ForsideBøgerExposition Universelle In…e L'exposition, Vol. II

Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910,
Organe Officiel De L'exposition, Vol. II

Forfatter: E. Rossel

År: 1910

Sider: 500

UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel

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L’EXPOSITION DE BRUXELLES 293 sociales, et cet équilibre, l’administration com- munale en est l’expression. Bon gré mal gré, dans cette ruche ouvrière, elle a dû s’occuper activement, non seulement de l’enseignement, mais aussi et surtout de l’assistance sociale. C’est ce qui fait l’originalité du pavillon de la ville de Gand ; c’est ce qui fait qu’à côté du bon public qui, dans une exposition, ne veut voir que le spectacle, on y rencontre de temps en temps des visiteurs attentifs que l’on voit avec étonnement s’attarder devant des ta- bleaux statistiques et prendre des notes. L. Dumont-Wilden. LES “ GRANDS MAGASINS DU BON MARCHÉ „ Les Grands Magasins du Bon Marché avaient participé dans la plus large mesure à l’Expo- sition de Bruxelles. Ils avaient édifié, à gauche du Stand Royal, un splendide pavillon d’ameu- blement qui constituait une pièce merveilleuse d’art et de luxe. Tout d’abord se présentait aux regards le hall d’entrée, hall grandiose, comme l’époque dont il évoquait le souvenir et dont, avec une fidélité religieuse, il reproduisait scrupuleuse- ment le style. Sur un dallage gris et blanc, rappelant ceux du palais de Versailles, devant une glace de l’époque, placée au-dessus d’une jardinière en- tourée de plantes qui lui formaient un verdoyant soubassement, se dressait une statue d’une blan- cheur marmoréenne, reproduction d’une des œuvres les plus admirées, cette année, au Salon des Artistes Français. Cette statue était la seule — mais très heureuse — ■ concession faite à l’art du XXe siècle. Les meubles qui garnissaient le hall, table aux riches appliques de bronze, sièges en bois de chêne sculpté, couverts d’un velours de Gênes que l’on aurait cru être l’œuvre des siècles passés, tout nous ramenait à l’époque où Louis XIV pouvait se proclamer le Roi Soleil. De chaque côté de la glace, deux portes aux fines et délicates sculptures semblaient établir la communication avec les pièces qui se dé- ployaient à droite et à gauche, derrière cette entrée. A gauche, on admirait la salle à manger de style Empire, à laquelle faisait suite la salle viennoise. A l’angle du stand, un salon d’attente pré- cédait une pièce merveilleuse où l’art avait pro- digué tous ses chefs-d’œuvre. On ne pouvait tien imaginer de plus somptueux et en même temps d’un goût plus pur. Peintures qu’auraient pu signer Watteau ou Hubert Robert, luxueux rideaux en damas de Lyon, magnifique tapis persan, meubles en bois sculpté et doré, tapisseries d’Aubusson, etc. La chambre à coucher Louis XVI rappelait Trianon. Sobre de décor, cette chambre avait dans sa simplicité très grande allure et son caractère décoratif était des plus noble. * * * Les Grands Magasins du Bon Marché avaient encore installé un autre stand dans le groupe ^HI de la classe 85, confection et couture. Hais ici nous allons passer la plume à un confrère, un spécialiste qui, au lendemain de 1 inauguration, décrivait en ces termes ce stand Qui attirait la foule des visiteuses : De gracieux mannequins portent avec aisance de délicieuses toilettes. L’une a revêtu un cos- Rirne de plage blanc, en shantung, gracieuse- ment alluré ; une autre, moins simple, porte une fort élégante robe de visite en cachemire de soie et filet de soie ton sur ton, tandis que Plus loin nous apprécions la splendeur de deux exquises robes de soirée, l’une en gaze blanche et noire ornée de ruban d’un bleu infiniment doux, l’autre en tulle pompadour, d’une harmo- nie de tons idéale, d'autres plus somptueuses encore, mais toutes d’un goût parfait. Une toilette de visite a particulièrement attiré notre attention. La robe est en cachemire de soie très souple, recouvert de gaze perlée, bro- IIALL LOUIS XIV. derie et empiècement également perlé ; chapeau et boa assortis de ton. L’ensemble est ravissant, d’une recherche et d’une distinction suprêmes. Et que dire du somptueux manteau d’hermine, que le col et les parements de skungs dont il est garni, font paraître d’une blancheur plus douce et plus caressante encore, sinon que la femme qui le portera sera belle entre les belles et fera bien des jalouses. Mais, à coup sûr, elle ne saurait être plus séduisante que celles qui revêtiront les deux déshabillés prestigieux en tulle brodé, rehaussé de vraie dentelle, d’un ensemble si délicatement harmonieux. Nous ne nous lassions pas d’ad- mirer. Dans les vitrines ont été disposés avec un art délicat et impeccable les divers objets concernant la toilette féminine. Successivement nous passons en revue de coquettes blouses en cachemire de soie voilées de gaze, des jupons de satin souple, aux couleurs chatoyantes, garnis de franges assorties, un très riche manteau de dentelle brodée, des étoles et une écharpe de fourrure en skungs et tulle or, d’un effet des plus séduisants, un merveilleux manteau en chin- chilla, avec bandes de gaze grise et entre-deux de dentelle véritable, perlée acier et franges d’acier auquel s’assortit le manchon. Mais ce qui attire invinciblement la femme élégante, c’est la lingerie. N’est-ce pas là qu’elle peut déployer tout le goût, tous les raffinements de coquetterie dont elle est capable, là qu’elle peut donner libre cours à sa fantaisie et com- biner ces dessous savants et suggestifs qui la rendront irrésistible. Aussi, est-ce avec une véri- table volupté qu’elle s’arrête devant toutes ces lingeries fines et mousseuses : chemises de jour et de nuit, pantalons, coiffeuses en linon, bro- deries et dentelles, tout envolantées et enruba- nées, combinaisons, etc. Parmi ces dernières nous ne saurions résister au plaisir d’en signaler une qui est une petite merveille avec son volant de point d’esprit et véritable valenciennes. Mais, si elle est coquette par elle-même, la maman l’est davantage encore pour ses enfants. Aussi les délicieux modèles que le Bon Marché destine aux chers petits la retiennent et l’en- chantent et c’est avec une joie attendrie et un sourire heureux, qu’elle examine et admire man- teaux, robes et chapeaux qui rendront, plus jolis encore, les charmants bambins. Et ce qu’il importe de noter, c’est que ces créations n’ont pas été faites spécialement pour l’Exposition. Le Bon Marché n’a pas voulu suivre l’exemple de maisons concurrentes. Il n’a pas voulu montrer ses exceptions, il soumet à l’examen du public, au jugement du jury, les modèles de vente courante, dans ses ma- gasins, modèles dont le prix est évidemment proportionnel à leur richesse, à l’importance du travail qu’ils ont nécessité, mais n’est jamais exagéré et se fait, au contraire, remarquer par son extrême modération. Les Grands Magasins du Bon Marché ne font pas payer leur signa- ture. En sortant de l’Exposition, une curiosité bien naturelle nous prit. Visiter cette maison dont la production, si variée, se manifestait par de si beaux, de si admirables spécimens ? Et voici ce que nous avons vu, ce que nous avons appris, ce que nous avons constaté :