Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910
Organe Officiel De L'exposition, Vo.l 1
Forfatter: E. Rossel
År: 1910
Sted: Bruxelles
Sider: 452
UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel
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L’EXPOSITION DE BRUXELLES
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juin, sera un vrai clou : cinquante mille francs
pour ce clou.
La revue des écoles demandera quinze mille
francs. Divers membres ont demandé qu’on prît
à l’idée de M. Carpil — exposée plus haut — ce
qu’elle pouvait avoir de pratique, et M. Bauwens,
notamment, a insisté pour qu’on groupât, autour
du Parc, les enfants des écoles de toute l’agglo-
mération. Mais on a décidé de faire un simple
défilé des enfants de Bruxelles proprement dit.
Il y aura aussi six journées d’un tournoi or-
phéonique monstre. Pour ce festival, on a disposé
de vingt mille francs.
Le concert Peter Benoît — idée de M. Camille
Huysmans -— sera exécuté Grand’Place :
dix mille francs.
On a longuement discuté ensuite,
et à deux reprises, la question
de la transformation du
Pierre Braecke. — Pégase.
Waux-Hall. Finalement, il a été reconnu unani-
mement qu’il fallait faire quelque chose de sé-
rieux, et la commission a formé le vœu — à
transmettre au conseil communal — que le vieux
local soit rajeuni, embelli, modernisé, et qu’on le
sépare du reste du Parc par une simple barrière,
de façon que le public puisse jouir des concerts
gratuitement. Une enceinte serait réservée, avec
des sièges, un peu plus confortables que ceux
d’aujourd’hui, et où l’on serait à l’abri de la
pluie. De cette façon on créerait au Parc, qui
sera donc illuminé, un centre permanent d’at-
traction pour tout le monde. Aucun subside n’a
été spécifié, mais il a été entendu que le collège
et le conseil communal seraient instamment priés
de faire bon accueil au vœu de la commission.
Continuons l’examen du programme. Une fête
de gymnastique à la Grand’Place demande dix
mille francs.
Viennent alors les représentations aux théâtres
du Parc et de la Monnaie, dont nous avons
déjà parlé : représentations d’auteurs belges. On
jouera des pièces de Maeterlinck, de Lemonnier,
de Verhaeren, de Vanzype, de Gilkin, de Spaak,
d’autres encore, avec des interprètes choisis. Il
y aura plusieurs représentations de chaque pièce.
De même, au théâtre Flamand, on donnera
des œuvres néerlandaises.
Un subside général de vingt-cinq mille francs
a été octroyé dans ce but.
Des cortèges lumineux — quatre cortèges —
seront organisés. Des musiques militaires y
prendront part, et ces cortèges se disloqueront
à la Grand’Place, après un concert monstre :
.vingt mille francs.
La « Morgendstar », société flamande, orga-
nise un concours de littérature dramatique fla-
mande, de chansons populaires, de chansons
d’écoliers : un subside de sept mille cinq cents
francs avait été demandé par cette société, on lui
en accorde dix mille !
Enfin, des régates superbes seront données au
Canal maritime, et on les corsera d’une coupe
dans le genre de celle de Henley : neuf mille
francs.
Les Postiers ont aussi demandé un subside,
pas lourd — quatre mille francs — pour faire
venir à Bruxelles leurs collègues de Belgique,
de France, d’Italie, de Suisse, d’Angleterre,
d’Allemagne, etc. Accordé avec enthousiasme.
Et voilà les cinq cent mille francs
employés.
Alors les membres de la commission
se sont récriés :
— Et le cortège ?
Il avait été question, on le sait, d’un
cortège de « Bruxelles à travers les
âges », idée de MM. Huysmans et Jacqmain.
Mais il fallait cent cinquante mille francs, et
l’on n’avait plus un sou.
Pourtant, c’est tellement indispensable, un
cortège. Et celui-là serait si beau, si pittoresque,
si belge, si bruxellois, si « couleur locale »!
Tant de jolies idées avaient été émises déjà pour
ce charmant cortège. La commission, se trou-
vant fort dépourvue, a décidé de faire un appel
désespéré à la bourse dont M. Grimard tient
énergiquement les cordons.
Voyons, monsieur Grimard, n’y aurait-il pas
moyen de donner un cortège à Bruxelles ? Tenez,
vous joueriez un bon petit tour aux Bruxellois
en' leur augmentant imperceptiblement leurs
contributions qu’ils feraient semblant de ne pas
s’en apercevoir s’ils avaient leur cortège.
les participations étrangères.
Les demandes d’emplacements nouveaux af-
fluent à ce point que le comité exécutif s’est vu
dans l’obligation de louer de nouveaux immeu-
bles. C’est ainsi que la jolie propriété de M.
l’échevin Steens, au Dieweg, se trouve depuis
lundi incorporée dans l’Exposition.
Le Canada va y édifier dans les jardins un
pavillon de 3,500 mètres carrés.
*
* *
Nous avons eu l’occasion de le dire, la par-
ticipation française à l’Exposition de Bruxelles
dépassera tout ce que la France a fait jusqu’ici
dans les manifestations internationales de l’es-
pèce. Malgré la vaste étendue de ses installa-
tions, le commissariat général vient de décider
la construction d’un nouveau pavillon, qui sera
exclusivement consacré à l’automobilisme et à
l’aviation. Dans ce but une propriété nouvelle a
été annexée à l’Exposition.
*
* *
Des délégués de la République d’Haïti se sont
présentés cette semaine au comité exécutif en
vue d’obtenir un emplacement dans les halls.
Mais ceux-ci sont archicombles déjà, aussi les
délégués haïtiens ont-ils décidé de faire con-
struire dans les jardins un hall de 400 mètres
carrés.*
* *
Deux collectivités de négociants japonais ont
décidé d’exposer à Bruxelles et construiront à
cet effet un pavillon de 1,200 mètres carrés
dans les jardins.
La participation italienne.
Le gouvernement italien vient d’annoncer au
gouvernement belge qu’il a nommé commissaires
généraux adjoints de la section italienne à l’Ex-
position de Bruxelles le chevalier Ernest Todros
et le commandeur Alexandre Uttini.
Le duc de Camastra, commissaire général,
trouvera auprès de ces deux personnalités de la
colonie italienne à Bruxelles, le concours le plus
dévoué.
Le Commissaire des colonies françaises.
C’est M. Georges Schwob, membre du Conseil
supérieur des colonies, que le gouvernement
français a choisi comme commissaire des Colo-
nies françaises à l’Exposition universelle et in-
ternationale de Bruxelles en 1910.
M. Georges Schwob, membre du Conseil su-
Georges Schwob,
Commissaire des colonies françaises.
périeur des colonies, vice-président du Comité
national des Expositions coloniales, est un des
chefs d’une des plus anciennes et des plus
importantes maisons faisant l’importation des
produits des colonies ; c’est un colonial dans
toute l’acception du mot.
Les fonctions prépondérantes qu’il a occupées
dans plusieurs expositions, notamment en 1900
comme adjoint au commissaire général du gou-
vernement général de l’Indo-Chine à l’Expo-
sition universelle de Paris ; en 1904 comme
délégué de la section coloniale française à l’Ex-
position internationale de Saint-Louis (Améri-
que) ; puis en 1905 comme président du groupe
des colonies françaises et pays de protectorat
à l’Exposition internationale de Liége ; ensuite
comme président du comité d’organisation (com-
merce et industrie), à l’Exposition coloniale na-
tionale de 1907, et enfin en qualité de président
du groupe XVII (colonies) et membre du jury
supérieur à l’Exposition franco-britannique, le
désignaient tout particulièrement pour occuper
à l’Exposition universelle et internationale de
Bruxelles en 1910 les fonctions auxquelles ont
bien voulu l’appeler, par arrêté en date du
26 avril 1909, MM. les ministres du commerce
et de l’industrie, et des colonies, du gouverne-
ment de la République française.