Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910,
Organe Officiel De L'exposition, Vol. II
Forfatter: E. Rossel
År: 1910
Sider: 500
UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel
Søgning i bogen
Den bedste måde at søge i bogen er ved at downloade PDF'en og søge i den.
Derved får du fremhævet ordene visuelt direkte på billedet af siden.
Digitaliseret bog
Bogens tekst er maskinlæst, så der kan være en del fejl og mangler.
268
L’EXPOSITION DE BRUXELLES
leroi de lui avoir fourni un tel appoint d’intérêt.
Il est certain que* les étrangers seront « profita-
blement » impressionnés par l’ensemble des ma-
chines colossales et admirables exposées par
l’établissement de Charleroi.
Ne suffit-il pas d’évoquer à l'appui de ces
appréciations la machine d’extraction électrique
destinée aux Charbonnages de Mariemont-Bas-
Vue du tableau des compteurs Ferranti, dans le stand de la Société anonyme
des Ateliers de Constructions Électriques de Charleroi. Collectivité des Electriciens belges.
coup et capable d’extraire tio tonnes à l’heure
d’une profondeur de 800 mètres ? Les appareils
qui desservent cette machine, notamment le
groupe-tampon de 1350 kw, portent au pa-
roxyme l’impression de force de ce fantastique
ensemble d’outils I Tel est le superbe spécimen
de machines de charbonnages, • exposé par les
ateliers de Charleroi qui se sont acquis une
spécialité de ce genre de constructions dans les-
quelles doivent s’allier une énergie fabuleuse et
une impeccable perfection.
Auprès de ces colosses, voici une pompe fa-
briquée pour faire jaillir deux cents mètres cubes
par heure, puisés à 385 mètres de profondeur.
Cet appareil accomplira cette prouesse indus-
trielle aux Charbonnages du Trieu-Kaisin.
Très nombreux sont encore les appareils pré-
sentés par notre première usine de constructions
électriques. Un écriteau renseigne les ponts rou-
lants de 25 tonnes dans les halles 1 et 3,
les équipements de chemins de fer et de tram-
ways électriques dans le hall du matériel roulant,
les alternateurs et les générateurs servant des
machines exposées par des firmes de mécanique,
enfin les turbo-alternateurs du stand Cockerill.
N’avais-je pas raison de dire qu’une telle
participation est enorgueillissante pour notre in-
dustrie nationale ? Et ne faut-il pas admirer les
résultats obtenus grâce à l’initiative et à la té-
nacité des Ateliers de Constructions Electriques
de Charleroi, l’une des belles et vaillantes œu-
vres de M. le baron Edouard Empain ?
Récemment, mu par une pensée délicate, celui
qui assura la prospérité de l’usine de Charleroi
a offert le voyage de Bruxelles à ses quinze
cents collaborateurs de tous degrés. M. le baron
Empain a voulu que tout le personnel des Ate-
liers de Constructions Electriques de Charleroi
conservât le souvenir vivant du succès remporté
à notre world’s fair par son usine. Bravo !
Achille Chainaye.
NOS GRANDES INDUSTRIES NATIONALES
Une visite au Palais
de la Fabrique Nationale d’Armes de Guerre
L’an dernier, nous avons décrit dans cette
même revue le home industriel de la Fabrique
Nationale d’Armes de Guerre et nous avons
rapporté quels sont les procédés de fabrication
de la moderne usine modèle. La Fabrique Na-
tionale d’Armes de Guerre devait à sa réputation
de participer à l’Exposition Universelle de Bru-
xelles. Les progrès accomplis par l’établissement
d’Herstal ne sont-ils pas incessants et la pros-
périté ne récompense-t-elle pas de plus en plus
l’initiative, la science et la persévérance des diri-
geants ? Ceux qui connaissent cet admirable or-
ganisme qu’est la Fabrique Nationale d’Armes
de Guerre, n’ont pas été étonnés de l’importance
de sa participation à notre world’s fair. Disons
de suite que le palais de la puissante société
liégeoise, comme tous les pavillons d’ailleurs,
a été complètement épargné par le feu. L’édifice
de la Fabrique Nationale d’Armes voisine avec
les palais de Monaco, de l’Uruguay et de l’Italie
et l’on peut dire qu’il enrichit cet ensemble
monumental. Evoquerais-je le style de cette
construction couronnée par deux dômes ? Ce ne
serait peut-être pas aisé. Son architecture tient
du temple et du burg ; elle amalgame curieuse-
ment du néo-grec et des expressions d’art faites
de la rudesse de certaines civilisations du Nord.
Et il faut constater que l’architecte, M. Rogister,
de Liége, a réussi, puisque ce cadre, d’un aspect
à la fois glorieux et héroïque, sertit, avec bon-
heur, les produits assemblés par la Fabrique
Nationale d’Armes de Guerre. Dans l’unique et
vaste hall de l’impressionnant édifice, une fresque
allégorique représentant Vulcain présidant à un
olympe industriel ajoute encore au caractère
de ces lieux. Il va sans dire que ce sont des
PAVILLON DE LA FABRIQUE NATIONALE
D’ARMES DE GUERRE.
armes que l’on forge aux pieds du dieu boiteux,
« diplomatiquement » assis dans un fauteuil.
Mais ne nous attardons pas davantage à la
garniture et examinons l’exposition même de la
Fabrique Nationale d’Armes. Sous la fresque
contrastent avec les lances et les glaives peints
des fusils à répétition assemblés en panoplies.
Voici des Browning qui semblent consteller le
ciel de ce fond en velours bleu. Au centre
du motif formé par ces éléments, scintillent les
initiales de la « Fabrique Nationale » tracées
par des douilles de cartouches, en cuivre. Puis,
en avant, s’érigent deux pylones formés de car-
touches de différents calibres et de capsules
en acier pour sparklets.
Notre attention est ensuite attirée par une
série de photographies d’intérieurs d’ateliers. Ces
documents, combien animés, content la fabri-
cation des cartouches de guerre. Une quantité
énorme d’ouvrières sont employées dans cette
division. Aussi ne peut-on se défendre de penser
que l’arme de guerre a du bon... au point de
vue économique.
Mais voici une des spécialités « pacifiques »
de la Fabrique Nationale d’Armes. Un « esca-
dron » de bicyclettes semble maintenu par les
cordelières d’un stand. Les connaisseurs admire-
ront la légèreté, l’élégance de ces machines
dont la solidité est, comme on sait, extraordi-
naire.
Au delà des bicyclettes scintillantes, est ap-
pendu à la muraille un tableau retraçant la su-
perficie de terrain occupée par l’usine d’Herstal