Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910,
Organe Officiel De L'exposition, Vol. II
Forfatter: E. Rossel
År: 1910
Sider: 500
UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel
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L’EXPOSITION DE BRUXELLES
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NOS GRANDES INDUSTRIES NATIONALES
Les Grandes Brasseries de l’Etoile
Oui, c’est parmi nos grandes industries qu’il
faut ranger l’entreprise dite des Brasseries de
l’Etoile. On sait l’importance que les principales
branches de l’industrie de l’alimentation ont eue
de tout temps à Bruxelles. Il semble même que
notre capitale fut toujours exceptionnellement
£ 7. iJzt/i Afa/vjï/*
CUVE A BRASSIN (QUAI DE MARIEMONT).
propice au commerce du boire et du manger.
Que de fortunes provinrent des bénéfices réalisés
dans le ravitaillement de nos concitoyens, peu
enclins à la tempérance ! Emile Zola lui-même,
qui connaissait bien « le ventre de Paris », fut
frappé, lors d’un de ses voyages à Bruxelles,
de la soif et de l’appétit de notre cité, révélés
par la puissance commerciale de tout ce qui
est destiné à les satisfaire.
Il n’y a donc rien d’étonnant à ce qu’une
société ait eu l’idée d’appliquer à une de ces
industries de l’alimentation: la brasserie, les
méthodes financière, administrative et technique
dont les preuves sont faites, depuis longtemps,
dans presque tous les autres domaines de la
production. On sera peut-être même surpris de
ce que l’on ait attendu jusque dans ces derniers
temps pour réaliser ce progrès. Les nouveaux
procédés brassicoles, adoptés d’abord à l’étran-
ger, ne devaient pas peu contribuer à développer
l’importance de la fabrication des bières et,
Par conséquent, solliciter l’initiative des hommes
d’affaires. Au point de vue des intérêts géné-
raux, il importait aussi de lutter contre la con-
currence des brasseries étrangères.
Aucun organisme n’a compris plus complè-
tement que celui des Grandes Brasseries de
l’Etoile la modernisation qui pouvait être appor-
tée à une industrie séculaire, dont les résultats
furent toujours magnifiques. La Belgique ne
le cède, en effet, à aucun autre pays, pour la
consommation de la bière.
*
* *
Il convient tout d’abord d’évoquer l’impor-
tance de l’ensemble des exploitations des Bras-
series de l’Etoile. L’établissement du quai de
Mariemont, qui couvre 90 ares de terrain, le
long du si actif canal de Charleroi, est consacré
a la fabrication des bières à fermentation basse •
bock, munich et bavière. On y produit aussi les
bières nationales.
On verra par la suite que la brasserie molen-
beekoise de L’Etoile s’agrandit considérable-
ment en ce moment. Le développement des
moyens de production qui en résultera a paru.
sans doute, encore insuffisant aux dirigeants de
l’entreprise, puisqu’ils ont acquis récemment
l’ancienne brasserie Veuve Mann et Cic, rue du
Trône.
Les deux usines de l’agglomération bruxelloise
des Brasseries de l’Etoile, dont le genre de
fabrication est le même, et la brasserie de
Bornhem, également acquise par la Société, pro-
duisent 200,000 hectolitres par an. La valeur
industrielle des Brasseries de l’Etoile n’a pas
MACHINES FRIGORIFÈRES.
attendu, comme on le constatera, le nombre
des années !
Maintenant, soulignons l’importance que pré-
sente dans le groupe des exploitations la division
de Bornhem. Dans cette ancienne et célèbre
brasserie, dont le domaine ne couvre pas moins
de trois hectares, ne fabrique-t-on pas ces bières
réputées : blonde de Bornhem, « Vieux Temps »,
uitzet, stout, double-brune, orge, etc ? Note in-
dustrielle : ces breuvages sont produits par fer-
mentation haute.
Voilà l’ensemble d’exploitations énorme, « inté-
ressant », dit-on, en langage d’affaires, que pos-
sède et fait travailler, aujourd’hui, la firme:
Les Grandes Brasseries de l’Etoile. Ce n’est
assurément pas banal.
Mais les initiés savent qu’un des éléments du
problème de la production intensive des grandes
brasseries modernes est l’écoulement des fleuves
de bière que celles-ci dégorgent... Pour se créer
les débouchés nécessaires, les Brasseries de
l’Etoile ont acheté ou loué deux cent cinquante
immeubles dans l’agglomération bruxelloise et
quatre cents à Bornhem et aux environs, dans
lesquels se débitent les vingt-huit types de bière
que fabrique la Société.
Comprend-on, à présent, pourquoi, seules, les
sociétés disposant de capitaux importants peuvent
triompher sur le nouveau terrain économique
de la brasserie moderne ?
*
* *
C’est sur ces impressions de sage mégalomanie
industrielle, imposée par les procédés perfec-
tionnés, que j’ai visité, en compagnie de M. le
directeur Baudry, l’établissement du quai de
Mariemont.
Voici l’âme de la fabrication, si vous me
permettez de m’exprimer ainsi: les machines
frigorifiques à l’ammoniaque anhydre, dont la
tuyauterie s’enveloppe de givre.
Coup d’œil, ensuite, à la salle des machines,
où bientôt la force motrice de 150 HP sera
portée à 450 HP. On active l’agrandissement
de ce hall.