ForsideBøgerExposition Universelle In… De L'exposition, Vo.l 1

Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910
Organe Officiel De L'exposition, Vo.l 1

Forfatter: E. Rossel

År: 1910

Sted: Bruxelles

Sider: 452

UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel

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64 L’EXPOSITION DE BRUXELLES Unis aux Gantois, ils construisirent en 1485, au Klappersdyck, près de Calloo, un fort armé de soixante pièces d’artillerie en vue d’empêcher la navigation sur le fleuve; ils furent repoussés par les Anversois. Enfin, le coup de grâce fut donné au port de Bruges par Maximilien d’Autriche, qui, le efficacité, et en 1485 Maximilien d’Autriche auto- risa le rétablissement des digues, tandis que trois ans après il punissait ses bons amis de Bruges en leur retirant officiellement le grand commerce des Pays-Bas. Bientôt après un projet intéressant vit le jour. Lancelot Blondeel, qui vécut de 1496 à I56I, pro- traité de Munster qui fermait l’Escaut, Maximi- lien II de Bavière songea en 1692 à creuser un canal de Bruges à l'Escaut pour y relier Bruxelles, Malines, Louvain et Anvers! Ce projet tomba, comme aussi celui d’un canal de Heyst à Anvers qui fut préconisé dès cette époque. Abandonnés à leurs propres forces, les Brugeois Premier navire de mer entrant dans Le CANAL — Steamer « Coronilla » 3o juin 1488, ordonna le transfert de Bruges à Anvers du grand commerce des Pays-Bas. Dès lors, Anvers grandit sur les ruines de Bruges, jusqu’au traité de Munster de 1648, qui ferma à la fois et pour des siècles les ports d’An- vers, Gand et Bruges. Au surplus, si le souverain punissait ses sujets indociles, la mer semblait elle-même conspirer contre Bruges. La grande crique du Zwyn, dont il existe à peine quelques traces aujourd’hui, recevait dès le Xe siècle la rivière la Reie, par laquelle les navires de l’époque pénétraient jusqu’à Bruges. Mais l’ensablement envahit son embouchure. Le Zwyn, jadis un gros bras de l’Escaut, était peu à peu envahi par les riverains qui l’endi- guaient; ceux du Franc de Bruges, qui s’occu- paient « du labourage et du nourrissement du bétail », se souciaient médiocrement des lois de l’hydraulique : qu’importaient à ces braves agri- culteurs l’ensablement du port de Bruges et la ruine de son commerce? Le souci de leur foin et de leurs bêtes à cornes seul les guidait; ils empié- taient de plus en plus sur le fleuve, l’anémiant chaque jour davantage et préparant son irrémé- diable décadence. Les envahisseurs avaient fait du Zwyn une impasse endiguée à l’amont. Il fallut un quart de siècle de réclamations pour en décréter la réouver- ture. Celle-ci, ordonnée le 28 juillet 1470 par Charles le Téméraire, demeura un remède sans duisit un plan retrouvé aux archives de Bruges et préconisa un canal direct de Bruges à la mer vers Heyst. Le plan est naïf et sans détails : il tomba dans l’oubli — et depuis lors c’est par Ostende, Nieuport et même par Dunkerque que Bruges pré- tendit retrouver une issue vers le large. Elle y par- vint en vertu d’un édit de Philippe IV du i3 août i638 qui ordonnait à Bruges, Furnes et Dunkerque d’améliorer à frais communs les voies d’évacuation aboutissant à ce dernier port. Dun- kerque appartenait alors à la Flandre. Ce demi- succès des Brugeois fut de courte durée : en 1646, la France reprit Dunkerque et barra la route à Bruges; puis bientôt après le traité de Munster de 1648 stipula que « les rivières de l’Escaut comme aussi les canaux du Sas, Swyn et autres bouches de mer y aboutissant seront tenus clos du côté des Pays-Bas ». Il fallut trois siècles pour faire disparaître, cet abominable instrument diplomatique : c’est le droit d’affranchissement de l’Escaut de i863 qui l’a relégué au Musée des horreurs. Plus d’accès par l’Escaut ni les bras de mer : rien ne restait hormis Ostende. On se mit à l’œuvre : à Plasschendaele, situé sur le canal de Bruges à Dunkerque, on emmancha un canal vers Ostende, et en 1666 les bateaux de 200 à 3oo tonnes pou- vaient naviguer entre Bruges et Slykens . près d’Ostende; en 1669 les grandes écluses de Slykens mirent enfin Bruges en rapport direct avec la mer. Ce résultat fut jugé si intéressant que, lié par le élargirent et approfondirent le canal d’Ostende. En 1728 il portait des bateaux de 600 tonneaux. C’était l’époque brillante de la Compagnie des Indes, fondée en 1722 par Charles VI et qui périt déjà en 1731, car l’Autriche s’inclina devant les Anglais et les Hollandais réunis qui lui firent défense de trafiquer avec les Indes. Voici donc qu’une deuxième fois la politique venait porter une atteinte mortelle au droit naturel de l’homme cherchant dans le libre exercice de son activité à user de la mer et des flots pour accroître sa pros- périté et celle de son pays. Le rôle d’Ostende à son tour est fini. Les écluses inutiles de Slykens s’écroulent en 1760 et on les reconstruit vers l’intérieur! Abandonné à lui- même, le port d’Ostende s’ensable, et il fallut attendre que, en 1810, Napoléon reprît l’ancienne conception de relier Bruges à la mer dans la direc- tion de son issue primitive vers les bouches de l’Escaut. Le vieux canal de Bruges à l’Ecluse avait disparu; il ne restait à sa place qu’une rigole d’écoulement. L’empereur fit creuser un canal nouveau de Bruges par Damme à l’Ecluse, pour poursuivre ensuite son œuvre de l’Ecluse jusqu’à Breskens. La chute de l’empire se produisit avant que fût entamée cette dernière section et ce n’est certes pas du régime hollandais que les Belges eurent quelque espoir de l’obtenir. Bruges était bloquée : elle le resta. Mais voici que tout à coup sonne le clairon du réveil. Le baron de Maere, échevin à Gand, avait