ForsideBøgerExposition Universelle In… De L'exposition, Vo.l 1

Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910
Organe Officiel De L'exposition, Vo.l 1

Forfatter: E. Rossel

År: 1910

Sted: Bruxelles

Sider: 452

UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel

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^es ^forafies Gantoises Ole centenaire 5e fa Société royale 5 Sïyriculture et de Botanique de Gand. A l’occasion de son Centenaire, la Société royale d’Agriculture et de Botanique de Gand organise, du 24 avril au 5 mai prochain, une exposition hor- ticole que le Roi ira visiter officiellement le samedi a5 courant et qui est destinée, sans con- teste, à éclipser par sa splendeur toutes les exhibi- tions de ce genre faites dans le pays et à l’étranger. Réputation oblige. Gand, qui possède aujour- d’hui des clients dans le monde entier, n’est-il pas le berceau de l’horticulture? Suivant les écrits les plus anciens, c’est vers l’an 1622 que fut créée la première société d’horti- culture à Gand. Elle était due à l’initiative de l’évêque de Triest, grand amateur de la culture des fleurs. Cette société, érigée en confrérie de jardi- niers, était placée sous le patronage de saint Amand et de sainte Dorothée, dont la chapelle se trouvait en l’église Saint-Michel. En 1669, une confrérie d’amateurs fut fondée par l’abbé Reyntkens, auteur d’un ouvrage sur la culture des fleurs qui parut en 1675. C’est à ces deux confréries que nous devons les premières serres et orangeries. Par décret du 18 août 1792, ces confréries, comme toutes les autres d’ailleurs, furent sup- primées. C’est à partir du XIXe siècle que l’horticulture gantoise prit un grand essor, dû à l’enseignement que l'on pouvait puiser au Jardin botanique, qui avait été créé en 1796, dans une dépendance de l’abbaye de Baudeloo et placé sous la direction du professeur Bernard Coppens, Ce fut ce dernier qui fit construire, en 1800, une orangerie et les pre- mières serres chaudes. La Société royale d’Agriculture et de Botanique, qui va fêter son centenaire, a été constituée en 1808, dans un petit cabaret portant pour enseigne In Frascati.Cette guinguette renommée était tenue par un jardinier; c’était un lieu de rendez-vous de jardiniers et d’amateurs d’horticulture. C’est au retour d’un voyage en Angleterre que, le 10 octobre 1808, dans le cabaret In Frascati, Frans Van Cassel, jardinier-botaniste, fit part à ses amis et collègues de ce qu’il avait vu dans ce pays et proposa de former une société afin d’orga- niser des expositions de fleurs et travailler en com- mun au développement de leur culture. Cette idée reçut l’approbation de toutes les personnes pré- sentes, et l’on chargea l’avocat L. Lebègue, juge au tribunal de première instance et amateur distingué, de rédiger les statuts dont les articles 2 et 14 ci-dessous définissaient bien le but de la Société : « ART. 2. — L’objet et le but de la Société sont la propagation des connaissances botaniques et le perfectionnement de la culture des plantes indigènes et exotiques. * » ART. 14. — Il y aura chaque année au jour de sainte Dorothée, patronne des jardiniers et bota- nistes, une exposition publique des plantes, fleurs et arbustes, dans une des salles ’du jardin de Frascati, et qui sera annoncée dans la Gazette de Gand au moins huit jours d’avance; pour rendre cette expo- sition intéressante et utile, chaque membre sera tenu d’envoyer à la salle et au moins trois jours d’avance deux pots contenant des plantes, fleurs ou arbustes à son choix, sous peine d’encourir pour chaque pot manquant l’amende de 63 centimes ou un escalier de change; chaque membre aura néanmoins le droit d’envoyer plus de deux pots, mais le nombre ne peut pas excéder celui de six; le nom du propriétaire sera inscrit sur chaque pot afin d’éviter toute discussion de propriété; la dis- tribution des pots dans la salle d’exposition sera faite par cinq commissaires nommés ad hoc par les membres du serment; chaque membre sera tenu d’y acquiescer sans murmure, et celui qui déplacera un pot pour y substituer le sien ou un autre paiera une amende de 1 fr. 56 ou deux escaliers de change, et les pots dérangés seront replacés dans leur ordre primitif. » Comme suite à ce programme, la nouvelle société ouvrit sa première exposition, dans une salle de Frascati, le 6 février 1809. Quarante-six plantes seulement furent exposées, parmi lesquelles dominaient les camélias, les cyclamens et des portlandia vosa-plante; cette dernière ne se ren- contre plus dans le commerce. Tous les ans, à la même époque, les expositions se succédèrent, et le nombre des plantes présentées alla en augmentant, comme l’indique la statistique suivante : 46 plantes en 1809; i38 plantes en 1810; 5oo en i8i5; 740 en 1820; 800 en 1825; 1,027 en i83o; 2,024 en 1834; 2,43460 i835 et 5,273 plantes en 1837. Depuis le succès a été en s’accentuant, comme on le sait. On doit une grande reconnaissance à la Société royale d’Agriculture et de Botanique, car c’est à elle que l’on est redevable des progrès faits en horticulture dans les environs de Gand, où l’on compte, à ce jour, plus de treize mille serres, occupant plus de vingt mille ouvriers, en y com- prenant les membres de leurs familles. On estime que les produits exportés par l’horticulture gan- toise s’élèvent à i5 millions de francs. Le centenaire des Floralies gantoises marquera dans l’histoire de l’horticulture belge : jamais on n’aura vu un ensemble de plantes aussi belles et aussi variées, exposées dans des locaux merveilleu- sement décorés. Aussi de toutes parts annonce- t-on des visiteurs. Plus de deux cent cinquante horticulteurs étrangers ont accepté de faire partie des divers jurys. L’Exposition ouvrira officiellement ses portes le 25 avril à 11 heures et sera inaugurée par le Roi et la famille rovale. Gustave Gillekens.