ForsideBøgerExposition Universelle In…e L'exposition, Vol. II

Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910,
Organe Officiel De L'exposition, Vol. II

Forfatter: E. Rossel

År: 1910

Sider: 500

UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel

Søgning i bogen

Den bedste måde at søge i bogen er ved at downloade PDF'en og søge i den.

Derved får du fremhævet ordene visuelt direkte på billedet af siden.

Download PDF

Digitaliseret bog

Bogens tekst er maskinlæst, så der kan være en del fejl og mangler.

Side af 526 Forrige Næste
276 L’EXPOSITION DE BRUXELLES «QuF föft (Phot. Valentine et Sons.) LA GRANDE TERRASSE. CE QU’ETAIT LA SECTION BELGE Deux puissances sont perpétuellement aux prises, la Nature et l’Humanité. Celle-ci vient d’être encore une /ois la victime. C’est le Feu qui a été choisi pour mauvais génie ! A la place que couvraient les efforts laborieux des hommes de France, d’Angleterre et de Belgique, unis dans une pensée de progrès contre les âpretés matérielles de la vie, maintenant règne seul le vide brutal de l’espace, au-dessus des débris du labeur humain. Ce fier portique qui s’élevait, donnant accès aux galeries, dont l’image s’est gravée dans toutes les mémoires, est remplacé par moins que des ruines: des débris! On arrive, on lève les yeux, et l’on sent ses paupières se mouiller! Aucune architecture n’arrête plus, momentané- ment, les regards, ils passent outre sur les nuages, il semble que le ciel soit redescendu, triomphant, reprendre la place, qu’on lui avait enlevée ! Elle est terrible, cette nature, qui doit toujours avoir raison! Rien ne lui échappe, ni personne, l’être le plus petit, l’homme, le bâtiment, la ville, toujours, tôt ou tard, elle engloutit l’un après l’autre dans son éternité! Tantôt, c’est le tremblement de terre. Quel- ques frissons d’un coin du monstre planétaire, et des villes sont en flammes, tout s’écroule! Ou bien c’est l’Océan qui se dresse, s’allonge par le rivage jusqu’au cœur d’une ville, sapée, écrasée, réduite en boue! Désastres perpétuels! Devant vous qu’elle est sublime, cette humanité que rien ne rebute, qui toujours cherche, fait mieux, édifie, reconstruit avec un inlassable courage! Les Eléments, auteurs de ces cataclysmes, les vaincre, voilà notre vraie tâche. Serions-nous trop d’être tous, unis, pour une défense com- mune? L’ennemi est au dehors de l’humanité. Son intrusion, cette fois, ne fut-elle pas, peut- être, plus insolente que jamais, quand pour re- conquérir un bout de ciel et de terre, il osa envoyer le Feu, parmi les nations unies! Comme nous achevions de célébrer, dans un élan enthousiaste, l’admirable concours des in- dustries belges à l’Exposition, il ne s’était pas écoulé deux heures que la flamme destructrice s’élançait vers le ciel. Nous donnons les pages suivantes, telles qu’elles ont été écrites, à titre de documentation, et, hélas! de commémoration. * * * Une toute petite nation qui arrive à s’égaler aux plus grandes, voilà ce qui se voit à l’Expo- sition, et n’est pas un des spectacles les moins merveilleux ! Les jaloux diront : « Ce n’est pas difficile, la Belgique, dont vous parlez, est chez elle et fait l’Exposition chez elle ! » Non, ce n’est pas une illusion ; cet effort est grandiose, il est réel, la Belgique a pris, industriellement, place au rang des grandes nations. Au cours des nombreux banquets où l’on s’est congratulé, internationalement, les étrangers ont été les pre- miers à constater cette égalité, et ils y ont rendu hommage généreusement. Ces paroles ne furent pas de simples com- pliments de politesse. Nous avons le sentiment qu’elles furent l’expression de la réalité et c’est pour le prouver que nous entreprenons de résu- mer ici, en un coup d’œil général, l'exposition des sections belges. En quelque branche indus- trielle ou scientifique, sans oublier lettres et beaux-arts, on ne saurait citer que bien peu de choses, — et aucune essentielle, — qui ne soient représentés par les industries, les sciences et les arts de Belgique. Nous n’avons pas de cuirassés, c’est vrai, et l’on devrait nous savoir gré de cette sagesse, — mais nous avons steamers et navires de com- merce, c’est-à-dire voyage et ravitaillement. Nous n’avons pas, dans les galeries, d’aéroplanes à nous qui aient fait leurs preuves, mais nous avons eu la quinzaine de Stockel, ce qui est mieux, puisque c’est la pratique. Il ne nous man- que guère, parmi les grandes inventions, que la télégraphie sans fil. Ici. la partie est renversée : nous en avons la théorie, au laboratoire d’élec- tricité Goldschmidt, mais c’est la h rance qui en a la réalisation. Ces lacunes avouées, nous voici tout à fait a l’aise devant les grandes nations. Que les plus grandes villes nous apportent n’importe quel projet, nos ingénieurs en feront les plans ; nos constructeurs, les machines ; nos savants, les analyses, et nos poètes, les chansons. Et combien sommes-nous d’hommes de toutes professions, en Belgique, pour soutenir toutes nos prétentions mondiales ? Comme on a l’habitude de comprendre les femmes dans le dénombre- ment des habitants d’un pays, nous ferons de même, car, aujourd’hui, tant d’entre elles tra- vaillent, que ce serait injustice de ne les pas compter au nombre des éléments de fortune du pays ; eh bien, nous ne sommes, devant les grosses populations étrangères, pour soutenir la