ForsideBøgerExposition Universelle In…e L'exposition, Vol. II

Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910,
Organe Officiel De L'exposition, Vol. II

Forfatter: E. Rossel

År: 1910

Sider: 500

UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel

Søgning i bogen

Den bedste måde at søge i bogen er ved at downloade PDF'en og søge i den.

Derved får du fremhævet ordene visuelt direkte på billedet af siden.

Download PDF

Digitaliseret bog

Bogens tekst er maskinlæst, så der kan være en del fejl og mangler.

Side af 526 Forrige Næste
270 L’EXPOSITION DE BRUXELLES fournitures de tous genres qu’appelleront dans nos territoires africains la présence des Européens et leur influence, les transformations que celles-ci apé- reront en matière de transport, de culture, de tra- vail, d’habitation, de vêtement, d’hygiène, etc., doi- vent solliciter l’attention de nos industriels et de nos négociants. Les organisateurs du Congrès ont compris qu'il M. RENKIN, MINISTRE DES COLONIES. importe de faire connaître aux commerçants et aux industriels belges les besoins de notre jeune colonie. Sous l’empire de cette idée, ils se sont attachés à l’organisation de ce Congrès, dont la session préliminaire s’est tenue à Anvers, il y a un an. Le gouvernement s’associe de tout cœur à cette œuvre de vulgarisation et d’études. Il lui accorde volontiers son patronage. (Applaudissements.) Depuis le 1er juillet de cette année, le régime économique du Congo belge est profondément modi- fié. L’abandon de la récolte en régie des produits du domaine dans une grande partie du territoire du Congo belge est une étape importante dans la transformation de la colonie. Mais, pour l’accomplir, il ne suffit pas de l’action législative ou administrative des pouvoirs publics. Dans l’œuvre de la civilisation, l’industriel, l’agri- culteur, l’artisan ont un rôle important à remplir. Et la technique doit féconder leur initiative. Il importe que l’outillage colonial réalise les conditions que l’expérience a démontrées néces- saires ou souhaitables. Nos commerçants et nos industriels doivent faire preuve d’initiative et s’entourer de renseignements utiles que fournit abondamment l’expérience. Ils s’instruisent ainsi des besoins réels des populations indigènes et des nécessités qu’entraîne la mise en exploitation raisonnée de la terre. Tel est le but essentiel de ce Congrès. Il doit mettre à profit l’expérience des coloniaux pour donner aux commerçants les renseignements utiles à l’extension de leur trafic, aux industriels les indications qui les mettront à même de perfec- tionner leur outillage, aux agronomes, artisans et ouvriers, les connaissances nécessaires à leur forma- tion coloniale. (Applaudissements.) Parmi les progrès à réaliser immédiatement, nous rangeons l’amélioration des moyens de transport et la création de voies nouvelles. Les voies de communication sont la base indispensable du pro- grès économique. La nature a créé certaines voies de communication. Elle a doté le Congo d’un réseau navigable unique au monde. Sa bonne utilisation exige le concours de la science. Il incombe au travail de l’homme de tracer les routes et de créer les chemins de fer à voie large ou étroite, qui faciliteront et multiplieront les trans- ports, donneront au commerce du Congo tout l’es- sort dont il est capable. L’automobilisme, tant terrestre que naval, a résolu de grands problèmes. 11 est probable que cer- taines de ses applications, modifiées ou perfec- tionnées, pourront être utilisées dans la colonie belge. Des exploitations agricoles seront fondées. Le machinisme agricole qui supplée dans une certaine mesure à l’insuffisance de la main-d’œuvre, tend à pénétrer de plus en plus dans les pays civilisés. Il faudra l’introduire au Congo. Mais pour que son installation produise tous ses résultats, il importe que les engins satisfassent à des conditions de solidité, de réparation, de transport facile, de mise en pratique aisée. L’amélioration des conditions de la vie des blancs et des indigènes, Je confort des installations, la lutte contre l’influence déprimante du climat sont des problèmes qui doivent préoccuper les savants et les médecins, mais dont la solution dépend en grande partie des progrès que réaliseront les indus- tries du vêtement, de la construction, de l’alimen- tation. Toutes ces questions sont inscrites au programme de nos différentes sections. Elles y seront sou- mises à un examen approfondi. Le gouvernement a l’assurance que vous leur donnerez des solutions fécondes. La Belgique, par des Congrès comme celui-ci, prouve qu’elle possède les ressources morales et matérielles nécessaires à l’accomplissement de la tâche considérable qu’elle assuma en annexant l’Etat Indépendant. En prenant une place de plus en plus impor- tante dans l’évolution économique coloniale, elle se montrera digne de la haute mission que le génie du roi Léopold II lui a réservée en Afrique. (Longs applaudissements.) M. le major Liebrechts, conseiller d’Etat ho- noraire du Congo et président du Congrès, se réjouit de la présence de M. le ministre des colonies, puis il met en parallèle les richesses énormes du Congo et les faibles moyens dont les indigènes disposent pour les mettre en valeur. Quand l’indigène trouvera un milieu où il pourra satisfaire ses goûts, où son existence matérielle sera améliorée, son confort augmenté, ses aspira- tions élargies, il s’y fixera et se pliera plus volon- tiers aux exigences d’une vie plus civilisée. Quel moyen plus efficace d’assurer cette évolution qu’en mettant en son pouvoir des outils perfectionnés, qui, à l’aide d’un effort moins laborieux lui donne- ront plus de résultats effectifs ? (Applaudissements.) Quel prodigieux stimulant que ce rendement maxi- mum obtenu par le minimum de fatigue. La paresse native du nègre cédera, si nous le voulons réso- lument, devant nos efforts continus, intelligemment conduits. Le problème est vaste, il exige une étude appro- fondie. N’oublions pas qu’un peuple colonisateur en pays barbare surtout, doit avoir une compré- hension élevée de ses devoirs envers ses protégés. Il doit s’imposer de lourds sacrifices, sans les- quels sa tâche ne peut s’accomplir. Au Congo, c’est la vie entière de l’indigène, aussi sa mentalité qui doivent être transformées, car c’est lui-même qui doit être le principal artisan de la régénération de son pays : nous ne pouvons que le diriger, l'aider de nos conseils, de nos ressources. Mettons à sa disposition les résultats de notre expérience, les découvertes de nos industries, et enseignons-lui à faire fructifier un sol dont on peut dire qu’il n’en existe sous aucun ciel, de plus généreux, de mieux partagé par la nature. (Applaudissements.) M. Liebrechts insiste sur les ressources d’ave- nir qu’offre l’agriculture au Congo. Puis il montre les progrès réalisés dans l’outillage éco- nomique de la colonie. Nous devons nous préoc- cuper, poursuit-il, d’assurer le plus large bien- être matériel aux Européens. Il rend hommage aux premiers pionniers belges, qui sont morts de privations au Congo. Messieurs, votre présence dans cette salle, prouve mieux que des considérations d’ordre divers que vous avez compris l’importance des questions que nous allons aborder. Vous appartenez à des bran- ches très diverses de l’activité nationale: à l’ar- mé?, aux administrations publiques, aux corps sa- vants, à une élite enfin, et votre unanimité constitue une manifestation éclatante en faveur de l’idée colo- niale, dont vous avez compris toute l’importance, comme aussi la lourde tâche que nous avons doré- navant assumée en Afrique. Messieurs, puisse ce Congrès produire les fruits que nous en attendons, puisse-t-il contribuer au relèvement matériel et moral de la race noire, et apporter aux nôtres, artisans d’une œuvre qui doit faire la Belgique plus belle et plus grande, le stimulant dont ils ont besoin, c’est-à-dire la croyance en la sympathie agissante de leurs com- patriotes. (Vifs applaudissements.) M. le capitaine-commandant Tielemans, secré- taire-général du Congrès, fait ensuite l’histo- rique du Congrès, rappelant les travaux de la session préliminaire tenue à Anvers. Le comité organisateur ayant remis sa démis- sion, l'assemblée le charge de diriger les débats du Congrès. (Applaudissements.) M. Liebrechts propose d’envoyer au Roi l’ex- pression du dévouement et de l’attachement des membres du Congrès. (Applaudissements.) Conférence du colonel Thys. En présence d’un public extrêmement nom- breux parmi lequel on remarquait MM. Le- brechts, Buls, le commandant Dubreucq, De Lannoy, directeur du chemin de fer des Grands Lacs ; Prins et beaucoup de personnalités du monde colonial, le colonel Thys a donné jeudi après-midi une superbe conférence, au palais des fêtes de l’Exposition, sur l’œuvre africaine de Léopold II. Le colonel Thys a rappelé qu’il avait com- battu énergiquement l’instauration du régime du travail forcé au Congo. « Mais, a-t-il observé, je ne pense pas que mon loyalisme, ni mon patriotisme aient jamais pu être mis en doute. LA SORTIE DES CONGRESSISTES.