offrait le conseil d’ad-
ministration, a été remporté par Mllc Trillet,
une rose Pompon délicieuse de grâce et de
finesse.
Les tournois d’escrime à l’Exposition.
Les concours d’escrime de l’Exposition se
sont clôturés dimanche par le tournoi des pro-
fesseurs (individuel, épée). Ce tournoi avait réuni
soixante-et-un participants, répartis en douze
poules, dont on conservait trois. 11 y eut deux
demi-finales, l’une de trente-six tireurs, dont
on gardait la moitié, l’autre de dix-huit tireurs
dont on éliminait six.
Ce tournoi, en dehors du succès durement
acheté par M. Mathieu, constitue une victoire
des Français qui classent huit des leurs dans
la finale.
Les assauts étaient présidés par MM. le co-
lonel Werbrouck, Sarens, commandant Henrion
et Willems, du bureau de la Fédération, assistés
de nombreux amateurs et maîtres. Tous les
concours de l’Exposition ont été organisés par
M. Ketels, membre du bureau et vice-président
de la salle Dupont, qui s’en est tiré supérieu-
rement et a été chaudement félicité par les nom-
breux étrangers qui y ont participé.
Signalons la blessure reçue par M. Béneton
au cours de la finale, blessure qui a mis ce
tireur hors de combat et l’a empêché d’arriver
à un meilleur classement.
Lundi les assauts ont eu lieu en la salle
des fêtes de l’Exposition.
Une assistance assez nombreuse y assistait.
L’élément féminin y était largement représenté.
Au premier rang, le lieutenant-général Ni-
nitte, le lieutenant-colonel Châtman, directeur
de l’Ecole normale d’escrime de La Haye, et
deux officiers d’ordonnance, le comité organi-
sateur, MM. Feyerick, président, lé lieutenant-
colonel de Werbrouck, vice-président, les secré-
taires Delvaux et Ketels.
Etaient en présence MM. Delibes, Millet et
La Chèvre (Français), et De Smedt, De Bel
et Rabau (Belges).
Les assauts au fleuret, d’une durée de cinq
minutes chacun, ont commencé à 3h. 1/2.
Au total, les Belges ont donné 49 touches et
en ont reçu 25.
La journée s’est terminée par les assauts à
l’épée de combat.
Les Belges ont reçu 13 touches et en ont
donné 16.
En conséquence, les Belges gagnent le matclr
franco-belge pour la première fois.
L’Amérique Centrale.
Samedi dernier, au palais des fêtes, M. Désiré
Pector, conseiller du commerce extérieur de la
France et consul-général en France des Répu-
bliques de Honduras et de Nicaragua, a fait
une conférence sur les richesses naturelles et
l’avenir économique des cinq Républiques-sœurs
de l’Amérique centrale (Guatémala, Salvador,
Honduras, Nicaragua et Costa-Rica). Cette cau-
serie, pleine d’aperçus curieux d’ordre écono-
mique et social sur ces pays trop peu connus
en Europe, a vivement intéressé l’auditoire select
et nombreux.
L’archéologie belge à l’Exposition.
Un des stands les plus intéressants de la
section de l’enseignement supérieur et que nous
signalons non seulement aux chefs d’école pro-
menant leurs élèves par là, mais à tous les
Belges qui visitent l’Exposition : celui des
reconstitutions archéologiques de l’ancienne Bel-
gique, dû aux soins savants et érudits du baron
de Loë, conservateur de cette section aux musées
du Cinquantenaire, et de M.Edmond Rahir, son
distingué collaborateur.
Rien ne pouvait mieux démontrer l’utilité