ForsideBøgerExposition Universelle In…e L'exposition, Vol. II

Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910,
Organe Officiel De L'exposition, Vol. II

Forfatter: E. Rossel

År: 1910

Sider: 500

UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel

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Side af 526 Forrige Næste
L’EXPOSITION DE BRUXELLES 269 depuis 1899. En dix ans, cet emplacement a presque doublé. Voici d’autres tableaux de ren- seignements où l’image concourt à l’impression des chiffres. Celui-ci donne la progression du nombre moyen annuel des ouvriers et les sa- laires payés annuellement de 1899 à 1909. En 1899, la Fabrique Nationale d’Armes occupait 731 ouvriers auxquels elle payait 716,654 fr. 45 de salaires, et, dix ans après, ces deux postes formaient les chiffres de 2,804 ouvriers et 3,740,001 fr. 40. Le salaire moyen par tra- - Aussi le châssis type 30-40 HP. apparaît-il comme une merveille de fabrication. Quelle impression de force et de perfection donne également le groupe des motocyclettes 1 Peut-on condenser dans un moindre volume plus d’énergie ? Tous les spécimens formant cette petite galerie de chefs-d’œuvre de la mécanique sont en tous points remarquables, depuis le 1 1/4 HP. 1902 jusqu’au 5 HP. 1910. Après avoir fait le tour du hall, marchant « d’étonnement en étonnement », on s’arrête de- était de 1,770 en 1899, est passé à 3,606 en 1909. D’autre part, pour ne parler que de la fabrication des Browning, le nombre de ces armes confectionnées à Herstal a été de 3.920 en 1899, et de 146,387 en 1909. Enfin, nous ne résistons pas à publier encore ces chiffres: « Herstal » a fourni, à ce jour, à divers gouvernements, 375,000 fusils Mauser et 300 millions de cartouches de guerre, et sa production en Browning a dépassé 800,000 pis- tolets I LES ARMES LES BICYCLETTES. vailleur, qui était de 953 fr. 97 en 1899, a atteint 1,335 fr- H en 1909. Un autre tableau, auquel va immédiatement après le regard, énu- mère les institutions de prévoyance et d'agrément dues à l’initiative généreuse de la société. On sait le succès remporté par les méthodes de travail d’Herstal dans la fabrication des autos. L’Exposition de Bruxelles devait fournir à la vaillante F. N. une occasion nouvelle de démonstration péremptoire. Voici, d’abord, une voiture fermée qui doit constituer un échantillon des mérites variés de la production de l’usine d’Herstal. Cette auto, à la fois confortable et luxueuse sans excès, rappelle, nous dit-on, le récent type américain. La direction se trouve à l’intérieur. C’est une voiture à quatre places, y compris celle du chauffeur. Sans doute, l’exposition de ce châssis, non pourvu de carrosserie, est-elle plus intéressante encore pour les connaisseurs. Ceux-ci peuvent se rendre compte, en effet, de la perfection absolue de la construction. Comment, d’ailleurs, en serait-il autrement, chaque pièce étant exé- cutée exclusivement par une ou plusieurs ma- chines-outils, d’après les études des ingénieurs. vant les vitrines installées au centre et dans lesquelles les armes semblent disposées comme dans des écrins. Ne sont-ce pas des pièces précieuses ? Successivement on examine et on admire des fusils et des carabines Mauser, dont la forme extérieure ne surprend plus aucun profane. Puis ce sont les Browning, qui ont détrôné pistolets et revolvers anciens, qui. ex- citent la curiosité. Les fusils et carabines auto- matiques Browning intriguent cependant davan- tage encore les visiteurs. De tout le mécanisme apparent des anciennes armes, seul le chien a été conservé. Mais la boîte dans laquelle sont ren- fermés les organes de ces Browning automa- tiques est richement damasquinée. Enfin, les fusils de chasse, dont le type connu et gracieux est conservé, achèvent de démontrer la variété extraordinaire de la fabrication de la F. N. Sauf ces dernières armes, limitées à leurs moyens classiques, les fusils, les carabines, les pistolets qui ornent les vitrines sont dotés de toutes les perfections de calibre et de mécanisme. Un tableau, particulièrement parlant, m’incite à donner encore quelques renseignements de statistique. Le nombre des machines-outils, qui Disons en terminant que la Fabrique Natio- nale d’Armes de Guerre a obtenu le grand prix aux expositions de Paris en 1900, de Milan en 1906, et enfin de Liége en 1905. Elle est donc coutumière du triomphe que lui vaudra sa participation à l’Exposition Universelle de Bruxelles. Aussi concevons-nous la noble fierté qu’ont dû éprouver, récemment, à la vue de la magni- fique exposition de leur chère usine, les mem- bres du personnel de la Fabrique Nationale d’Armes de Guerre, invités au grand complet à faire le voyage de Bruxelles par la paternelle direction de cet établissement modèle. Et maintenant, qu’il nous soit permis de féli- citer notamment MM. le sénateur Fris, président du conseil d’administration, Andry, directeur- général et Graive, directeur commercial de cette nouvelle preuve d’intense vitalité industrielle que vient de donner au monde entier, la firme depuis longtemps glorieuse à laquelle une pléiade de spécialistes ont voué tout leur savoir et toute leur énergie. Achille Chainaye. INFORMATIONS DIVERSES Le congrès du matériel colonial. En présence d’une foule de personnalités « congolaises » s’est ouvert, dimanche à onze heures, dans la salle des fêtes de l’Exposition, le Congrès pour le perfectionnement du matériel colonial. En ouvrant le Congrès, M. Renkin, ministre des colonies, a prononcé le discours suivant : En présidant à l’ouverture du Congrès pour le perfectionnement du matériel colonial, le gouverne- ment tient à affirmer sa volonté de veiller au relèvement moral et matériel des populations indi- gènes. (Applaudissements.) La colonisation touche à des problèmes moraux très compliqués. Les problèmes économiques qui s’y rapportent ne sont pas moins importants, le relèvement moral des populations nègres et le pro- grès de la civilisation impliquant, d’ailleurs, une transformation sensible des conditions matérielles de l’existence. La mission civilisatrice de la métropole entraîne l’obligation de travailler au bien-être des popula- tions soumises à son autorité tutélaire. Le devoir de la métropole et ses intérêts se con- fondent ici, car les progrès économiques de la colonie, en relevant la condition matérielle des indi- gènes, ouvriront aux produits belges des débouchés nouveaux et donneront un essor nouveau à l’indus- trie nationale. L’extension des routes et des chemins de fer, le développement des communications par terre et par eau, et leur outillage, les moyens de transport, les