ForsideBøgerExposition Universelle In… De L'exposition, Vo.l 1

Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910
Organe Officiel De L'exposition, Vo.l 1

Forfatter: E. Rossel

År: 1910

Sted: Bruxelles

Sider: 452

UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel

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L’EXPOSITION DE BRUXELLES 121 Les Marchés et Abattoirs de Cureghem LES GRANDES INDUSTRIES RELGES LES MARCHÉS ET ABATTOIRS DE CUREGHEM Qui n’a été frappé de l’importance de l’industrie de l’alimentation à Bruxelles et de l’éclat — si je puis m’exprimer ainsi — que nos concitoyens don- nent à ses diverses manifestations? Emile Zola, qui a célébré dans des pages magistrales la man- geaille qu’engouffre « le Ventre de Paris », m’expri- ma un jour l’admiration qu’avaient-provoquée en lui les étals bruxellois de vian- Mais combien il y a loin de la persuasion que l’on peut donner de la puissance de cet organisme, en citant des faits et des chiffres, à la preuve vivante que le spectacle de chaque journée de marché surtout fournit! Quel témoignage prodigieux bœufs à gauche, alignant, à perte de vue, leurs hautes croupes, mariant dans la lumière bleutée leurs robes bigarrées, aux chaudes colorations, fai- sant songer aux somptuosités picturales des tableaux de Jan Stobbaerts; les vaches et les taureaux à droite, bêtes aux struc- tures plus variées et qui, après avoir rempli leur mission de vie, atteignaient elles aussi à la fin égali- taire. Deux mille deux cent soixante-neuf têtes atten- daient là, inconscientes du coup fatal, la venue des acheteurs. Au marché du 16 septembre igo8, le total des bœufs, des taureaux et des vaches exposés avait été de 2,286! Il y a beaux jours que ce colossal troupeau est digéré! Dans l’allée principale du hall, qui fait penser aux choses les plus étonnantes des grandes villes américai- nes, mille à quinze cents marchands, vêtus de blouses bleues, et bouviers, aux visages durs et hardis, les reins serrés par les cordons d’un tablier de toile, traînent leurs bâtons sur l’asphalte luisante. * * * Mais midi et demi approche et je dois m’arracher à ce panorama d’hommes et de bêtes des, de volailles, de pois- sons, de comestibles, et il y voyait un des caractères essentiels de la physionomie de nos rues du centre. Avec les plantureuses peintures flamandes du Musée ancien, dont le grand écrivain fran- çais de la réalité raffolait,ces jordaenesques écroulements de belles et savoureuses chairs le frappèrent le plus lors de son séjour en notre ville, exubérante de maté- rialité. Aussi, plus que partout ailleurs,l’établissement prin- cipal qui approvisionne les boucheries et les charcute- ries, où les dépouilles appé- tissantes paraissent exposées sur des pavois, ne mérite-t-il pas d’être assimilé aux gran- des « industries »? Les marchés et abattoirs de Cureghem ne négligent d’ailleurs rien pour ré- pondre aux besoins de la consommation énorme et mériter, par conséquent, cette appréciation. * * * L’entrée des acheteurs s’offre alors à la vue et à l’ouïe de l’obser- vateur! J’y fus un de ces derniers mercredis. Sous l’immense hall, d’une superficie de dix mille mètres carrés, le gros bétail qui bientôt allait mourir était déjà méthodiquement rangé : les