ForsideBøgerExposition Universelle In… De L'exposition, Vo.l 1

Exposition Universelle Internationale De Bruxelles 1910
Organe Officiel De L'exposition, Vo.l 1

Forfatter: E. Rossel

År: 1910

Sted: Bruxelles

Sider: 452

UDK: St.f. 061.4(100)Bryssel

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Side af 462 Forrige Næste
L’EXPOSITION DE BRUXELLES l’expéditeur qu'une toute petite place pour confier ses impressions. Et ce ne fut qu’en ces derniers temps qu’on parvint à ramener cette impertinente ou plutôt cette orgueilleuse aux règles du devoir. Encore fut-on obligé de lui céder. Elle n’abandonna rien du terrain qu’elle avait conquis. L’avare et sévère administration fut obligée ■— et combien à regret —; de lui accorder la. moitié de l’espace, qu’elle avait jusqu’alors jalousement réservé à l’adresse, c’est-à-dire la majeure par- tie de son domaine. Ce fut plus qu’une victoire, ce fut un triomphe assurément. La carte postale illustrée ' va partout et elle sait tout. Elle emprunte le langage du plus humble. Elle sera la confidente de la campagnarde à laquelle elle prêtera pour exprimer son affection à l’ami lointain le secours de son éloquence, elle sera facétieuse à ses heures; elle fera connaître au monde, puisqu’elle le traverse en tous sens, l’esprit raffiné d’un Jossot ou d’un Guillaume, ou bien encore les traits plus gros de l’humour allemande ou helvétique, les beuveries estudiantines ou les montagnes en goguette, la Jungfrau ou le Mönchen raillant le pauvre ascensionniste qui temps prodigué ses faveurs, dut lui montrer ses rigueurs. Mais la carte postale sut facilement faire oublier Phot. Boute. M GUSTAVE FRANCOTTE Ancien Ministre de l’Industrie et du Travail. — Député de Lié Membre du Comité Exécutif ses écarts ou ses intempérances de langage. Elle fut morale. Elle prêta son concours aux plus salutaires réformes. Il y eut des cartes où les con- par son caractere même elle est universelle, elle ne dédaignera pas les petits maîtres. Qui ne connaît les jolies cartes où ont été fixées chez nous les pittoresques aquarelles de Cas- siers èt les savoureux dessins d’Amédée Lynen? La carte illustrée 'note aussi les événements du jour. Elle est sous ce rapport le complément utile du journal. Lors d’une fête publique, un cortège traverse-t-il nos rues, elle en note aussitôt les détails. On se souvient encore de la collection qui fut lancée à l’occasion de notre jubilé national. En revoyant .ces lithographies, ces gra- vures ou ces ’phototypies, car la carte emploie tous les modes scientifiques ou artistiques de reproduction, les anciens et les plus perfectionnés, ces souvenirs déjà lointains remontent à l’esprit, et le passé revit en une actua- lité plus savoureuse encore, si la chose est possible. L’Exposition de Bruxelles va stimuler encore l’activité de nos graveurs et de nos dessinateurs. La carte postale va triompher une fois encore et par son intermédiaire notre World’s Fair sera connue aux confins du monde. C’est la grâce que nous lui souhaitons. Pliot. Boute. M. EDMOND NÉRINCX Premier Vice-présideiit de la Chambre Membre du Comité Exécutif tente de s’élever jusqu’à leur hauteur. Parfois même son rire fut de qualité douteuse et la poste, la nôtre surtout, qui lui avait si long- séquences de l’ivrognerie furent rendues évidentes à tous; d’autres qui illustrèrent les funestes con- séquences de la passion du jeu, que sais-je encore. Elle fut éducative surtout. Grâce à elle les sites les plus imposants ou les monuments les plus ma- jestueux de l’Europe devinrent familiers à tous. On ne se.fajt pas une idée assez exacte des con- naissances nouvelles que ce petit morceau de carton envoyé de tous les points de l’Univers a popularisées. Avant d’avoir visité Londres, Rome, Berlin ou Vienne, avant d’avoir admiré la ma- jesté des Alpes ou la douceur d’un paysage toscan par exemple, nous eûmes, par le moyen de ces petites lithographies, la prescience de la beauté grandiose de ces grandes capitales et nous goû- tâmes la douceur de ces sites enchanteurs. Elle fut aussi et surtout la grande propagandiste du goût esthétique. A une époque où l’art tend de plus en plus à se démocratiser, elle révéla à tous les chefs-d'œuvre de la peinture et de la sculpture. Combien ignoreraient encore les œuvres les plus belles de l’art italien, flamand ou français, si la carte illustrée n’en avait reproduit devant leurs yeux une image souvent très fidèle et, disons-le mot, très artistique. Le pèlerin d’art qui erre à travers les grandes galeries d’Europe a pu appré- cier leur utilité. N’aurait-il pas reculé parfois devant la dépense occasionnée par l’acquisition de photographies très coûteuses? Pour deux ou trois sous tout au plus, il se procure maintenant les fac-similé artistiques des chefs-d’œuvre de la peinture qui lui rappelle- ront le génie des grands maîtres. Et comme ^ «^'^ Pliot. Boute. M. EMILE DE LANNOY Sénateur de Bruxelles. — Président de la Chambre de Commerce. — Membre du Comité Exécutif Ainsi soit-il de la victoire renouvelée de l’une et de l’autre! Plick.