Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910,
Organe Officiel De L'exposition, Vol. II
Forfatter: E. Rossel
År: 1910
Sider: 500
UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel
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L’EXPOSITION DE BRUXELLES
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TRIAGE DES LAINES.
LE TRIAGE DES LAINES BRUTES EST NUISIBLE AUX OUVRIERS. — LA MALADIE PROFESSIONNELLE EST CHEZ EUX L’ANTHRAX.
maladies, la commission n’a pu présenter de
solution définitive au Conseil provincial. Le
Conseil provincial a porté à son budget une
somme de 3,000 francs destinée, en partie seu-
lement, à couvrir les frais de l’enquête. Or,
il est évident que des recherches de cette na-
ture, réclamant des spécialistes, ne peuvent pas
être effectuées avec des sommes aussi dérisoires.
Ce que l’on a peut-être pu faire de plus
efficace jusqu’ici, mais seulement pour pallier
les conséquences des maladies professionnelles,
c’est de les ranger dans la classe des accidents
du travail, ce qui permet quelque action des lois
actuellement existantes.
La section d’hygiène de l’Exposition montre
une suite de modèles de cire reproduisant l’as-
pect que prennent sur les malades ces différents
accidents du travail. La vitrine est instructive.
Les jeunes gens intelligents et robustes qui se
proposent quelque avenir dans les métiers feront
bien de faire une visite à ce petit musée des hor-
reurs avant de se choisir une carrière. Ce sont
des industries où l’ouvrier ne prospère pas,
nous disait un patron, il y « crève ».
Voulez-vous voir ? Quelques industries nou-
velles, ou à peu près, ont fait naître tout de
suite des maladies nouvelles. Par exemple, la
vulcanisation du caoutchouc, pour automobiles,
réclame l’emploi du sulfure de carbone, liquide
a odeur repoussante qui émet des vapeurs dan-
gereuses quand elles sont absorbées par les
voies respiratoires. C’est un poison agissant sur
le système nerveux et sur le sang, dont il altère
le principe même, l’hémoglobine. Le soufre, d’où
il dérive, n’est pas un poison, mais presque tous
ses composés sont très nocifs et l’empoisonne-
ment chronique attend les travailleurs q'ui les
manipulent sous les formes d’anhydrides sulfu-
reux et sulfurique (vitriol), acide sulfhydrique,
chlorure de soufre. Ces substances occasionnent
des troubles mentaux, la paralysie et la dé-
mence.
Les dérivés du bienfaisant goudron sont, eux,
traîtres aussi. Ce sont la benzine vraie, pyridine,
mtrobenzol, dinitrobenzol, couleurs d’aniline,
acide picrique et picrate, benzol. Famille dan-
gereuse, dont le voisinage n’amène rien moins
chez l’ouvrier que la déchéance physique, sous
des formes nombreuses : attaques épileptiformes,
troubles de la vue, manque de coordination dans
les mouvements , ■intoxication chronique ; anémie
avec vertiges et eczéma.
Viennent maintenant deux grands meurtriers,
déjà célèbres pour leurs méfaits dans l’industrie :
l’arsenic et le phosphore. L’arsenic pur n’est
pas vénéneux. 11 présente l’aspect d’une roche
métallique. Les Chinois y taillent des coupes
où séjourne de l’eau que l’on boit pour les
propriétés de rajeunissement, dit-on, qu’elles ont
acquises au contact de l’arsenic. Il n’en est plus
de même quand il s’agit des dérivés : acide
arsénieux, verts de Schweinfurt et de Scheele,
LE CLOUTIER. — (EXPOSITION DU TRAVAIL A DOMICILE). — MÉTIER NUISIBLE
A CAUSE DES PARTICULES DE FER QUI PAR LA RESPIRATION S’EMMAGASINENT DANS LES POUMONS.
cochenille artificielle, sulfures d’arsenic, orpi-
ment. L’empoisonnement chronique amène la
chute des cheveux, celle des ongles, le saigne-
ment des gencives, la desquamation. Ces acci-
dents s’accompagnent de la paralysie de l’un
ou des deux côtés, d’attaques épileptiformes,
d’irritabilité, de mélancolie.
Voyons les méfaits de l’autre bandit, le phos-
phore, neut-être plus redoutable. Il ne veut
pas qu l’on touche à sa chair blanche et lumi-
neuse. Il se venge et terriblement. Une fois accu-
mulé dans l’organisme, où il pénètre soit par
les voies respiratoires sous forme de vapeurs,
soit à l’état solide ou liquide par contact direct,
il commence son œuvre effroyable par l’empoi-
sonnement chronique. Il s’attaque à la mâchoire
et spécialement au maxillaire inférieur, mais