Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910,
Organe Officiel De L'exposition, Vol. II
Forfatter: E. Rossel
År: 1910
Sider: 500
UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel
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L’EXPOSITION DE BRUXELLES
instructive des reconstitutions pour vulgariser
l’étude archéologique des périodes de la pré-
histoire et des époques romaine et franque dans
notre pays par Tes maquettes, les croquis, les
petits dioramas, les dessins, les tableaux dus
au pinceau habile de M. Du Fief exposés-là.
Si peu épris soit-on des vieilles choses, il est
impossible de ne pas s’intéresser
du passé tel que nous la présentent
et Rahir.
Grâce à eux, il est permis aux
à l’évocation
MM. de Loë
profanes de
s’initier aux mystères des sépultures néolitiques
fouillées à Furfooz et à Vaucellcs, ainsi qu’au
site des stations protohistoriques et belgo-ro-
maines de La Panne (Adinkerke).
Les résultats de leurs savantes recherches
sont là qui nous montrent ce qu’étaient les
marchets (tombes des vieux Gaulois) et les
tumuli, comment nos ancêtres ensevelissaient
les morts, ce qu’était une villa romaine.
Tout cela est puissamment intéressant et
curieux, et il faut savoir gré au baron de Loë
et à M. Rahir de nous l’avoir présenté de façon
si alléchante.
Conférence de M. Landouzy.
M. Landouzy, doyen de la faculté de méde-
cine de Paris, a conférencié lundi après-midi
à l’Exposition sur les cures thermales.
Après avoir fait l’historique de cette médi-
cation découverte depuis plusieurs siècles, l’ora-
teur a insisté sur scs effets particulièrement
puissants dans les cas d’arthritisme et de gas-
trite.
L’action des eaux thermales est d’une telle
efficacité qu’elle peut non seulement guérir les
personnes atteintes de troubles passagers, mais
encore détruire les germes héréditaires de ces
affections.
Cette conférence, très documentée, faite avec
pittoresque par un savant possédant une incon-
testable autorité, a obtenu un vif succès.
Conférence de Mme Maria Biermé.
La conférence donnée par Mllc Maria Biermé
sur la « mélodie chez les musiciens belges »
avait, malgré les nombreuses attractions des
Fêtes nationales, attiré une foule — c’est bien
le mot — considérable et pourtant composée
d’un public de choix, appartenant tant au monde
de la musique et des lettres qu’à celui de l’en-
seignement. Notons M. Klompers, directeur-gé-
néral, et M. Goemans, inspecteur-général de
l’enseignement moyen ; le poète Emile Verhaeren,
MM. Georges Rency, Kefer, Mlle Marie Mali,
MM. Daxhelet, Arthur De Greef, etc.
Mlle Maria Biermé a, dans un langage clair
et élevé, émaillé de jolies échappées poétiques,
alors qu’elle compare les sites ardennais aux
paysages des Flandres, fait l’historique complet,
peut-on dire, de la jeune école belge, en faisant
ressortir les caractères essentiellement
des œuvres dues à nos compositeurs,
appartiennent aux races flamande ou
Elle a été vivement applaudie pour
différents
soit qu’ils
wallonne,
cette çon-
férence artistement patriotique, de même que
Mine Rosa Piers qui l’a illustrée en chantant
avec beaucoup d’art et d’expression, en flamand
ou en français, selon qu’ils appartenaient à nos
compositeurs de Flandre ou de Wallonie, des
lieds de César Franck, Lekeu, Raway, Charles
Radoux, Peter Benoit, De Boeck, Mesdagh,
Blockx, Gilson, Mortelmans, Léon Dubois,- Henri
Thiebaut, Raymond Moulaert. Celui-ci a re-
Le Congrès d’éducation physique.
Le III° congrès international de l’éducation
physique s’est ouvert mercredi après-midi dans
la salle des conférences de l’Exposition. M. le
docteur Desguin présidait. Il a souhaité la bien-
venue aux trois cents congressistes présents,
parmi lesquels de très nombreux délégués des
vingt-trois pays représentés. Dans son discours
d’ouverture, il a montré toute l'importance de
la gymnastique et fait voir l’envergure du mou-
vement actuel en faveur de l’éducation physique.
M. le secrétaire-général Fosséprez lit son rap-
port sur la question gymnastique.
L’éducation physique, dit-il, est une ques-
tion de progrès, de patriotisme et d’humanita-
risme. 11 s’agit de faire de chaque enfant une
unité forte dans la collectivité humaine. On ne
peut plus séparer l’éducation physique de l’édu-
cation générale, car tous les phénomènes biolo-
giques, qu’ils soient intellectuels, moraux ou phy-
siques, sont intimement liés. De grands progrès
ont été réalisés dans le domaine de l’éducation
physique, mais celle-ci n’a pas encore la place
qui lui revient.
M. Fosséprez préconise d’élaguer les pro-
grammes scolaires, de se consacrer exclusivement
aux notions essentielles dans les diverses
ches. On pourrait ainsi réduire de 60 à
même à 45 minutes la durée des leçons
naires. Il resterait alors plus de temps
bran-
50 et
ordi-
pour
entraîner physiquement les élèves, pour les faire
vivre en plein air.
Ce discours a été très applaudi.
L’ordre des travaux du congrès est alors dé-
terminé et la première question est mise de
suite à l’étude. C’est celle qui a rapport à la
préparation militaire.
pianiste.
la séance de son beau talent de
haussé
FÊTE ENFANTINE A L’EXPOSITION.