Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910
Organe Officiel De L'exposition, Vo.l 1
Forfatter: E. Rossel
År: 1910
Sted: Bruxelles
Sider: 452
UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel
Søgning i bogen
Den bedste måde at søge i bogen er ved at downloade PDF'en og søge i den.
Derved får du fremhævet ordene visuelt direkte på billedet af siden.
Digitaliseret bog
Bogens tekst er maskinlæst, så der kan være en del fejl og mangler.
L’EXPOSITION DE BRUXELLES
329'1
Iffîi
U . .._. ---------------------------------
La TRANSFORMATION DU QUARTIER DES MarOLLES. (PROJET EmILE HELLEMANS.)
CqUti. -
l’érection de maisons à bon marché. Celle-ci,
constituée sous le nom de « Société de patro-
nage des logements ouvriers », devait ériger,
de 1891 à 1904 : neuf maisons, rue Van Cam-
penhout ; trois maisons, rue Berkendael ; trois
maisons, rue Verte ; quinze maisons, rue du
Chat ; vingt maisons, rue du Travail. Soit 50
maisons, comprenant 203 appartements, au
moyen d’un capital de 1,320,000 francs.
Dès le début de cette entreprise altruiste,
on avait préconisé, avec raison, le principe de
la maison « individuelle », destinée à n’abriter
qu’un seul ménage d’ouvriers ; mais, hélas ! il
a fallu en rabattre. En effet, l’exiguïté de l’es-
pace et la cherté du terrain imposent, dans les
grandes capitales, l’obligation des immeubles à
étages et à locataires nombreux. Seulement, il
y a lieu de rechercher le moyen d’établir ces
immeubles dans les plus favorables conditions
possibles, tant au point de vue de l’hygiène
de l’habitant qu’à celui de son aisance et, même,
de son agrément.
III
Les maisons à bon marché construites de 1891
à 1904 par la Société de patronage, dans des
quartiers très divers de la périphérie, ayant
été approuvées par l’administration de la ville
de Bruxelles, celle-ci songea à faire quelque
chose par elle-même. Et elle étendit son action
bienfaisante vers la partie populaire par excel-
lence de notre capitale; c’est du côté des
Marolles qu’elle envoya ses experts, puis ses
démolisseurs.
Le territoire, compris entre les rues Haute, des
Vers, Blaes et de la Rasière fut particulièrement
visé. Notons qu’il comprenait dix impasses :
celles du Sapin, des Ramoneurs, du Chape-
ron, du Journalier, Jean-Robie, Payen, Locrel,
Desadeleer, Van der Kelen et du Pêcheur.
« En démolissant ce quartier,— l’un des plus
insalubres de Bruxelles — disait M. Lemonnier,
échevin des travaux publics, dans son rapport de
1905, nous ferons disparaître 152 masures qui
occupent, avec leurs annexes, 6,03t mètres
carrés de terrain, sur 11,764 mètres carrés que
Le vieux Bruxelles. — Une impasse
comporte le quartier, soit 51 pour cent du
terrain nu, la surface libre étant de 5,733
mètres carrés ou 49 pour cent. »
Il terminait par ces mots :
« Le terrain choisi permet d’y loger dans de
meilleures conditions hygiéniques la population
qui, actuellement, l’occupe. »
Nous n’en sommes pas encore arrivés en Bel-
gique au système anglais en matière d’expro-
priation de logis, voire de quartiers insalubres ;
le procédé de la municipalité de Londres est
radical. Voici: l’immeuble ou le pâté d’im-
meubles condamné après décision d’une commis-
sion d’hygiène est complètement exproprié, dé-
moli ou même brûlé, puis remplacé par des
constructions nouvelles, selon les principes de
la salubrité la plus parfaite, sans que le ou
les propriétaires aient à réclamer la moindre
indemnité aux expropriateurs : intérêt général,
assainissement, bienfait public, voilà les mots
dont on les paie et force est bien aux expropriés
de se taire. Il en résulte une grande simplicité
et une grande économie dans le fait de la
destruction immobilière, accomplie d’autorité, et
cela permet ensuite d’établir les loyers des nou-
velles habitations à un taux égal, sinon infé-
rieur, à celui des anciennes. A Londres, ce
moyen héroïque a déjà donné ses heureux
effets: la tuberculose y a diminué de moitié.
A la suite du rapport de M. Lemonnier, une
commission technique fut envoyée, en 1906, à
l’étranger afin d’y rechercher le type idéal de
la maison ouvrière. On ne l’avait pas découvert
en Belgique. Pourtant, la ville avait fait choix
d’un architecte pour la transformation projetée
du quartier des Marolles. C’est M. Emile Helle-
mans, qui est non seulement un bâtisseur émé-