ForsideBøgerExposition Universelle In…e L'exposition, Vol. II

Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910,
Organe Officiel De L'exposition, Vol. II

Forfatter: E. Rossel

År: 1910

Sider: 500

UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel

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274 L’EXPOSITION DE BRUXELLES des écoles professionnelles pour les deux sexes : écoles de couture, de modes, d’art industriel, écoles de menuiserie, d’horlogerie, de reliure, que d’autres encore 1 Les travaux de ces établissements sont exposés au Solbosch dans le pavillon de la ville et dans cette exposition on a moins cherché à étonner le visiteur par la perfection technique des objets exposés — ce qui est toujours facile en choi- sissant dans chaque classe le chef-d’œuvre ex- ceptionnel de l’élève d’élite — qu’à le mettre au courant des méthodes employées. C’est ce qui donne au pavillon de la ville un intérêt tout spécial au point de vue de la pédagogie technique. Mais les travaux publics ne sont pas moins intéressants. Un Bruxellois qui reviendrait dans sa ville natale après vingt ans d’absence ne la reconnaîtrait point. Depuis les grands travaux auxquels le bourgmestre Ans- pach a attaché son nom, depuis le voûtement de la Senne et le percement des boulevards du Centre, la ville n’a cessé de se transformer. Si, d’une part, elle rendait à sa Grand’Place sa valeur exceptionnelle de bijou archéologique, elle se modernisait d’un autre côté par de larges percées, des dégagements heureux, des créations grandioses dignes d’Haussmann. Le seul re- proche qu’on pourrait à la rigueur adresser à l’administration, ce serait d’avoir commencé trop de travaux à la fois, et peut-être de n’avoir pas toujours montré le souci du pittoresque émouvant ou amusant que l’on trouvait dans les vieux quartiers. Mais, sous ce rapport, on ne peut guère opposer aux raisons des ingénieurs que des raisons de sentiment qui varient selon les individus : une ville ne peut vivre sans se transformer, et Bruxelles vit avec intensité. Aussi les travaux en cours seront-ils suivis d’autres travaux, et le pavillon de la ville à l’Exposition comporte quantité de maquettes et de plans extrêmement intéressants. Il y a notamment un projet de dégagement du Palais de Justice vers la rue Haute et la rue Blaes qui feraient de ce vieux quartier populaire un coin de ville vrai- ment monumental. Malheureusement, dira-t-on, l’exécution de |Ce beau projet aurait pour premier effet d’exiler encore loin de la capitale quelques milliers de familles ouvrières. Cette question des logements ouvriers est, dans une ville comme Bruxelles, resserrée entre ses faubourgs et contrainte par sa situation de capitale même à de grands travaux de luxe, un des plus graves problèmes contemporains. Il n’a peut-être pas reçu encore de solution définitive, mais, du moins, il a été sérieusement envisagé, et l’on trouve dans le pavillon du Solbosch une maquette fort bien exécutée d’un PAVILLON DE LA VILLE DE BRUXELLES. groupe de maisons de rapport destinées à des logements ouvriers à bon marché. Ces maisons, assurément, n’ont pas le charme intime et riant des cottages de Port-Sunlight ; ce sont de vraies maisons de ville, de grandes casernes où l’on pourra caser des centaines de ménages dans la promiscuité forcée du « carré », de l’étage ; mais tant qu’on voudra construire des logements à bon marché dans le centre des grandes villes, on devra bien se résoudre à cette forme de l'habitation en commun. Au reste, si' les appartements des nouvelles maisons de rapport ne valent pas les cottages de Port-Sunlight et autres lieux, ils sont, du moins, bien supérieurs aux infâmes taudis dont se contentent encore forcément un si grand nombre de nos concitoyens, et l’effort que fait l’administration bruxelloise pour donner des logements salubres aux citoyens les plus pauvres est vraiment digne de tous les éloges. Au reste, X s’il serait absurde de dire que les grandes villes sont en train de résoudre tous les problèmes sociaux qui sollicitent notre temps, du moins remarquera-t-on que c’est là qu’on a le plus sérieusement travaillé à leur juste solution. Et ce spectacle est un de ceux qui inspirent le plus de confiance dans l'avenir des sociétés humaines. Il montre que là où le développement de la vie collective engendre le plus de maux se trouvent aussi les plus ingénieux remèdes. L. Dumont-Wilden. LE LABORATOIRE POPULAIRE D’ÉLECTRICITE créé à Bruxelles par M. Robert GOLDSCHMIDT Le musée de la chaussée d’Etterbeek. — L’ensei- gnement du fait et l’enseignement du livre — Le laboratoire. — Expériences quotidiennes de photo- télégraphie et de télégraphie sans. fil. — La cave magique. L’idée date de plusieurs années. Un jour, nous fûmes informé, au cours d’une visite aux Instituts Solvay, qu’un ancien étudiant de l’Uni- versité libre de Bruxelles voulait réaliser, pour la masse du grand public, un mode d’instruction plus vivant que par le livre. Ce jeune homme, nous dit-on, installe un Musée scientifique dans un immeuble de la chaussée d’Etterbeek et, par goût autant que par conviction dans le succès de cette branche spéciale, il consacre ses efforts et ce musée à l’électricité. Pendant cinq années, M. Robert Goldschmidt développe ses installations, améliore ses métho- des de présentation, souvent refond l’ensemble. On attend toujours l’ouverture, la grande ouver- ture publique. Mais le créateur, préoccupé de présenter une chose parfaite, n’a jamais le temps de songer à une ouverture plus ou moins solen- nelle. Et puis, le fait même d’ « ouvrir » n’in- dique-t-il pas quelque chose de définitivement établi, tandis que M. Goldschmidt estime qu’il est encore si loin de ce qu’il faudrait réaliser I Et l’on fut admis à la visite du Musée sur présentation de sa carte. Toute personne désireuse de se renseigner sur un point quelconque du sujet électricité ne faisait pas en vain une visite au Musée. Rien n’y manquait ! Tous les principes formulés dans les livres, dans le Ganot des écoles, étaient ici présentés sous la forme naturelle du phéno- mène. Par exemple,' on nous dit que l’électricité semble être de la nature de l’aimant, car elle reproduit les mêmes phénomènes que celui-ci. Eh bien, voici une série d’aimants et de dispo- sitifs spéciaux qui vont nous permettre de voir certaines expériences que plus loin nous repro- duirons cette fois à l’aide de forces électriques et nous serons convaincus, bien mieux que par l’affirmation théorique ! Le Musée ne s’en tenait pas à la démonstration des éléments ; on y pou- vait vérifier tous les principes les plus com- pliqués, à l’aide des appareils les plus gros, ou les plus délicats selon les circonstances. Tout s’y trouvait. Un simple artisan, presque sans instruction, pourvu qu’il ait de l’intelligence, pouvait sortir de là déjà fort bien instruit des merveilles de l’électricité. Comment marche un tram élec- trique ? S’il s’était posé cette question, rapi-